Matière grise de l'urbain. La vie du ciment en Afrique
Choplin Armelle
METISPRESSES
20,00 €
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EAN :9782940563746
L'Afrique connaît aujourd'hui une croissance urbaine rapide qui se traduit par une multiplication des constructions en béton. Le ciment, composant essentiel de ce matériau, est devenu le symbole de cette urbanisation frénétique qui bouleverse le paysage des villes africaines. Plus qu'une simple matière inerte, il se charge d'affect et de valeurs et redéfinit les pratiques et les imaginaires de sociétés en quête d'émergence économique et de réussite sociale, alors même qu'à l'heure du dérèglement climatique des voix s'élèvent pour dénoncer une industrie cimentière aux effets destructeurs sur l'environnement. Pour comprendre la production et la consommation grandissante de cette poudre banale devenue "or gris", Armelle Choplin nous invite à suivre les sacs de ciment sur les routes ouest-africaine, te long du corridor urbain de 500km qui relie Accra, Lomé, Cotonou et Lagos. Depuis la carrière de calcaire jusqu'à la parcelle en chantier, l'auteure nous amène à la rencontre des géants du secteur, des investisseurs, des acteurs politiques mais aussi des maçons et des habitants qui construisent leur propre maison "en dur". A travers l'exploration d'une filière au coeur de multiples enjeux politiques, sociaux et économiques, cet ouvrage nous appelle à repenser tes rapports étroits qui lient l'urbain, l'humain et le monde.
Nombre de pages
252
Date de parution
06/11/2020
Poids
372g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782940563746
Titre
Matière grise de l'urbain. La vie du ciment en Afrique
Auteur
Choplin Armelle
Editeur
METISPRESSES
Largeur
140
Poids
372
Date de parution
20201106
Nombre de pages
252,00 €
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Nouakchott n'est plus cette petite ville peuplée d'anciens nomades sédentarisés, perdue dans les confins saharo-sahéliens. Elle s'affirme aujourd'hui comme une importante capitale ouest-africaine pleinement entrée dans la mondialisation. Avec ses 800 000 habitants, Nouakchott est le miroir des mutations profondes que connaît la Mauritanie contemporaine. Erigée ex nihilo en 1957 pour accompagner la naissance de la République islamique de Mauritanie, elle reste une jeune capitale, fabriquée tant bien que mal par le pouvoir dont elle a pu refléter les ambitions. Mais au fil des années, les Mauritaniens de toutes les régions du pays se sont approprié cette ville et ont ainsi contrebalancé la fabrique urbaine étatique. Objet politique créé de toutes pièces et objet social remodelé dans la quotidienneté des échanges, ce sont donc deux destins qui sont ici mis en parallèle : celui d'une ville et celui d'une société, qui se politisent simultanément et se construisent tant dans la complémentarité que dans l'opposition. D'autres logiques et acteurs influencent désormais le devenir de Nouakchott : bailleurs de fonds, bonne gouvernance, mirage pétrolier, spéculation foncière, migrations internationales... Cet ouvrage permet de comprendre comment la ville-capitale d'un pays pauvre se construit dans un contexte néolibéral et mondialisé. À l'évidence, ce n'est plus tant Bagdad que Dubaï qui donne le ton. Nouakchott est certes au carrefour de la Mauritanie, du Sahara et du Sahel, du monde arabe et de l'Afrique subsaharienne, mais elle est également et surtout au carrefour du monde.
La mondialisation ne se résume pas au succès de quelques multinationales et à la richesse d'une minorité de nantis. Les acteurs les plus engagés dans la mondialisation demeurent discrets, souvent invisibles. Depuis une trentaine d'années, les routes de l'échange transnational ont connu de profondes mutations. Elles relient aujourd'hui la Chine, l'atelier du monde, à un "marché des pauvres" fort de quatre milliards de consommateurs, en Algérie, au Nigeria ou en Cote d'Ivoire. Pour apercevoir ces nouvelles "Routes de la Soie", il faut se détacher d'une vision occidentalo-centrée et déplacer le regard vers des espaces jugés marginaux, où s'inventent des pratiques globales qui bouleversent l'économie du monde. On découvre alors une "autre mondialisation", vue d'en bas, du point de vue des acteurs qui la font.
Traitant du sujet de Géographie des teritoiresdu Capes d'Histoire-Géographie et de l'agrégation de Géographie pour les sessions 2017 et 2018, cet ouvrage offre un panorama complet de l'ensemble complexe qui court du Sahel à la Méditerrannée.
Le secteur du bâtiment est l'un des plus polluants au monde. Or nous ne savons presque rien des environnements bâtis dans lesquels nous vivons. Qui sait aujourd'hui d'où viennent le ciment et les fers à béton, massivement utilisés dans nos constructions ? De quoi sont faits les carreaux de céramique ou une vitre en verre ? Qui interroge les conditions de production des colles ou la chaîne de valeur du plastique ... Il est urgent de se mettre à l'écoute de ce que les matériaux ont à nous dire. C'est à cette tâche que ce livre entend contribuer en détournant les codes du catalogue industriel et commercial. Il ne s'agit pas ici de vanter les mérites d'un produit, mais de révéler ce qu'il dissimule réellement, en termes d'impact environnemental et de vies humaines. S'appuyant sur des enquêtes menées dans les lieux d'exploitation ou le long des axes de circulation, ce catalogue critique et illustré propose de regarder les matériaux non plus comme des solutions techniques mais comme des objets politiques, pris dans les logiques capitalistes d'extraction, d'industrialisation et d'accumulation. Il montre comment certains matériaux ? béton, acier, plastique... ? sont devenus hégémoniques, tandis que d'autres ? bois, terre, pierre, paille... ? ont été marginalisés, alors même qu'ils portent des manières de construire plus respectueuses et plus attentives aux contextes. Construire n'est jamais un acte neutre. Chaque choix de matériau engage une éthique, un rapport au territoire, une manière d'habiter. Repolitiser les matériaux, c'est se donner la possibilité de construire collectivement le monde autrement.
Le livre En 1923, Deskaheh Levi General fut envoyé à la Société des Nations en tant que porte-parole de la Confédération Haudenosaunee, composée de six nations souveraines nord-américaines : Mohawk, Oneida, Onondaga, Cayuga, Seneca et Tuscarora. Sa pétition est considérée comme le point de départ du mouvement international pour la souveraineté autochtone, qui lutte contre les inégalités structurelles à travers le monde. En 2023, la Confédération Haudenosaunee, la Ville de Genève et le Centre de documentation, de recherche et d'information des peuples autochtones (Docip) célèbrent le centenaire de cette intervention. Deskaheh demanda que justice soit rendue à la Confédération Haudenosaunee, une justice longtemps bafouée. Son appel résonna à travers toutes les nations du monde grâce au peuple et à la Ville de Genève, qui soutinrent la cause des Haundenosaunee (Iroquois). Cette publication vise à célébrer cette action en faveur des Peuples Autochtones ainsi que le rôle que Genève a joué et joue encore à cet égard. Elle réunit nos esprits à la façon dont les rivières se rejoignent pour former un fleuve. La première rivière porte le savoir qui fonda les principes Haudenosaunee ; la deuxième raconte l'histoire d'une justice bafouée ; une troisième rend hommage à cent ans d'amitié entre le peuple Haudenosaunee et ses alliés internationaux ; la dernière souligne la distance autant que l'itinéraire d'une réconciliation entre les systèmes judiciaires autochtone et occidental, en imaginant la création à venir d'un Droit international autochtone.