Démocratie et modernité. La pensée politique française contemporaine
Chevrier Marc ; Couture Yves ; Vibert Stéphane
PU RENNES
20,00 €
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EAN :9782753539983
La pensée politique française contemporaine tend à la démocratie un miroir révélateur des grands enjeux qui la traversent. A la différence de la pensée anglo-saxonne qui voit surtout en elle une donnée aboutie dont il faut dégager les règles de justice, la pensée française s'est interrogée sur les conditions de possibilité même de la démocratie, l'envisageant comme régime dont l'horizon est l'autonomie de l'individu et du collectif. Cependant si plusieurs auteurs français ont insisté sur la démocratie comme institution, d'autres lui ont assigné une dimension critique qui la rend irréductible à tout pouvoir ou toute philosophie qui prétendraient la réaliser. C'est cette tension, cette dialectique de l'institué et de l'instituant qu'examine le présent ouvrage, dans une enquête libre que des chercheurs du Québec et de la France ont menée en faisant dialoguer la philosophie politique avec l'histoire et les sciences sociales. Dans ce panorama apparaissent les figures de Miguel Abensour, Cornelius Castoriadis, Claude Lefort, Marcel Gauchet, Pierre Manent, Jacques Rancière et d'autres encore, dont les oeuvres sont confrontées à celles, classiques ou modernes, (le Platon, Kant. Nietzsche ou 'l'ocqueville, ou sollicitées pour comprendre la place du droit, du langage, de l'éducation et des sentiments moraux en démocratie. Elles sont aussi mobilisées pour éclairer ce que la recherche de l'autonomie, de la vérité, de l'expansion impériale, et de la conciliation de l'Un et du multiple en démocratie peut vouloir dire.
Nombre de pages
292
Date de parution
13/05/2015
Poids
498g
Largeur
165mm
Plus d'informations
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EAN
9782753539983
Titre
Démocratie et modernité. La pensée politique française contemporaine
Auteur
Chevrier Marc ; Couture Yves ; Vibert Stéphane
Editeur
PU RENNES
Largeur
165
Poids
498
Date de parution
20150513
Nombre de pages
292,00 €
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L'une des grandes questions que soulève notre époque, dans les démocraties libérales en Occident, est sans contredit de savoir déterminer les bornes devant gouverner les rapports entre l'Etat et les confessions religieuses, voire les croyances. Avec la modernité, en posant le principe de la séparation des Eglises et de l'Etat, le droit politique s'est employé à distinguer les sphères politique et spirituelle et à établir le rôle de l'Etat en matière de religion, au vu de l'évolution des croyances religieuses et philosophiques : dissidence, tolérance, athéisme, cohabitation des religions dans une même société, sécularisation, droits de l'homme, religion civile. Toutes ces dimensions du droit politique à l'égard des religions sont aujourd'hui discutées sous l'idée générale de la laïcité. Les religions auprès de la cité est une démonstration claire, méthodique, pondérée, s'appuyant sur de nombreuses sources, du droit politique de la laïcité ainsi suivi dans son évolution au fil du temps, dans des cultures et des pays divers. Loin de chercher à élaborer un système de laïcité idéale, l'ouvrage fait appel à l'histoire, à la philosophie et au droit pour esquisser une somme raisonnée sur la question, sans oublier les justifications données par l'Etat pour se défendre contre la "menace" religieuse malgré une volonté affichée d'apaisement. Une lecture indispensable pour saisir toute la portée des débats entourant la laïcité, et plus généralement, les "masses spirituelles" qui agitent notre époque, sources de conflits et d'interrogations. Un ouvrage appelé a devenir une référence pour éclairer l'interface complexe entre la politique et le religieux au sein de la cité.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.