Nous sommes tous, le professionnel autant que le patient, empreints d'une dimension culturelle et donc tous concernés par l'interculturalité. La rencontre interculturelle et la mise en place de la relation d'accompagnement sont plus ou moins aisées et facilitées par des paramètres tels que l'intentionnalité, les savoirs interculturels (savoir, savoir-faire et savoir-être), les compétences de communication interculturelles... Dans cet ouvrage, nous présentons et expliquons les concepts de l'"? Accompagnement Transculturel Centré sur la Personne ? " (ATCP) et de l'"? ergothérapie transculturelle ? ", en nous appuyant sur les théories qui les sous-tendent. Le lecteur trouvera également, outre de nombreuses informations théoriques, des retours d'expériences, des "? défis ? ", des outils concrets et transposables dans la pratique professionnelle. Une approche pour les professionnels de l'accompagnement.
Florence Chevallier va au-delà de l'album de famille, loin de celui d'Émile Zola sur sa fille Denise. La photographe nous montre « les ambiguïtés qui surgissent et les relations transgénérationnelles qui se tissent ou se figent à travers la complexité du geste d'image » (Magali Nachtergael). De la conscience aiguë de soi à l'oubli de soi, Gabrielle semble nous porter à saisir l'essence de sa beauté dans le temps.
Tandis que des habitations se vident, des travaux de démolition/reconstruction sont en cours afin de réhabiliter un ilot urbain. Mais un homme résiste malgré le départ de sa femme, l'hostilité des anciens habitants, les implacables lettres officielles d'expulsion, la dégradation de l'état de sa maison. Il ne veut pas abandonner sa maison, ses pigeons, ce lieu où il a grandi, s'obstinant hors de raisons. Avec lui, vit sa fille à qui il enseigne de ne pas se résigner. Elle-même, confrontée à la brutalité des autres enfants de son école, fait le récit d'une douceur rude entre son père et elle, une solidarité. Une pièce sur le déracinement forcé pour l'utopie d'un monde meilleur, l'arrachement sans retour à un lieu qui forge un être, l'agonie d'un homme.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...