Géographie et Cultures N° 114 : Géographies de la colère. Ronds-points et prés carrés
Chevalier Dominique ; Sibertin-Blanc Mariette
L'HARMATTAN
22,00 €
Sur commande en 6-8 jours
EAN :9782343221465
Dans un contexte de crise économique, de catastrophe climatique, de luttes altermondialistes et démocratiques, la première décennie du XXIe siècle a été le théâtre de contestations sociales marquées par un ancrage spatial des revendications et des conflits. Printemps arabes, Gilets jaunes, Blacks Lives Matter, #MeToo, marches pour le climat... Les mobilisations et les mouvements sociaux visant à la défense de causes spécifiques s'enchaînent, et la colère semble un puissant dénominateur commun de ces manifestations disparates. Ce numéro de Géographie et cultures ambitionne de questionner les traductions spatiales de ces colères. A la faveur d'un mouvement inédit en France difficile à comprendre et à décrypter avec des grilles classiques des sciences humaines et sociales, les différents articles analysant les logiques spatiales des Gilets jaunes traduisent un besoin de renouvellement des cadres de compréhension : les ronds-points périphériques deviennent des pôles de luttes et parfois de violences policières, la cartographie devient participative en demeurant un outil de combat, le périurbain n'est (toujours) pas une périphérie homogène. Des échos sont clairement identifiables dans d'autres colères issues de l'injustice de traitement : l'accès aux services publics, la violence faite aux femmes, aux Noirs (aux Etats-Unis). Ce numéro s'inscrit à différentes échelles : très locale quand il s'agit du fonctionnement quotidien d'un rond-point occupé ou des luttes contre les projets éoliens à celle, internationale, des violences terroristes.
Nombre de pages
206
Date de parution
22/01/2021
Poids
328g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343221465
Titre
Géographie et Cultures N° 114 : Géographies de la colère. Ronds-points et prés carrés
Auteur
Chevalier Dominique ; Sibertin-Blanc Mariette
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
328
Date de parution
20210122
Nombre de pages
206,00 €
Disponibilité
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La mondialisation des mémoires de la Shoah, telles que représentées dans des musées et des mémoriaux nationaux, constitue une caractéristique majeure des dimensions contemporaines de ce phénomène. Ce livre présente tout d'abord ces nombreux lieux du souvenir, leur géographie mais aussi leur insertion dans leur environnement urbain. C'est donc à la fois à un panorama des musées et mémoriaux de la Shoah dans le monde que ce livre convie le lecteur, mais aussi à une analyse sensible de la manière dont ils sont pratiqués et insérés dans la ville.
Ce numéro de Géographie et cultures consacré aux spatialités des mémoires propose de poursuivre les voies ouvertes par de nombreux chercheurs appartenant à différentes disciplines des sciences sociales, et d'examiner comment la géographie contemporaine se situe dans le champ des Memory Studies. Si la mémoire, abordée dans ses dimensions individuelles et collectives, exprime d'emblée un rapport au passé, elle articule et produit conjointement de nombreuses interactions, entre soi et les autres, entre le temps et l'espace. La mémoire, plus ou moins visible et lisible, d'un passé réactivé, remodelé, nié ou instrumentalisé n'est pas sans lien avec des stratégies d'acteurs diversifiés. Qu'il s'agisse de mémoires institutionnalisées dans des sites, musées ou mémoriaux, ou d'espaces dans lesquels les mémoires sont échafaudées à partir de traces, la (re)production d'espaces mémoriels s'organise autour d'une subtile articulation identités/mémoires/territoires, laquelle rend compte d'une dialectique de l'ancrage et de la mobilité, fût-elle éphémère. Les articles de ce numéro thématique explorent différentes formes de productions (ou d'empêchement de productions) spatiales mémorielles liées aux diverses recompositions politiques, sociales et économiques qui affectent les sociétés.
Chevalier Dominique ; Méaux Danièle ; Pierron Jean
Depuis les années 2000, les questionnements relatifs à l'expérience sensible occupent une place croissante au sein des recherches en sciences humaines et sociales. La crise environnementale conduit à des interrogations culturelles qui contribuent au développement de cette tendance. S'affirme la nécessité, pour les chercheurs, de ne pas réduire la complexité et la teneur émotionnelle de l'expérience vécue sur le terrain dès lors qu'il s'agit d'en rendre compte. Il s'agit également pour eux d'afficher le point de vue depuis lequel l'enquête est menée. Des truchements variés sont mobilisés à cette fin. Les collaborations se multiplient entre chercheurs et artistes, tandis que ces derniers manifestent également à leur façon un souci de compréhension du monde.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...