Philosophie médicale de Nietzsche : la connaissance, la nature
Cherlonneix Laurent
L'HARMATTAN
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EAN :9782747531511
Au-delà de précédentes analyses sur la santé, la maladie et l'esthétique médicale nietzschéenne, peut-on penser avec Nietzsche une philosophie médicale de la connaissance, puis de la nature ... Ces concepts ne concernent-ils que ce philosophe ? De la prise en charge médicale de la naissance comme de la mort à la gestion de l'humain qui n'a de cesse d'emprunter au vocabulaire de la santé (fracture, sclérose, déchirure ou même cancer du tissu social), de l'espoir de résurrection des âmes par la régénération des corps à celui suscité par la recherche, des souffrances de l'Histoire à la prise en charge de la médecine par l'éthique, la vie ne s'offre-t-elle pas à une description médicale généralisée ? L'inflation métaphorique du sanitaire dont nous sommes les contemporains ne transforme-t-elle pas " la terre " en cet immense " lieu de guérison " jadis souhaité par Zarathoustra ? La théorie nietzschéenne de la connaissance est un théâtre privilégié pour une telle philosophie médicale. La " vérité " comme mensonge peut aussi bien favoriser la santé d'équilibre que manifester une santé dynamique. Plus radicalement, elle peut empoisonner la vie du " connaissant ", lequel en guérissant peut devenir surhumain. La nature est aussi le lieu d'une telle dialectique où se rencontrent le dynamisme de " la volonté de puissance " et le poison de " l'éternel retour ", lequel stimule la figure extrahumaine du " surhomme ".
Nombre de pages
226
Date de parution
01/11/2003
Poids
286g
Plus d'informations
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EAN
9782747531511
Titre
Philosophie médicale de Nietzsche : la connaissance, la nature
ISBN
2747531511
Auteur
Cherlonneix Laurent
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
0
Poids
286
Date de parution
20031101
Nombre de pages
226,00 €
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Qu'est-ce qu'être Vivant ? - S'agit-il de " se conserver " et de " croître " ? de " sélectionner " des " mutations utiles " ? Si Vivre implique la recherche et l'obtention de conditions favorables, n'y a-t-il de vie qu'à distance de la mort ? Cependant et non sans suivre certains philosophes tels Nietzsche ou Bataille, la biologie cellulaire ne nous enseigne-t-elle pas que Vivre implique de ne précisément pas cesser de " correspondre " avec la Mort ? Le " dialogue " entre la tendance de toute cellule à se laisser disparaître & la suspension de cette tendance chez toute cellule qui reste en Vie ne réfute-t-il pas l'antique suprématie - de Platon au néodarwinisme - de la vie sur la mort ? Les recherches contemporaines sur l'auto-effacement cellulaire - sur l'" apoptose " et la Mort cellulaire " programmée " - permettent d'aborder ces questions en détail. Elles supposent, avec l'équivocité des phénomènes Vitaux, une dialectique Vie-Mort dont l'issue n'est nullement acquise d'avance. Elles nous invitent à repenser le sens même de la conservation, incorporant y compris en ses forces les plus Vives quelque chose comme l'a-Mort. En définitive, les concepts issus de la recherche en biologie cellulaire et l'interprétation épistémologique et philosophique qu'il est possible d'en donner ne concernent pas exclusivement des processus et des entités cellulaires. Notre Vie déployée dans la connaissance, dans l'art ou dans l'amour de la Vie jusque dans la Mort, répond, elle aussi, d'une telle équivocité.
Qu'en est-il de la santé et de la maladie en la pensée de Nietzsche, dont philosophes et commentateurs disent qu'elles lui sont essentielles, sans que personne n'en ait jamais fait la démonstration systématique ? Ces concepts ne concernent-ils que Nietzsche ? De la prise en charge médicale de la naissance comme de la mort à la gestion de l'humain qui n'a de cesse d'emprunter au vocabulaire de la santé (fracture, sclérose, déchirure ou même cancer du tissu social), de l'espoir de résurrection des âmes par la régénération des corps à celui suscité par la recherche, des souffrances de l'Histoire à la prise en charge de la médecine par l'éthique, la vie ne s'offre-t-elle pas à une description médicale généralisée ? L'inflation métaphorique du sanitaire dont nous sommes les contemporains ne transforme-t-elle pas " la terre " en cet immense " lieu de guérison " jadis souhaité par Zarathoustra ? Nietzsche distingue la santé en tant que guérison, de la santé comme absence de maladie. La maladie est donc provisoire et associée à la guérison, ou elle est durable voire incurable. Ces différents sens s'articulent en une dangereuse dialectique, où le médecin entend favoriser la guérison, et le philosophe n'observer aucune prééminence du sain sur le malade. L'esthétique est un champ privilégié pour une telle philosophie médicale. L'art associe l'élément " apollinien ", tantôt conservateur, tantôt thérapeutique et tantôt pathologique, à un Dionysos de la guérison qui peut également devenir pathologique. En la tragique célébration de l'apollinien et du dionysiaque se joue l'originaire dialectique de la santé et de la maladie.
Sous la direction de Laurent Cherlonneix, philosophe - auteur d'articles en philosophie de la biologie, de deux ouvrages sur la philosophie médicale de Nietzsche (2002), d'un ouvrage sur une nouvelle représentation du vivant: L'équivocité vive (2008) -, avec la participation de Jean Claude Ameisen, médecin, professeur d'immunologie à l'université Paris Diderot, membre du comité consultatif national d'éthique lors du séminaire, et d'après une idée de Pascal Nouvel, professeur à l'université Paul Valéry, directeur du centre d'éthique contemporaine.
La connaissance comme volonté de vérité est vitale au sens où elle conjugue toutes les allures de la vie - de la santé à la maladie - comme le suggère une première lecture de l'aphorisme 344 du Gai Savoir de Nietzsche. Mais un second geste plus radical permet l'assimilation tonique de la mort de dieu à cette amplitude elle-même.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...