Qu'en est-il de la santé et de la maladie en la pensée de Nietzsche, dont philosophes et commentateurs disent qu'elles lui sont essentielles, sans que personne n'en ait jamais fait la démonstration systématique ? Ces concepts ne concernent-ils que Nietzsche ? De la prise en charge médicale de la naissance comme de la mort à la gestion de l'humain qui n'a de cesse d'emprunter au vocabulaire de la santé (fracture, sclérose, déchirure ou même cancer du tissu social), de l'espoir de résurrection des âmes par la régénération des corps à celui suscité par la recherche, des souffrances de l'Histoire à la prise en charge de la médecine par l'éthique, la vie ne s'offre-t-elle pas à une description médicale généralisée ? L'inflation métaphorique du sanitaire dont nous sommes les contemporains ne transforme-t-elle pas " la terre " en cet immense " lieu de guérison " jadis souhaité par Zarathoustra ? Nietzsche distingue la santé en tant que guérison, de la santé comme absence de maladie. La maladie est donc provisoire et associée à la guérison, ou elle est durable voire incurable. Ces différents sens s'articulent en une dangereuse dialectique, où le médecin entend favoriser la guérison, et le philosophe n'observer aucune prééminence du sain sur le malade. L'esthétique est un champ privilégié pour une telle philosophie médicale. L'art associe l'élément " apollinien ", tantôt conservateur, tantôt thérapeutique et tantôt pathologique, à un Dionysos de la guérison qui peut également devenir pathologique. En la tragique célébration de l'apollinien et du dionysiaque se joue l'originaire dialectique de la santé et de la maladie.
Nombre de pages
322
Date de parution
01/11/2003
Poids
408g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747531504
Titre
NIETZSCHE : SANTE ET MALADIE, L'ART
ISBN
2747531503
Auteur
CHERLONNEIX LAURENT
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
408
Date de parution
20031101
Nombre de pages
322,00 €
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Qu'est-ce qu'être Vivant ? - S'agit-il de " se conserver " et de " croître " ? de " sélectionner " des " mutations utiles " ? Si Vivre implique la recherche et l'obtention de conditions favorables, n'y a-t-il de vie qu'à distance de la mort ? Cependant et non sans suivre certains philosophes tels Nietzsche ou Bataille, la biologie cellulaire ne nous enseigne-t-elle pas que Vivre implique de ne précisément pas cesser de " correspondre " avec la Mort ? Le " dialogue " entre la tendance de toute cellule à se laisser disparaître & la suspension de cette tendance chez toute cellule qui reste en Vie ne réfute-t-il pas l'antique suprématie - de Platon au néodarwinisme - de la vie sur la mort ? Les recherches contemporaines sur l'auto-effacement cellulaire - sur l'" apoptose " et la Mort cellulaire " programmée " - permettent d'aborder ces questions en détail. Elles supposent, avec l'équivocité des phénomènes Vitaux, une dialectique Vie-Mort dont l'issue n'est nullement acquise d'avance. Elles nous invitent à repenser le sens même de la conservation, incorporant y compris en ses forces les plus Vives quelque chose comme l'a-Mort. En définitive, les concepts issus de la recherche en biologie cellulaire et l'interprétation épistémologique et philosophique qu'il est possible d'en donner ne concernent pas exclusivement des processus et des entités cellulaires. Notre Vie déployée dans la connaissance, dans l'art ou dans l'amour de la Vie jusque dans la Mort, répond, elle aussi, d'une telle équivocité.
Au-delà de précédentes analyses sur la santé, la maladie et l'esthétique médicale nietzschéenne, peut-on penser avec Nietzsche une philosophie médicale de la connaissance, puis de la nature ? Ces concepts ne concernent-ils que ce philosophe ? De la prise en charge médicale de la naissance comme de la mort à la gestion de l'humain qui n'a de cesse d'emprunter au vocabulaire de la santé (fracture, sclérose, déchirure ou même cancer du tissu social), de l'espoir de résurrection des âmes par la régénération des corps à celui suscité par la recherche, des souffrances de l'Histoire à la prise en charge de la médecine par l'éthique, la vie ne s'offre-t-elle pas à une description médicale généralisée ? L'inflation métaphorique du sanitaire dont nous sommes les contemporains ne transforme-t-elle pas " la terre " en cet immense " lieu de guérison " jadis souhaité par Zarathoustra ? La théorie nietzschéenne de la connaissance est un théâtre privilégié pour une telle philosophie médicale. La " vérité " comme mensonge peut aussi bien favoriser la santé d'équilibre que manifester une santé dynamique. Plus radicalement, elle peut empoisonner la vie du " connaissant ", lequel en guérissant peut devenir surhumain. La nature est aussi le lieu d'une telle dialectique où se rencontrent le dynamisme de " la volonté de puissance " et le poison de " l'éternel retour ", lequel stimule la figure extrahumaine du " surhomme ".
La connaissance comme volonté de vérité est vitale au sens où elle conjugue toutes les allures de la vie - de la santé à la maladie - comme le suggère une première lecture de l'aphorisme 344 du Gai Savoir de Nietzsche. Mais un second geste plus radical permet l'assimilation tonique de la mort de dieu à cette amplitude elle-même.
Sous la direction de Laurent Cherlonneix, philosophe - auteur d'articles en philosophie de la biologie, de deux ouvrages sur la philosophie médicale de Nietzsche (2002), d'un ouvrage sur une nouvelle représentation du vivant: L'équivocité vive (2008) -, avec la participation de Jean Claude Ameisen, médecin, professeur d'immunologie à l'université Paris Diderot, membre du comité consultatif national d'éthique lors du séminaire, et d'après une idée de Pascal Nouvel, professeur à l'université Paul Valéry, directeur du centre d'éthique contemporaine.
A quoi correspondent les savoirs de l'esthétique musicale ? Quels sont ses rapports avec l'herméneutique, la théorie de la réception, la sémiologie, la socio-politique ou l'analyse ? Sur quels principes ou critères de légitimation se fonde aujourd'hui son discours ? Quels en sont les enjeux lorsqu'elle est conçue comme une histoire des idées sur la musique ? Dans quelle mesure une réflexion sur l'émotion la concerne-t-elle ? Ces questions ont animé le colloque international "Méthodes et perspectives de l'esthétique musicale : entre théorie et histoire / Methods and Perspectives of Musical Aesthetics : Theory and History " qui a eu lieu à Strasbourg les 18 et 19 Novembre 2005, et dont ce livre réunit les actes.
Il ne faut pas uniquement faire de la musique sur des paroles, mais il faut faire de la musique avec des paroles , a déclaré Grétry (1741-1813), tout au long d'une carrière remplie de gloire et de coups du sort. Injustement balayé depuis Mozart et la Révolution française, ce maître de l'opéra-comique a su, comme nul autre, faire passer l'émotion sans lourdeur. De la fraîcheur de Lucile au métier inspiré de Richard Coeur de Lion, Grétry offre une palette de contrastes, allant de la banalité aux moments. les plus émouvants. Admirateur de Jean-Jacques Rousseau de longue date, il acquit l'Ermitage en 1798 et y passa le reste de sa vie à méditer sur la condition humaine. Si l'audition doit garantir le plaisir, on conseillera d'écouter l'ensemble de ses ouvertures, presque toutes intéressantes, ainsi que Zémire et Azor, qui lui avait assuré la célébrité.Ronald LESSENS a fait des études de philosophie et habite près de Bruxelles. Après des échappées entre la peinture, la musique et le travail alimentaire, il est devenu historien et a publié en 2004 la première biographie en français du célèbre astronome William Herschel (éd. Burillier, Vannes). Son prochain livre sera consacré à l'univers de la photographe Julia Margaret Cameron (1815-1879).
Konaté Ousseynou ; Ndoye Aby ; Ndour Ngor ; Sané T
Ce livre explore les solutions pour une gestion durable et intégrée des ravageurs et maladies qui affectent le maïs, l'anacardier et le manguier en Casamance, dans le cadre du Programme National de Développement des Agropoles du Sénégal. Structuré autour des conclusions d'un atelier scientifique tenu à Ziguinchor, l'ouvrage met en lumière les défis phytosanitaires entravant la productivité de ces filières stratégiques pour l'agro-industrie. Il propose des stratégies combinant des approches biologiques, chimiques et des innovations locales pour renforcer la souveraineté alimentaire et la compétitivité économique. S'appuyant sur une collaboration étroite entre chercheurs, décideurs et producteurs, ce travail offre une vision stratégique pour valoriser le potentiel agricole de la région. Les recommandations incluent la vulgarisation des bonnes pratiques, l'amélioration des capacités de stockage et la transformation agro-industrielle accrue. Cet ouvrage se veut un outil précieux pour les acteurs du développement rural, les institutions publiques et les partenaires internationaux, en quête de solutions concrètes pour le développement durable des territoires.
Les rivages de Bretagne sont soumis en permanence à l'action des vagues, des marées et des courants côtiers. L'abondance ou le manque de sédiments le long des côtes, l'évolution du niveau moyen de la mer, la fréquence des tempêtes et, depuis quelques siècles, les diverses interventions humaines participent également au façonnement du littoral, dont la dynamique est dominée par des tendances à l'érosion et/ou à l'accumulation de limons, sables et galets suivant les périodes et les secteurs considérés. Cet ouvrage porte sur l'évolution des flèches de galets qui ourlent les côtes bretonnes. La mise en place et la mobilité de ces cordons littoraux est retracée à différentes échelles spatiales et temporelles, permettant de déterminer la part respective des forçages naturels et anthropiques dans l'évolution de ces formes d'accumulation.