Patrick Chauvel a trente-cinq ans de métier, trente-cinq ans qu'il court la planète pour photographier la guerre. Publié dans Paris Match, Times Magazine, Life, Newsweek, il a reçu le prix World Press, et est considéré comme l'un des derniers grands photoreporters vivants. Rapporteur de guerre évoque, par année, des souvenirs de conflits : 1967 en Israël, 1972 en Irlande, 1975 au Liban, 1994 en Tchétchénie. À chaque fois, Chauvel part de ses souvenirs personnels pour témoigner de ce qu'il a vu. Cette mise en situation du discours donne une vraie force au récit. Ce sont les balles qui fusent sur le macadam, la mort qui saute aux yeux ; ce sont toutes les injustices de la guerre. À aucun moment, Chauvel ne pontifie. Il ne joue pas la gloriole non plus. Il s'estime chanceux. Chanceux d'être encore en vie et d'exercer ce métier qui est le seul à pouvoir témoigner de la vie des gens au sein des conflits. Véritablement, c'est cette éthique qui transparaît de ce récit, l'idée que le photographe va là où les autres ne peuvent plus aller, et qu'il a pour mission d'être le rapporteur de "ces morceaux d'humanité qui échappent aux historiens". Dans les deux cahiers centraux de l'ouvrage, on trouvera quelques-unes de ses photos. Elles illustrent parfaitement la volonté de cet homme d'être le plus juste possible. Le choix de ces photos comme le choix de ces mots nous fait prendre conscience que chaque jour la guerre a lieu quelque part et que nous ne devons pas feindre de l'ignorer. Patrick Chauvel écrit : "Tout ce que je sais c'est qu'il faut témoigner. Ne plus jamais entendre : On ne savait pas. Moi j'ai vu ! Alors je rapporte ces histoires et, pour le reste, j'ai fait ce que j'ai pu." --Denis Gombert
Nombre de pages
296
Date de parution
28/05/2003
Poids
508g
Largeur
156mm
Plus d'informations
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EAN
9782915056044
Titre
Rapporteur de guerre
Auteur
Chauvel Patrick ; Schoendoerffer Pierre
Editeur
OH
Largeur
156
Poids
508
Date de parution
20030528
Nombre de pages
296,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Vietnam, 1968. Patrick Chauvel, dix-huit ans, est un jeune photographe de guerre français. Sky, un Apache à peine plus âgé au passé trouble, a été enrôlé de force dans l'armée américaine. Entre ces deux hommes qu'a priori tout oppose va se nouer une amitié forte et marquante. De la jungle du Vietnam en guerre à celle du Paris post-soixante-huitard, des combats guerriers aux bagarres debars, les destins hors du commun des deux amis vont rester liés. Sky lui avait demandé de raconter son histoire: Patrick Chauvel accomplit son v?u, trente-cinq ans après les événements.
1980. Parce qu?il y voit un pays inconnu, et une révolution possible, Patrick Chauvel arrache à sa rédaction un reportage en Jamaïque. A peine arrivé, voilà qu?il ramène deux photos réputées impossibles: Marguerite Yourcenar tout juste élue à l?Académie française et venue se cacher là pour fuir l?agitation? Et Bob Marley, qui ne se laisse plus photographier, mais accueille Patrick chez lui à la suite d?un quiproquo hilarant? Patrick Chauvel renforce ainsi sa réputation d?homme de flair: ça se sait dans le métier, quand Chauvel débarque quelque part, même s?il ne se passe rien il va se passer quelque chose! Après la Jamaïque, ce sera Cuba et les émeutes de Miami, le Salvador et l?assassinat de l?archevêque Romero, le Pérou? dans ces années 80, toute l?Amérique du Sud est agitée de soubresauts révolutionnaires. Chaque fois au plus près des combattants, Patrick Chauvel témoigne de qui sont ces hommes prêts à risquer leur vie et la survie de toute leur famille pour la promesse d?un peu de liberté. Appareil photo à la main, toujours et partout, à l?unique exception de ce jour où la patrouille qu?il suit tombe dans une embuscade du Sentier lumineux, au Pérou?
C'était il y a 35 ans, Patrick était un jeune photographe intégré dans une patrouille de soldats américains, dans cette guerre du Vietnam qui annulait des vies et anéantissait toutes les certitudes. C'est là qu'il l'a vu pour la première fois. Immense, des yeux gris clair, le visage peint encadré par des cheveux noirs et longs. Sky Eyes, l'Apache, l'a fixé un court instant puis a disparu. Disparaître faisait partie de sa mission, il dirigeait l'un des fameux commandos d'infiltration, les " lurps ", petits groupes autonomes que redoutaient tant les Nord-Vietnamiens. Là-bas, la moindre erreur de choix pouvait être fatale, et lui, qui n'avait jamais eu le choix, dans cette jungle, maîtrisait le destin de six hommes. Le jeune reporter ne savait pas qu'il allait devenir cet ami extraordinaire, ni qu'il avait été choisi : " Tu raconteras mon histoire ", lui disait Sky. La folie a fait d'eux des frères, et c'est du Vietnam à Amsterdam, de Paris aux monts Chiricahuas de l'Arizona, et bien plus loin encore, qu'ils sont allés. Pour Patrick, Paris était sa ville, sa jungle urbaine, il pensait pouvoir y maîtriser la vie de cet Indien et lui offrir un choix. Mais l'amitié ne peut rien contre un destin. Il s'appelait Sky Eyes, il rêvait d'être un aigle.
Entre 1947 et 1975, le Viêtnam a été la proie d'une guerre civile et le jeu de l'affrontement Est/Ouest. La France puis les Etats-Unis ont engagé leurs soldats aux côtés des Vietnamiens anticommunistes, majoritaires dans le sud du pays. Entre 1966 et 1975, aucun conflit de l'histoire n'a été autant photographié avec une totale liberté d'accès aux zones de combats. D'immenses photoreporters français, anglais et américains ont été révélés dans ce conflit. Cet âge d'or du photojournalisme a alimenté la contestation de la guerre du Viêtnam. Mais personne ne connaissait les photographes d'en face, " ceux du Nord ". Ils travaillaient sous les tapis de bombes des B-52, le long des pistes Hô Chi Minh, au coeur des assauts sanglants. Ils photographiaient la guerre pour qu'elle continue, jusqu'à la victoire. Moitié soldats moitié journalistes, ces premiers reporters vietnamiens ont écrit avec leurs images une histoire différente de notre guerre du Viêtnam. Je les ai retrouvés. Ce sont aujourd'hui des sages, qui se souviennent avec nostalgie de la résistance héroïque d'un peuple. Je leur ai proposé de rassembler leurs photos et de nous les raconter. Cet album présente 140 de leurs photos inédites, commentées par ceux du Nord, nos anciens adversaires, nos frères en photojournalisme. Patrick Chauvel.
Avec pudeur, impertinence et tendresse, Patrick Sébastien nous fait partager les terribles moments qui ont jalonné sa vie. Il nous confie comment, grâce à son indéfectible volonté de croire en la vie, il est parvenu à surmonter ses misères et ses drames. Une leçon optimiste de vie, indispensable en cette période de doutes, d'interrogations et de difficultés que nous traversons tous.
Bordeaux, 1943, une rafle, Sidonie et ses jumeaux âgés de cinq ans sont arrêtés : ils sont noirs et vont être déportés. C'est dans l'angoisse et la puanteur du train que commence le long voyage qui mènera Sidonie et ses enfants jusqu'à Auschwitz. A leur arrivée au camp, Désiré, son fils, lui est enlevé - il va chez les hommes ; sa fille, elle, mourra. Sidonie est ensuite déportée à Ravensbrück. Elle lutte contre la souffrance et la folie en puisant dans ses racines martiniquaises. Dans ce camp où tout est horreur, Sidonie invoque la mémoire de ses ancêtres africains, esclaves et révoltés, qui ont survécu à des siècles d'oppression. Elle prie Agénor, un dieu qu'elle s'invente, qui lui donne force et courage. Elle, si fière de ne s'être jamais senti une esclave, combat de toutes ses forces. Michelle Maillet aborde le sujet de la déportation des Noirs pendant la Deuxième Guerre mondiale. Un sujet peu connu qu'elle traite magistralement. L'Etoile noire est un livre poignant, empreint de poésie, prônant l'amour et la tolérance. L'Etoile noire est le premier roman de Michelle Maillet.
Loubna Méliane ne baisse pas les yeux et garde la tête haute. A 25 ans, sa vie est déjà très marquée par la disparition, encore enfant, de sa mère puis celle de son petit frère. Elle porte le fardeau d'une jeune fille du ghetto : les fins de mois impossibles, l'orientation forcée vers un métier qu'elle déteste, la pression insoutenable des garçons du quartier, jusqu'au mariage " arrangé " comme au bled. Elle aurait dû, comme tant d'autres, basculer du mauvais côté ; elle s'est révoltée. De toutes ses forces, Loubna a émergé du ghetto, comme un espoir pour toutes les cités. Elle le fait pour les autres. Pour tous les jeunes des quartiers qu'elle ne supporte pas de voir dériver vers la violence, la drogue et l'échec. Pour toutes ces filles mises de force sous un voile. Alors Loubna milite, parle, revendique, écoute, propose, réfléchit, sillonne la France. Elle n'a pas une minute à elle. Pensez-donc : elle veut changer le monde ! Et ne doute pas une seconde que c'est possible. D'ailleurs, elle s'est déjà changée elle-même. Elle est la preuve vivante que dans les quartiers, le meilleur existe. " Des comme moi il y en a plein les cages d'escalier. " " Vivre Libre " est un livre bouleversant, mais aussi un appel à ses sœurs des quartiers : " bougez-vous ! " Un vrai livre d'espoir !
Il y a cinquante ans, j'ai lancé un appel. Après des morts de trop. En l'improvisant dans l'émotion et l'indignation de l'urgence. Je ne pensais pas qu'il aurait tant d'échos en France et dans le monde. Aujourd'hui c'est le mouvement Emmaüs qui vous appelle avec moi à vous mobiliser ? Puisse ce livre vous aider à voir et à comprendre pour agir. J'y retrouve ce qui m 'anime depuis toujours. Continuons d'être contagieux. Partageons les raisons de vivre. Répondez autant que vous le pourrez à ce nouvel appel au secours. Abbé Pierre