L'?uvre de Lacan (1901-1981) a exercé une influence profonde bien au-delà du champ de la clinique. En témoigne le fait que nombre de concepts lacaniens ont diffusé très largement dans le domaine juridique où la prise en compte du "sujet", sa confrontation à "la loi" dans l'espace du procès conçu comme espace "symbolique" font désormais partie du discours courant. Mais au pris d'un affaiblissement, voire d'un détournement de ces concepts. Aujourd'hui la confusion est grande quant à la place et à la fonction de chacun, le juge se faisant thérapeute et le clinicien revendiquant la vertu du jugement. La critique de cette confusion passe par un retour à quelques concepts fondamentaux forgés par Lacan, de manière à distinguer l'éthique du droit et celle de la psychanalyse et, par là même, contribuer à clarifier les enjeux contemporains touchant au droit et àla norme.
Nombre de pages
124
Date de parution
01/10/2004
Poids
120g
Largeur
116mm
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EAN
9782841862412
Titre
Lacan. La loi, le sujet et la jouissance
Auteur
Chaumon Franck
Editeur
MICHALON
Largeur
116
Poids
120
Date de parution
20041001
Nombre de pages
124,00 €
Disponibilité
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Le champ de la psychiatrie de l'enfant est un domaine où de nombreux praticiens se réfèrent à la psychanalyse. Cet ouvrage témoigne de la pertinence de cette orientation et de la vitalité des pratiques analytiques dans les situations les plus complexes, les pathologies les plus graves. A travers des témoignages précis et variés de pratiques thérapeutiques, les auteurs montrent que, pour cheminer avec les jeunes patients et non les précéder, pour mettre au travail l'inattendu, le singulier, la surprise, dans le fil de la méthode freudienne, il faut des conditions rigoureuses, à la fois institutionnelles, éthiques et politiques, en un mot, désaliénistes, toujours à réinventer. A l'opposé de l'idéologie contemporaine qui valorise protocoles et savoirs préconçus, la radicale singularité de la rencontre transférentielle s'articule à la pluralité des dispositifs et à la création de parcours cliniques. Savoirs, transferts, espaces constituent ainsi les axes de cet ouvrage. On peut en suivre le déroulé, mais aussi bien prendre des chemins de traverse et se laisser porter par une lecture au fil de l'eau.
La recherche de garantie vient d'investir l'espace des "psychothérapies ensemble flou de pratiques polymorphes et changeantes. Du point de vue du législateur. il s'agissait d'y mettre bon ordre - ne serait-ce qu'au titre de la protection contre" sectes "et" charlatans "qui pourraient y trouver abri - en instaurant une réglementation. Telle était du moins l'intention affichée, car l'air du temps incite à une tout autre lecture: politiques de" santé mentale ", discours scientistes et gestionnaires, avis d'" experts "de l'INSERM convergent en une passion haineuse, tout spécialement à l'endroit de la psychanalyse. Il faudrait évaluer et normaliser! Les psychanalystes se sont trouvés embarqués dans cette galère. Certes, la psychanalyse a toujours eu à tenir compte de la culture de son temps, pour y défendre une place qui n'est jamais allée de soi. Mais en l'occasion comment fallait-il répondre à cette mise en cause? Certains ont pensé qu'il convenait de ménager dans le droit un espace pour la psychanalyse. Pour les auteurs de ce livre - Franck Chaumon. Patrick Chemla, Roger Ferreri, Olivier Grignon, Vincent Perdigon, Michel Plon, psychanalystes, Yves Clot, psychologue, Guillaume Leblanc, philosophe, Philippe Pignarre, essayiste, Jack Ralite, sénateur - la menace d'une mise en ordre ne se combat pas sur le terrain réglementaire, mais par un débat public où doivent être explicités les ressorts d'une telle vindicte, et les enjeux d'une telle politique, car il y va de l'idée même qu'on se fait de la démocratie."
En 1944, Raphaël Lemkin est le créateur du concept juridique de génocide et des notions de « crimecontre l'humanité ». De la Société des Nations à l'Organisation des Nations Unies, en passant par le tribunal de Nuremberg, ce juif polonais réfugié aux Etats-Unis a été un acteur fondamental du développement d'un droit international humanitaire.
Savez-vous que votre enfant peut vous être enlevé parce que vous l'aimez trop, parce que vous êtes en conflit avec votre conjoint, victime de violences ou simplement parce qu'un motif aura été " trouvé " par les services sociaux ? Le placement d'un enfant est de plus en plus fréquemment décidé par la justice pour des motifs qui n'ont rien à voir avec un danger, et de très nombreux enfants sont retirés à leur famille aimante et bientraitante. Le placement des enfants est aussi la double peine des femmes victimes de violences conjugales, ou des enfants victimes d'inceste. La CIIVISE, le mouvement #metoo ont mis en lumière le faible poids de la parole des victimes. Pour la première fois, une avocate dénonce ce fléau, à l'origine de véritables drames : le placement abusif d'enfants. A travers des récits de dossiers typiques et l'analyse des influences qui s'exercent sur un système judiciaire dépendant des services sociaux, elle pointe du doigt des dysfonctionnements majeurs affectant la protection de l'enfance. Dotée d'un budget de plus de 8 milliards annuels, l'intervention majoritaire d'acteurs du secteur privé introduit dans ce système socio-judiciaire peu contrôlé une inquiétante notion de rentabilité. Appuyée par la contribution scientifique du Dr Isabelle Salmon, docteur en médecine et docteur en sciences sociales et humaines, Christine Cerrada signe un document édifiant, véritable pavé dans la mare, qui dénonce une atteinte sans précédent à la liberté fondamentale de vivre en famille.