La folie n'est plus d'actualité : sa figure inquiétante s'est dissoute dans les savoirs modernes. Le fou n'est plus, qui jadis incarnait l'autre par excellence : il est devenu notre prochain, malade, simplement. La modernité, ce serait cet effacement positif de l'altérité, dans le règne général des échanges et de la discussion. En est-on si sûr ? Ne voit-on pas émerger de nouvelles figures qui répètent à l'envi les antiques partages, trouvant pour les dire les mots angoissés de notre temps ? L'autisme par exemple n'est-il pas folie de la communication, la pédophilie folie du sexe ? Il serait plus pertinent de dire que la folie est toujours inactuelle, étant ce qui résiste à la rhétorique consensuelle de l'actualité, et ce qui insiste pour qu'il en soit pris acte. La polyphonie de cet ouvrage tente d'en rendre compte, en s'interrogeant sur le rapport entre le lien social tel qu'une époque le construit et les catastrophes subjectives qui témoignent des points d'effondrement. Hors-temps : un temps qui ne passe pas, un autre temps expulsé, arraché au temps de l'histoire, les métaphores s'épuisent à tenter de dire ce qui noue drame subjectif et mémoire partagée. Il faut un acte pour que cesse l'in-actuel, l'immuable suspension, l'attente interminable. Acte d'inscription par lequel la douleur d'un seul cesse d'être un trou béant pour prendre place dans la création partagée du politique.
Nombre de pages
217
Date de parution
15/05/1999
Poids
277g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782738477262
Titre
Inactualité de la folie
ISBN
2738477267
Auteur
Chaumon Franck
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
277
Date de parution
19990515
Nombre de pages
217,00 €
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Le champ de la psychiatrie de l'enfant est un domaine où de nombreux praticiens se réfèrent à la psychanalyse. Cet ouvrage témoigne de la pertinence de cette orientation et de la vitalité des pratiques analytiques dans les situations les plus complexes, les pathologies les plus graves. A travers des témoignages précis et variés de pratiques thérapeutiques, les auteurs montrent que, pour cheminer avec les jeunes patients et non les précéder, pour mettre au travail l'inattendu, le singulier, la surprise, dans le fil de la méthode freudienne, il faut des conditions rigoureuses, à la fois institutionnelles, éthiques et politiques, en un mot, désaliénistes, toujours à réinventer. A l'opposé de l'idéologie contemporaine qui valorise protocoles et savoirs préconçus, la radicale singularité de la rencontre transférentielle s'articule à la pluralité des dispositifs et à la création de parcours cliniques. Savoirs, transferts, espaces constituent ainsi les axes de cet ouvrage. On peut en suivre le déroulé, mais aussi bien prendre des chemins de traverse et se laisser porter par une lecture au fil de l'eau.
L'?uvre de Lacan (1901-1981) a exercé une influence profonde bien au-delà du champ de la clinique. En témoigne le fait que nombre de concepts lacaniens ont diffusé très largement dans le domaine juridique où la prise en compte du "sujet", sa confrontation à "la loi" dans l'espace du procès conçu comme espace "symbolique" font désormais partie du discours courant. Mais au pris d'un affaiblissement, voire d'un détournement de ces concepts. Aujourd'hui la confusion est grande quant à la place et à la fonction de chacun, le juge se faisant thérapeute et le clinicien revendiquant la vertu du jugement. La critique de cette confusion passe par un retour à quelques concepts fondamentaux forgés par Lacan, de manière à distinguer l'éthique du droit et celle de la psychanalyse et, par là même, contribuer à clarifier les enjeux contemporains touchant au droit et àla norme.
La recherche de garantie vient d'investir l'espace des "psychothérapies ensemble flou de pratiques polymorphes et changeantes. Du point de vue du législateur. il s'agissait d'y mettre bon ordre - ne serait-ce qu'au titre de la protection contre" sectes "et" charlatans "qui pourraient y trouver abri - en instaurant une réglementation. Telle était du moins l'intention affichée, car l'air du temps incite à une tout autre lecture: politiques de" santé mentale ", discours scientistes et gestionnaires, avis d'" experts "de l'INSERM convergent en une passion haineuse, tout spécialement à l'endroit de la psychanalyse. Il faudrait évaluer et normaliser! Les psychanalystes se sont trouvés embarqués dans cette galère. Certes, la psychanalyse a toujours eu à tenir compte de la culture de son temps, pour y défendre une place qui n'est jamais allée de soi. Mais en l'occasion comment fallait-il répondre à cette mise en cause? Certains ont pensé qu'il convenait de ménager dans le droit un espace pour la psychanalyse. Pour les auteurs de ce livre - Franck Chaumon. Patrick Chemla, Roger Ferreri, Olivier Grignon, Vincent Perdigon, Michel Plon, psychanalystes, Yves Clot, psychologue, Guillaume Leblanc, philosophe, Philippe Pignarre, essayiste, Jack Ralite, sénateur - la menace d'une mise en ordre ne se combat pas sur le terrain réglementaire, mais par un débat public où doivent être explicités les ressorts d'une telle vindicte, et les enjeux d'une telle politique, car il y va de l'idée même qu'on se fait de la démocratie."
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.