La technique de Platon à Simondon. Persuader la nécessité
Chateau Jean-Yves
MILLON
36,00 €
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EAN :9782841374113
Il ne s'agit pas seulement ici de rendre compte de la philosophie de la technique que l'on trouve chez Platon et chez Simondon, et de quelques autres parmi les plus importantes, mais d'affronter véritablement la question : qu'est-ce que la technique ? On voudrait faire apparaître d'abord le caractère exemplaire et décisif de Platon pour la compréhension de ce qu'a été la réalité technique de son temps aussi bien que pour la compréhension, aujourd'hui encore, de la réalité technique actuelle, des problèmes qui sont liés à son identification comme telle et à la démarche qui convient pour son étude. C'est aller contre la tradition qui en fait un ignorant et un ennemi de la technique, préoccupé avant tout d'un monde d'Idées "coupées" du monde sensible. Cette tradition, quasiment aussi ancienne que Platon lui-même, est toujours vivante, fondée désormais sur une représentation de la technique qui se voudrait moderne (la technique comme "application de la science"). C'est un des intérêts de la pensée de la technique de Gilbert Simondon (prolongeant et systématisant une tradition qui passe en France notamment par Henri Bergson et Georges Canguilhem), que de délivrer de l'idée précipitée selon laquelle l'essence de la technique serait d'être une application de la science, idée dont la faiblesse est la plus évidente quand il s'agit d'une époque où la science n'existait pas encore au sens actuel. La lecture de Platon n'est pas seulement libérée par la compréhension de la technique que propose Simondon, elle est elle-même une préparation très utile à la lecture de ce dernier, reposant sur des exemples plus simples. Ce qu'apprend une philosophie de la technique, on le voit exemplairement chez Platon et chez Simondon, n'est pas seulement comment organiser des concepts et des idées (dont l'importance politique et sociale est évidente), c'est comment regarder précisément le réel, penser son existence et son évolution. Jean-Yves Chateau est Inspecteur général honoraire de philosophie, spécialiste de philosophie ancienne, de Kant et de Simondon.
Nombre de pages
464
Date de parution
24/11/2022
Poids
770g
Largeur
160mm
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EAN
9782841374113
Titre
La technique de Platon à Simondon. Persuader la nécessité
Auteur
Chateau Jean-Yves
Editeur
MILLON
Largeur
160
Poids
770
Date de parution
20221124
Nombre de pages
464,00 €
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L'idée du cinéma comme "septième art", Art total, synthèse des autres Arts, trouve son origine et ne se comprend vraiment que par rapport à la philosophie kantienne de l'Art. Cela peut sembler étonnant, mais c'est ce que fait apparaître de façon frappante, sur plusieurs points importants, l'étude du cinéma et de la manière dont les grands cinéastes et théoriciens se le sont eux-mêmes souvent représenté. La dimension philosophique, voire proprement métaphysique du cinéma (à laquelle Deleuze a été sensible), même du cinéma le plus simple et le plus modeste, est en même temps liée à ce qui fait que le cinéma est un Art qui plaît tant populairement. Il y a là de quoi soupçonner ou entrevoir l'importance culturelle, sociale, morale et politique, peut-être, du cinéma le plus artistique (indépendamment de toute utilisation du cinéma comme moyen de propagande et d'influence idéologiques et sociales). Il n'est pas nécessaire d'être spécialiste de philosophie pour lire l'ouvrage: tout ce qui est proprement philosophique y est expliqué simplement. Jean-Yves Chateau y montre à quelles conditions le cinéma peut être un Art, où se révèle avec une singulière clarté l'essence même de l'Art. En lui, sous des formes diverses, il y va toujours du monde lui-même et de la possibilité d'en faire un monde commun. Biographie de l'auteur Jean-Yves Chateau est Inspecteur général de philosophie. Il est spécialiste de philosophie ancienne (Platon et Aristote) et de philosophie de la technique, notamment de l'oeuvre de Gilbert Simondon.
Il y a apparemment trois grands volets dans l'oeuvre de Gilbert Simondon, qui concernent la théorie de l'individuation et de l'être, la technique, la psychologie et les sciences humaines. Mais l'unité de l'oeuvre est très profonde: elle porte tout entière sur l'individuation et l'invention. Ces deux notions sont au coeur de la compréhension de tout ce que Simondon étudie, et chacune des deux est décisive de l'oeuvre peuvent retarder la reconnaissance de cette unité. L'ambition de ce vocabulaire est de favoriser les rapprochements, recoupements, articulations, nécessaires à cette fin.
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Résumé : Vingt textes de l'auteur de Du mode d'existence des objets techniques (Flammarion) et de L'Invention dans les techniques (Seuil), qui traitent ici plus particulièrement de la technique dans ses dimensions sociale, culturelle et historique, dans une perspective de démystification et de recherche des conditions d'un vrai progrès. Chacun des textes aborde un aspect précis du rapport de l'homme à la technique et au monde : divers aspects psychosociologiques, dimension esthétique, sacrée, morale, économique ; rôle de l'enseignement, de la publicité, du cinéma ; question de la technicisation de la société (trop technicisée ou mal technicisée ?) ; question de l'optimisme technique, du progrès, de l'anticipation écologique ; rôle de la technique dans l'élaboration de valeurs, par rapport à l'esthétique et au sacré ; recherche des conditions d'une culture libératrice ; sens de la technique comme médiatrice entre l'homme et le monde et porteuse d'une voie d'ouverture entre les cultures...
Centré sur la relation de la philosophie avec la poésie, cet ouvrage examine le conflit qui les oppose, selon les termes mêmes de Platon qui pourrait bien avoir inventé l'opposition pour mettre en évidence une vraie fausse résolution. Celle-ci prend la forme d'une appropriation ou d'une subjugation qui nécessitent une réinvention de la poésie, c'est-à-dire une redéfinition de sa nature et de ses fins. Réinvention qui conduit au refus d'une frontière entre philosophie et poésie. Or la nécessité de ce refus repose sur une exigence de réception, celle d'une pratique qui se déploie dans le dialogue et que le lecteur est invité à émuler. Cette pratique est fondée sur une question : comment faut-il vivre ou qu'est-ce que la vie bonne ? La réponse à cette question exige de répondre à cette autre : qu'est-ce que philosopher ? Ces deux questions, quelles que soient les réponses qui en sont données dans les Dialogues, sont inextricablement mêlées puisque vivre c'est philosopher.
La santé du prince était une importante source de préoccupation pour les sujets de l'Empire romain, qui formulaient chaque année le 3 janvier des uota (voeux) relatifs au salut de l'empereur, intrinsèquement liés à celui de l'Empire. Si jusqu'à présent ce thème a été traité par le biais des "maladies" réelles ou supposées des princes, surtout des maladies nerveuses et psychologiques des "Césars fous", des études plus récentes ont souligné le lien entre la "folie", mais aussi la bonne santé du prince, et le discours idéologique. Les auteurs se proposent, à l'occasion de ce colloque qui s'est tenu les 4-5 juin 2018 à l'Université de Lausanne, de replacer au centre de l'enquête la santé du prince sous le Haut-Empire, ainsi que son corollaire, l'hygiène de vie du prince.
Résumé : Au Ve siècle avant notre ère, l'avènement des mages en Grèce ne se fait pas sans bruit. Présentés d'abord comme conseillers de rois, sacrificateurs et interprètes des songes, dans cet ailleurs qu'est l'empire perse, ils se retrouvent rapidement au c?ur de la cité athénienne, où ils sont accusés de charlatanerie et de tromperie. Avec eux, apparaît une notion nouvelle, qui a connu une fortune durable dans la culture occidentale : la magie. Rares sont les voix qui ont invité à questionner les évidences de ses origines. Peut-on continuer à postuler une contiguïté, sinon une coïncidence, entre la notion grecque de magie telle qu'elle apparaît à la fin du Ve siècle et la conception moderne de la magie, qui en fait une catégorie universelle, un type de mentalité ou de pensée ? Comment les Grecs ont-ils conçu cette notion nouvelle ? Quelle significations lui ont-ils attribués ? Dans une perspective d'histoire culturelle, ce livre analyse le contexte qui a favorisé l'émergence de la magie, au c?ur des débats qui animaient les cités grecques. Il montre également comment elle a été conçue dans le creuset culturel grec et explore les représentations mobilisées à cet effet. A travers cette étude, ce sont plusieurs facettes de la culture grecque qui se révèlent, des dieux qui " médusent " à l'écriture qui enchaîne, de la puissance poétique à la figure de Socrate.