Côte d'Ivoire 2011. La bataille de la seconde indépendance
Charvin Robert ; Degni-Ségui René
L'HARMATTAN
17,50 €
Sur commande en 6-8 jours
EAN :9782296545137
Le drame est joué. Tout a été entrepris par la France, les Etats-Unis, avec le soutien de l'ONU, pour obtenir l'élimination de L. Gbagbo, Président de la République d'un Etat " souverain ". L'élection présidentielle de décembre 2010 a donné lieu à une mobilisation générale, sans précédent, de tous ceux qui voulaient imposer leur candidat, infiniment plus ouvert au " monde des affaires ", c'est-à-dire aux chocolatiers américains, aux grandes firmes pétrolières, aux banques internationales. Durant des mois, une propagande outrageusement mensongère a accusé L. Gbagbo de tous les maux dont était responsable, le plus souvent, le parti RDR d'A. Ouattara, dont la culture de la violence n'est un mystère pour personne en Côte d'Ivoire. La violence primitive de la rébellion, armée et appuyée par la France et les pays limitrophes, force de frappe d'A. Ouattara, qui occupait la moitié du pays, sans réaction de la France et des Nations unies depuis 2002, s'est révélée en janvier, février et surtout en mars 2011. Le peuple ivoirien en paie le prix fort. Les blindés de l'armée française quadrillent, comme en 2004, Abidjan, mais la bataille amorcée (tardivement) par le Président Gbagbo pour une authentique indépendance de la Côte d'Ivoire ne cesse pas pour autant. Les Ivoiriens, les peuples d'Afrique observent et tirent des leçons. Ces notes, écrites au fil des semaines des trois premiers mois de 2011, sont un témoignage et une manifestation d'indignation.
Nombre de pages
163
Date de parution
15/04/2011
Poids
210g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782296545137
Titre
Côte d'Ivoire 2011. La bataille de la seconde indépendance
Auteur
Charvin Robert ; Degni-Ségui René
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
210
Date de parution
20110415
Nombre de pages
163,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
La présente étude porte sur les relations internationales contemporaines, et particulièrement celle des dix dernières années. Sur cette courte période historique, le constat est celui d'une régression (déclin des souverainetés, du droit, des Nations Unies, accroissement des inégalités, développement du sous-développement, intensification des conflits armés, standardisation culturelle, etc.). La logique de la « main invisible » s'impose, sans réel contre-pouvoir, un « sens unique » à la société contemporaine.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...