Le pari de la participation. Approximation d'une activité politique
Charlot Jean-Luc
L'HARMATTAN
15,00 €
Sur commande en 6-8 jours
EAN :9782296006744
L'appel à la participation des habitants, des citoyens ou des usagers a envahi l'espace public. Des politiques de la ville au fonctionnement de nos collectivités locales et territoriales, de la loi dite " des droits des malades " à la loi rénovant l'action sociale, pas une proposition législative ou réglementaire qui n'appelle à l'implication des citoyens aux fins de concourir à l'efficacité de l'action publique. Alors que dans le même temps, les pratiques de participation elles-mêmes paraissent promises à l'impasse et au désintérêt. Fondé sur l'analyse de cas concrets, cet ouvrage étudie les raisons de ce paradoxe et dresse les contours des transformations actuelles de nos façons de " faire société " qui en sont à l'origine. Il propose enfin un certain nombre de conditions et de qualités que doivent réunir ces pratiques de participation et qui pourraient permettre de constituer un nouvel imaginaire de communauté politique et... démocratique.
Nombre de pages
150
Date de parution
15/04/2006
Poids
175g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296006744
Titre
Le pari de la participation. Approximation d'une activité politique
ISBN
2296006744
Auteur
Charlot Jean-Luc
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
175
Date de parution
20060415
Nombre de pages
150,00 €
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Depuis 2016, une politique publique a promu l'habitat inclusif comme réponse aux besoins de logement, d'aide et d'accompagnement des personnes en situation de handicap. Après de nombreux travaux concernant cette catégorie d'action publique, une question demeure pour moi sans réponse : pourquoi cette solution d'habitat suscite-t-elle un tel enthousiasme ? L'hypothèse que je suis conduit à formuler est que l'habitat inclusif est devenu la matière à un imaginaire dont il sera question dans cet ouvrage d'en tenter de saisir les contours les plus saillants. Afin de dévoiler quelques enchantements que cet imaginaire instille.
Le terme "habitat inclusif" désigne des formes d'habitat extrêmement diversifiées qui visent à permettre à des personnes en situation de handicap de vivre, ou de continuer à vivre, non seulement chez elles, mais aussi dans la Cité. Objet récent d'une politique publique et d'une inscription dans la loi, l'habitat inclusif apparaît pourtant voué à quelques malentendus et promis à de nombreuses confusions. La principale d'entre elles portant sur sa finalité même. Faut-il voir, en effet, dans l'habitat inclusif, la concrétisation décisive du droit des personnes handicapées à choisir et décider de leur mode d'habitat ? Ou bien la réalisation de micro-institutions perçues comme moins onéreuses que la réponse médico-sociale ? La reconnaissance législative de ces pratiques d'habitat a donné rang de concept au terme "habitat inclusif". Mais il n'existe pas d'usages anodins des concepts : ils peuvent devenir des mots d'ordre à certains moments et des pièges à d'autres. S'accorder, s'entendre sur les mots qu'on emploie devient alors absolument nécessaire. C'est ce à quoi s'efforce ce petit dictionnaire : ne pas brader les mots, leur porter toute l'attention qu'ils méritent, redonner vie à des mots oubliés et en inventer d'autres, si nécessaire.
Un certain nombre d'obstacles empêchent encore nombre de personnes en situation de handicap d'aimer, de se déplacer, de travailler d'apprendre ou d'habiter là où elles le souhaiteraient. On observe depuis quelques années, le développement d'initiatives à la compréhension desquelles ce livre est consacré. L'analyse de leurs conditions de réalisation s'apparente plus à un "bricolage social local". Voici une réflexion pour accepter enfin la présence des personnes handicapées en tant que citoyens à part entière.
Depuis 2016, l'Etat et ses administrations ont façonné une nouvelle catégorie d'action publique, dénommée "habitat inclusif" . Porté par le mot d'ordre de la "société inclusive" , l'habitat inclusif impose progressivement aux personnes en situation de handicap un mode de vie parmi une pluralité d'autres possibles. C'est à la compréhension de ce mécanisme de forclusion qu'est consacré ce court essai. Ainsi qu'au dévoilement des principaux impensés de cette politique dans sa conception imparfaite de ce que pourrait être l'inclusion. Il propose enfin d'autres perspectives afin d'envisager l'habiter des personnes en situation de handicap comme l'opportunité de ne plus penser et agir en termes spécifiques pour des groupes de personnes tenues pour singuliers. Et de faire de l'habitat, une manière de s'appliquer à humaniser la vie pour tous, à partir du principe universel d'accessibilité et du concept de qualité de vie.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...