Ma mère a une histoire. Son histoire. Elle est d'une montagne, d'un reg fait de cailloux et de poussière. Là-bas, il y a de la place pour tous. Ma mère dit que la vie sourit aux plus courageux.Dans son enfance, dans sa jeunesse, seuls ont compté les hommes qui faisaient manger leurs enfants. Toute la vie se résume à ça. L'histoire des hommes, la vie des femmes.Ma mère est un temple : c'est ce que je crois. Un temple n'a pas de toit, mais il a une terre, un sol.Il transporte.Après sa trilogie constituée de Rue des Pâquerettes, Vivants et La Cité de mon père (2019, 2020, 2021), où il revenait sur ses premières années et sa jeunesse en France, Mehdi Charef, qui a notamment publié Le Thé au harem d'Archi Ahmed (1983) et réalisé onze films, remonte le fil de son histoire familiale du côté maternel. Il décrit par touches successives le courage, la puissance et l'intelligence sensible d'une femme qui a tracté toute une famille dans l'exil, et s'est toujours laissée guider par la vie.4e de couverture : Ma mère a une histoire. Son histoire. Elle est d'une montagne, d'un reg fait de cailloux et de poussière. Là-bas, il y a de la place pour tous. Ma mère dit que la vie sourit aux plus courageux.Dans son enfance, dans sa jeunesse, seuls ont compté les hommes qui faisaient manger leurs enfants. Toute la vie se résume à ça. L'histoire des hommes, la vie des femmes.Ma mère est un temple : c'est ce que je crois. Un temple n'a pas de toit, mais il a une terre, un sol.Il transporte.Après sa trilogie constituée de Rue des Pâquerettes, Vivants et La Cité de mon père (2019, 2020, 2021), où il revenait sur ses premières années et sa jeunesse en France, Mehdi Charef, qui a notamment publié Le Thé au harem d'Archi Ahmed (1983) et réalisé onze films, remonte le fil de son histoire familiale du côté maternel. Il décrit par touches successives le courage, la puissance et l'intelligence sensible d'une femme qui a tracté toute une famille dans l'exil, et s'est toujours laissée guider par la vie.
Nombre de pages
167
Date de parution
22/03/2023
Poids
162g
Largeur
119mm
Plus d'informations
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EAN
9782382570883
Titre
La lumière de ma mère
Auteur
Charef Mehdi
Editeur
HORS D ATTEINTE
Largeur
119
Poids
162
Date de parution
20230322
Nombre de pages
167,00 €
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Dans les années soixante, cinq jeunes adolescents se retrouvent en marge du système scolaire. Ils sont mis en classe de rattrapage chez M Raffin, instituteur lui-même déchu de la hiérarchie de l'Education nationale, malade et plus ou moins alcoolique, qui tente en vain de les faire parler. A la mort de M Raffin, les enfants sont envoyés en province chez une institutrice psychothérapeute, Alexina. Grâce à l'écoute patiente d'Alexina, leur situation va petit à petit s'améliorer. Non sans difficulté, avec des larmes et des cris de révolte, chacun va pouvoir dire son histoire personnelle ; Abou, par exemple, fils d'ouvrier immigré récemment arrivé en France qui, pour traverser le bidonville de Nanterre, met des sacs en plastique sur ses souliers pour ne pas les abîmer. Abou qui se réveille chaque matin le ventre noué, hanté par les souvenirs des horreurs de la guerre d'Algérie dont il fut le témoin quand il avait quatre ans.
Du reg algérien de son enfance au bidonville de Nanterre, Mehdi Charef raconte les tribulations d'un petit garçon dont la vie n'a pas toujours été facile. Pour vivre, il a dû se battre ; chez lui, sur la terre de ses ancêtres, comme en France, son nouveau pays d'accueil, au milieu des années 1960. Humaniste et généreux, l'auteur livre un beau récit d'enfance, vibrant hommage aux siens.
Une cité H.L.M. Sur les murs : graffitis, slogans, appels de détresse, dessins obscènes. Madjid vit là. Il est fils d'immigrés, paumé entre deux cultures, deux langues, deux couleurs de peau, et s'invente ses propres racines, ses attaches. Il attend. Sans trop y penser à cause de l'angoisse, insupportable. La peur règne. La violence. L'amour aussi. Pour la mère Malika, les frères et s'urs, le père - un petit vieux tombé d'un toit et qui a perdu la raison. Pour les copains et l'ami Pat, celui des bons et des mauvais coups, de la drague et de la drogue. La tendresse, l'amitié, quelques rires : ce sont les seules lueurs dans une existence vouée à l'échec. «Ça chante pas le béton, ça hurle au désespoir comme les loups dans la forêt, les pattes dans la neige, et qui n'ont même plus la force de creuser un trou pour y mourir.»
Par un impitoyable glissement sémantique, les mots d'ordre "Ne me libère pas, je m'en charge" ou "L'émancipation des travailleurs sera l'oeuvre des travailleurs eux-mêmes" sont devenus "Prenez-vous donc en main : quand on veut on peut" . L'ambition d'émancipation et de transformation sociale est balayée par une injonction à se débrouiller, le pouvoir d'agir est devenu devoir d'agir. Dans la start-up nation, loin du vieux monde de l'Etat social et du syndicalisme, chacun est sommé de devenir entrepreneur de soi-même. De l'affaiblissement de l'emprise idéologique du capitalisme à la construction d'une culture d'émancipation, de la communication non-violente au regroupement entre premiers concernés, d'une action menée depuis l'intérieur du système à l'instauration d'un rapport de force, Adeline de Lépinay, spécialiste de l'éducation populaire et du community organizing, repose les bases de l'organisation collective. S'appuyant notamment sur les mouvements sociaux récents, elle propose des questionnements et des pistes concrètes au service d'une lutte à la fois efficace et démocratique, qui ne tombe pas dans le piège néolibéral.
Blézat Mathilde ; Desquesnes Naïké ; El Kotni Moun
Ce livre s'adresse à toutes les femmes, et parle de ce qu'elles ont toutes en commun : le corps. Puberté, sexualité, contraception, avortement, accouchement, vieillesse, mais aussi riposte et émancipation... A travers de multiples récits d'expérience, des témoignages récoltés lors de groupes de parole et d'entretiens, mais aussi des données médicales et scientifiques, ce manuel féministe propose des outils permettant aux femmes de mieux se connaître et de se sentir plus sûres et plus fortes, ensemble. Paru pour la première fois aux Etats-Unis en 1973, rédigé par un collectif de femmes, Notre corps, nous-mêmes a été adapté dans trente-cinq langues, dont le français en 1977. Ce livre en est une version entièrement réactualisée, écrite par un nouveau collectif, formé de Mathilde Blézat, Naiké Desquesnes, Mounia El Kotni, Nina Faure, Nathy Fofana, Hélène de Gunzbourg, Marie Hermann, Nana Kinski et Méléna Perret.
Les moyens de communication les plus puissants et les plus modernes offrent au mensonge, désormais s mécanisé ', des possibilités susceptibles de le rendre à peu près irrésistible. Les mots sont plus que jamais capables de se transformer en armes meurtrières, au pouvoir de destruction quasiment illimité. Pendant les années de la guerre, les plumes ont été trempées dans le sang, et les épées dans l'encre. Des Derniers Jours de l'humanité (1922) à Troisième nuit de Walpurgis (1933), l'écrivain et satiriste autrichien Karl Kraus n'a cessé de démonter les techniques visant à s'emparer des esprits pour écraser et détruire l'humanité. Le philosophe Jacques Bouveresse revient ici à ses analyses pour les confronter au monde actuel. Une propagande fondée sur l'émotion et la destruction de l'intellect, par laquelle on augmente la tolérance des peuples au mensonge et à la brutalité, accuse ses adversaires des atrocités qu'on commet, et fait croire ses électeurs à une revanche sociale qui n'est en réalité rien d'autre qu'une destruction de la démocratie : voilà qui n'est pas sans résonances avec le comportement de certains dirigeants contemporains.
Ami noir [ami nwar] loc. Généralement utilisé comme gilet pare-balles dans une conversation stérile. Exemple : "Je ne peux pas être raciste, j'ai un ami noir". A travers ce lexique irrévérencieux, véritable guide de survie dans une société dite post-coloniale, Piment, collectif formé de quatre passionnés de cultures afro-diasporiques animant depuis 2017 une émission culturelle désormais diffusée sur Radio Nova, proposent de nouvelles définitions pour des mots et des expressions anciens ou modernes, nécessaires ou superflus, politiques ou humoristiques.