Dans les années soixante, cinq jeunes adolescents se retrouvent en marge du système scolaire. Ils sont mis en classe de rattrapage chez M Raffin, instituteur lui-même déchu de la hiérarchie de l'Education nationale, malade et plus ou moins alcoolique, qui tente en vain de les faire parler. A la mort de M Raffin, les enfants sont envoyés en province chez une institutrice psychothérapeute, Alexina. Grâce à l'écoute patiente d'Alexina, leur situation va petit à petit s'améliorer. Non sans difficulté, avec des larmes et des cris de révolte, chacun va pouvoir dire son histoire personnelle ; Abou, par exemple, fils d'ouvrier immigré récemment arrivé en France qui, pour traverser le bidonville de Nanterre, met des sacs en plastique sur ses souliers pour ne pas les abîmer. Abou qui se réveille chaque matin le ventre noué, hanté par les souvenirs des horreurs de la guerre d'Algérie dont il fut le témoin quand il avait quatre ans.
Nombre de pages
180
Date de parution
25/08/2000
Poids
105g
Largeur
107mm
Plus d'informations
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EAN
9782070412181
Titre
La maison d'Alexina
Auteur
Charef Mehdi
Editeur
FOLIO
Largeur
107
Poids
105
Date de parution
20000825
Nombre de pages
180,00 €
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Du reg algérien de son enfance au bidonville de Nanterre, Mehdi Charef raconte les tribulations d'un petit garçon dont la vie n'a pas toujours été facile. Pour vivre, il a dû se battre ; chez lui, sur la terre de ses ancêtres, comme en France, son nouveau pays d'accueil, au milieu des années 1960. Humaniste et généreux, l'auteur livre un beau récit d'enfance, vibrant hommage aux siens.
Une cité H.L.M. Sur les murs : graffitis, slogans, appels de détresse, dessins obscènes. Madjid vit là. Il est fils d'immigrés, paumé entre deux cultures, deux langues, deux couleurs de peau, et s'invente ses propres racines, ses attaches. Il attend. Sans trop y penser à cause de l'angoisse, insupportable. La peur règne. La violence. L'amour aussi. Pour la mère Malika, les frères et s?urs, le père - un petit vieux tombé d'un toit et qui a perdu la raison. Pour les copains et l'ami Pat, celui des bons et des mauvais coups, de la drague et de la drogue. La tendresse, l'amitié, quelques rires : ce sont les seules lueurs dans une existence vouée à l'échec. «Ça chante pas le béton, ça hurle au désespoir comme les loups dans la forêt, les pattes dans la neige, et qui n'ont même plus la force de creuser un trou pour y mourir.»
Drôle de thé ! Thé à la boue, thé au béton. Drôle de harem ! Boue des bidonvilles, béton des HLM. Tout ce que nous ne savons pas, et ne voulons pas savoir, sur comment ne pas vivre en lisière de Paris, Madjid et ses potes, des seize à dix-huit ans, nous le disent comme personne jamais ne l'a dit. Personne ne pouvait le dire comme Mehdi Charef : il en vient. Reste à expliquer comment sa vocation d'écrire a pu y naître, et y survivre. Mais l'écrivain est là, dont on reparlera : d'une force peu commune dès ce premier roman.
Dans les années 60, cinq jeunes adolescents se retrouvent en marge du système scolaire. Ils sont mis en classe de rattrapage chez M. Raffin, instituteur lui-même déchu de la hiérarchie de l'Education nationale, malade et plus ou moins alcoolique, qui tente en vain de les faire parler. A la mort de M. Raffin, les enfants sont envoyés en province chez une institutrice psychothérapeute, Alexina. Grâce à l'écoute et à la patience d'Alexina, leur situation va petit à petit s'améliorer. Non sans difficultés, avec des larmes et des cris de révolte, chacun va pouvoir dire son histoire personnelle ; Abou, par exemple, fils d'ouvrier immigré récemment arrivé en France qui, pour traverser le bidonville de Nanterre, met des sacs en plastique sur ses souliers pour ne pas les abîmer. Abou qui se réveille chaque matin le ventre noué, hanté par les souvenirs des horreurs de la guerre d'Algérie dont il fut le témoin quand il avait quatre ans. Sans mélodrame ni misérabilisme, Mehdi Charef, grâce à un langage simple et direct - celui des enfants -, réussit à nous émouvoir et à nous faire comprendre ce monde du silence. Il nous fait ainsi partager la formidable vitalité de ces enfants et leur message d'amour.
Vous voulez vous venger de l'avarice de votre maître ? Faites-lui croire qu'une troupe imaginaire de spadassins est à sa poursuite et que vous avez trouvé un moyen de le sauver. Prenez un sac. Mettez l'homme dans ce sac et prenez soin de bien le fermer. Promenez-le un peu sur votre dos à travers la ville. Profitez-en pour le rouer de temps à autre de coups de bâton. Mais prenez garde que votre victime ne découvre la supercherie...