L'EDIFICATION AU XIXE SIECLE D'UNE SCIENCE DU PHENOMENE LUMINEUX
CHAPPERT
VRIN
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EAN :9782711616763
L'introduction par Fresnel, en 1815, d'une conception vibratoire et ondulatoire de la lumière ouvre à l'optique un nouveau chapitre de son histoire: adoptant, pour la plupart, les idées directrices de Fresnel, les physiciens s'emploient, au cours du XXe siècle, à rendre compte non seulement de l'établissement et de la progression de la perturbation lumineuse dans un milieu donné, qu'il soit isotrope ou non, immobile ou en mouvement, mais encore des effets ou des particularités de sa rencontre avec la surface de séparation de deux milieux (réflexion, réfraction, polarisation) somme de sa marche dans une substance. L'effet ainsi déployé s'est traduit par l'édification d'une " science du phénomène lumineux", cette dernière expression se rapportant à l'ensemble des manifestation de l'entité lumière: sa propagation, mais aussi les divers phénomènes physiques qui l'accompagnent. Relater la genèse de cette science, qui appelle l'attention de l'historien tout autant qu'elle invite l'épistémologie à la réflexion, tel cet l'objet de cet ouvrage. Les approches du phénomène lumineux auront été multiples: mécanique, puis électromagnétique, mais aussi géométrique, ondulatoire, analytique, énergétique. La nécessité de les combiner s'est maintes fois imposée, en particulier dans la théorie des images optiques. L'édifice qui a été bâti pour rendre raison du phénomène lumineux saisi dans sa complexité apparaît, à la veille des révisions relativistes et quantiques, sais la forme d'un discours mathématisé, s'appuyant sur un réseau de concepts, que l'on est en droit de qualifier de " théorie physique ".
Date de parution
01/01/2004
Poids
550g
Largeur
215mm
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EAN
9782711616763
Titre
L'EDIFICATION AU XIXE SIECLE D'UNE SCIENCE DU PHENOMENE LUMINEUX
ISBN
2711616762
Auteur
CHAPPERT
Editeur
VRIN
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215
Poids
550
Date de parution
20040101
Nombre de pages
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Onde ou particule ? La nature de la lumière n'a cessé de préoccuper les hommes. Au début du XIXe, la majorité des physiciens considèrent que la lumière est constituée de corpuscules. Pourtant, ce point de vue présente de nombreuses insuffisances et limites comme le montrent Young et surtout Fresnel dès leurs premiers travaux. Ce livre détaille la genèse puis la victoire de la théorie ondulatoire, qui a permis d'embrasser de manière simple et unifiée les phénomènes optiques alors connus : la réflexion et la réfraction bien sûr, mais aussi la diffraction ou les interférences, que la lumière soit polarisée ou non. L'auteur propose une passionnante mise en perspective des articles et des mémoires fondateurs de cette théorie. S'il détaille les contributions de Biot, Young, Fresnel, Malus et bien d'autres figures clés, il n'oublie pas la synthèse révolutionnaire opérée par Maxwell, qui a découvert la nature électromagnétique de la vibration lumineuse. . . André Chappert est historien des sciences et professeur émérite à l'université Paul Valéry (Montpellier III).
Il s'agit d'une clarification de la notion de leadership et de ses différentes approches. L'ouvrage donne des points de repère pour exercer de l'influence et renforcer son leadership.
Norman McLaren oeuvre dans le domaine onirique de l'animation. David Cronenberg est maître du genre de l'horreur intérieure. Que peuvent donc partager ces deux cinéastes canadiens aux univers si distincts ? Chacun a construit une relation à long terme avec un compositeur - respectivement Maurice Blackburn et Howard Shore. D'un duo à l'autre, le musicien occupe une place centrale au sein de la création collective ; sa musique se révèle comme une composante fondamentale. Quels processus créatifs lui permettent de se déployer ? Le livre fait la lumière sur les mécanismes collaboratifs et la pensée de ces duos. Plus généralement, il établit une poïétique de la création musico-filmique, décrit et comprend les processus créateurs filmique et musical qui déterminent la composition d'une musique de film et, plus encore, une musicalité de tout le complexe audiovisuel. Du cinéma d'animation expérimental (A Phantasy) au long-métrage de fiction (Crash, A Dangerous Method) en passant par le documentaire engagé (Jour après jour), l'auteure offre un portait inédit de pratiques musico-filmiques novatrices tout en proposant de nouvelles approches analytiques pour la musique de film.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.
Peut-on considérer une partie des troubles du sommeil comme des pathologies sociales, faisant du sommeil une question politique ? C'est ce que propose cet essai : examiner et évaluer les rapports du dormeur à la fois au monde et à son environnement de sommeil dans une perspective de philosophie sociale, à partir de l'aggravation contemporaine des troubles du sommeil, et en mettant au coeur de l'analyse la question du rapport entre sommeil et travail. Cela exige de rompre avec l'idée que le sommeil constitue une privation de monde. En vérité, l'appartenance du dormeur au monde n'est pas suspendue par son endormissement, et le sommeil ne saurait être un véritable oubli des peines. S'il est manifeste que tous les dormeurs ne profitent pas du même repos, c'est que le sommeil est loin d'égaliser les conditions. Bien que nous dormions, les multiples chaînes qui nous relient au monde, certaines plus étroitement que d'autres, ne se trouvent pas déliées. Le sommeil humain est tenu pour éminemment plastique : l'homme seul aurait la possibilité de déconnecter milieu nocturne et sommeil, notamment en travaillant la nuit. Reste à déterminer ce qu'il en coûte de faire de la nuit le jour. A partir des atteintes à la santé qui en résultent, le livre propose de mettre au jour une articulation plus juste entre déterminants naturels (astronomiques et biologiques), déterminants sociaux et processus psychiques en jeu dans le sommeil.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.