On lui trouvera une saveur forte et gaie dont il n`existe nul équivalent en France aujourd`hui : il faudrait imaginer un Provençal de Bourgogne, un Savoyard de Touraine et encore manquerait-il toujours à ce cocktail humain l`ombre des grands glaciers? Chappaz abandonné à la truculence, au lyrisme, aux joies du patois, exprime toute une force tendre et ironique qui n`avait plus trouvé aussi haute voix depuis Ramuz. (François Nourissier). Table : PREMIERE PARTIE : IMAGES INTÉRIEURES. Le rugissement matinal - Merde pour les primevères - La mélodie bédouine - La mort et les yeux - La plus belle histoire d`amour - Les anarchistes des vergers - Petit sabbat moderne - Les anciens m`appellent et le vin appelle sa mère - Les sains obscurs. Villages vendus pour une pomme, rachetés par un c'ur - Les cloches et les chapeaux, bonjour ! DEUXIEME PARTIE : IMAGES D`EPINAL. Cherchez la vierge - La légende dorée par le vin des curés - les présidents va-cacô - Des soûlons à moi-même
Date de parution
01/01/1997
Poids
315g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782051016179
Titre
PORTRAIT DES VALAISANS.
ISBN
2051016178
Auteur
CHAPPAZ MAURICE
Editeur
SLATKINE
Largeur
125
Poids
315
Date de parution
19970101
Nombre de pages
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Judas et Jésus remontent en moi. Parce que ma vie devient comme une forêt noire où je m'enfonce. Je suis par moments étranglé par le respect puis en proie à la curiosité. Ma vocation je la subis. L'un après l'autre mes poèmes me quittent, déménagent, mais il me semble encore écrire des souvenirs avec les mots de plusieurs poètes engloutis, enfuis au bout du monde, de passage dans ma conscience, à demi visibles. Je ne sais plus d'où vient telle voix, je pénètre, je tâtonne dans les buissons obscurs, sur les sentiers à la fin de l'âge. Où il faudrait être une bête, avoir son savoir aussi. "
Maurice Chappaz, écrivain valaisan, occupe une place unique dans la littérature alpine. Ambitieux, son propos n'est pas tant de raconter des ascensions que de restituer " l'absolu du désert neigeux ", dire " les tempêtes, le vertigineux cercle des cimes blanches et tous les gestes de l'homme sur la piste ". Du mont Blanc au mont Rose, sa traversée des glaciers tient du parcours initiatique. Emporté par l'ivresse de l'altitude, il capte l'insaisissable, irriguant son récit du flot des sensations qui envahissent l'alpiniste. Dans La haute route, il rassemble tout ce qui lui fut donné d'éprouver de l'oreille, de l'?il, du nez, du jarret et surtout du trouble des entrailles... Pour Maurice Chappaz, " la littérature alpestre peut s'assimiler à la littérature érotique ". Dans les caresses de la montagne, il voit une ascèse, un effort qui comble, en les épuisant, la bête et l'âme. Dans la mémoire des alpinistes, ces pages vont réanimer ce qu'ils auront vécu de plus fort et de plus subtil mais en donnant à leur montagne familière les dimensions qu'ils s'étaient contentés, souvent, de pressentir. Les autres, les gens du bas pays, auront la révélation de l'altitude, de même que les terriens comprirent la mer en lisant les romans de Joseph Conrad ou d'Herman Melville. La haute route a été publiée pour la première fois en 1974 par l'éditeur Galland.
Maurice Chappaz, écrivain valaisan, occupe une place unique dans la littérature alpine. Ambitieux, son propos n'est pas tant de raconter des ascensions que de restituer "l'absolu du désert neigeux" , dire "les tempêtes, le vertigineux cercle des cimes blanches et tous les gestes de l'homme sur la piste" . Du mont Blanc au mont Rose, sa traversée des glaciers tient du parcours initiatique. Emporté par l'ivresse de l'altitude, il capte l'insaisissable, irriguant son récit du flot des sensations qui envahissent l'alpiniste. Dans La Haute Route, il rassemble tout ce qui lui fut donné d'éprouver de l'oreille, de l'oeil, du nez, du jarret et surtout du trouble des entrailles... Pour Maurice Chappaz, "la littérature alpestre peut s'assimiler à la littérature érotique" . Dans les caresses de la montagne, il voit une ascèse, un effort qui comble, en les épuisant, la bête et l'âme. Dans la mémoire des alpinistes, ces pages vont réanimer ce qu'ils auront vécu de plus fort et de plus subtil, mais en donnant à leur montagne familière les dimensions qu'ils s'étaient contentés, souvent, de pressentir. Les autres, les gens du bas pays, auront la révélation de l'altitude, de même que les terriens comprirent la mer en lisant les romans de Joseph Conrad ou d'Herman Melville.