À la croisée de l'histoire de l'art et de l'histoire des sciences et de la culture, le livre montre comment les artistes ont représenté ou anticipé les bouleversements successifs qui ont redessiné notre appréhension de la mer, ce territoire immense, s'étendant des rivages aux abysses. À l'heure de la prise de conscience du rôle de l'humain dans la dégradation des écosystèmes et à une époque où les frontières maritimes suscitent nombre de conflits, le passé éclaire le présent. Longtemps lieux d'une observation à distance que symbolise la ligne d'horizon, les rivages inspirent au classicisme ses grandes représentations mythologiques du monde sous-marin. Les plages sont progressivement apprivoisées au cours du XIXe siècle, par la promenade romantique d'abord, puis par le tourisme balnéaire. Au fil des campagnes océanographiques et grâce aux nouveaux dispositifs d'observation, tel l'aquarium, les artistes réalistes appréhendent les profondeurs en développant une vision latérale, effectuant comme une coupe dans l'épaisseur de l'eau. Ennemis de la rationalité positiviste, les symbolistes revisitent le répertoire des abimes à travers le prisme d'une subjectivité qui fait surgir des créatures fantastiques des profondeurs de l'âme ou du cosmos. Au début du XXe siècle, les surréalistes leur emboîtent le pas, brouillant les échelles et les rythmes, les règnes végétal, animal et humain. Aujourd'hui, les nouveaux récits de la mer, brassant cette mémoire culturelle, se révèlent porteurs tout à la fois de nostalgie, de crainte et d'empathie. Confrontés à l'immigration et à la pollution, les artistes contemporains déconstruisent les notions de «paysage» et de «nature», pour appréhender des perturbations à bien des égards inédites.
Nombre de pages
190
Date de parution
03/10/2024
Poids
1 170g
Largeur
220mm
Plus d'informations
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EAN
9782900314487
Titre
Thalassa ! Thalassa ! L'imaginaire de la mer
Auteur
Chaperon Danielle ; Lepdor Catherine
Editeur
OCTOPUS EDITION
Largeur
220
Poids
1170
Date de parution
20241003
Nombre de pages
190,00 €
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Astronome, philosophe, poète, Camille Flammarion fut un des esprits les plus originaux de son temps. Autodidacte passionné par les sciences, il n'a que seize ans lorsqu'il entre à l'Observatoire et vingt ans lorsqu'il publie son premier livre, La Pluralité des mondes habités. Vulgarisateur de génie, il mène de front ses activités de chercheur, en astronomie et météorologie, et d'enseignant. Ses nombreux ouvrages connaissent rapidement un immense succès : devenu riche et célèbre - grâce notamment à la publication de L'Astronomie populaire, éditée par la jeune maison de son frère Ernest -, il fonde la " Société Astronomique de France ". Cette vulgarisation scientifique de premier ordre touche aussi bien les artistes et les poètes fascinés par le cosmos que les lecteurs populaires soudain sensibilisés aux mystères de l'Univers par des livres abondamment illustrés.
Chez moi, l'autre soir, il y a eu un bruit épouvantable. Mon lit a tremblé et j'ai perdu la page de mon livre. Une porte a claqué. Puis une autre. J'ai reconnu les voix de mes parents dans la tempête qui grondait. Je déteste la chicane. Ça ressemble à la fin du monde.
A l'occasion du bicentenaire de l'invention de la photographie, le Département de la Seine-Maritime présente l'exposition Vacquerie et la photographie, à la Maison Vacquerie - Musée Victor-Hugo. Ce catalogue met en valeur les collections du musée en éclairant un aspect méconnu de l'histoire de la photographie : le rôle d'Auguste Vacquerie comme opérateur au sein de l'atelier Hugo-Vacquerie, ainsi que ses liens avec les photographes professionnels de son époque. Elle offre ainsi un regard inédit sur ce patrimoine exceptionnel. Le parcours présente les travaux réalisés par Victor Hugo et Auguste Vacquerie entre 1852 et 1855 : leur atelier photographique, leurs essais techniques et les usages multiples de la photographie dans leurs activités littéraires et politiques. Il retrace également la manière dont Victor Hugo a construit son image publique à travers cette pratique. A cette époque, la photographie répond à plusieurs enjeux : créer, conserver la mémoire de l'exil et diffuser les idées républicaines défendues par Victor Hugo et son entourage. L'exposition bénéficie du concours exceptionnel du musée d'Orsay, ainsi que de prêts consentis par les Maisons de Victor Hugo Paris-Guernesey, la Bibliothèque nationale de France, la Société française de photographie, la Maison littéraire de Victor Hugo (Bièvres) et le château de Compiègne.
Ruellan Patrice ; Jonnet Frédéric ; Guesdon Philip
Depuis plus de trente ans, Philippe Guesdon se passionne pour les bois gravés d'Albrecht Dürer. Au commencement, il y a une exposition au Musée de Gravelines où il est immédiatement séduit par les oeuvres de l'artiste allemand. Pour en comprendre le pouvoir d'attraction, il débute un travail de relecture des planches de Dürer dont le corpus est estimé à plus de 300 items. Durant toutes ces années, il les examine, les dissèque, les déconstruit, les fragmente pour mieux les recomposer, déformer et restituer sur des toiles de lin ou sur des papiers. Il peint par série, inspiré notamment par les grands cycles d'Albrecht Dürer (L'Apocalypse, La Grande Passion, La Petite Passion) et ses planches individuelles. Si Philippe Guesdon a travaillé sur la quasi-totalité des bois du maître de la gravure, les soumettant à chaque fois à son invention bouillonnante, il y a une série qu'il n'a jamais eu l'occasion d'aborder ? : celle consacrée à La Vie de la Vierge. En entreprenant en 2025, une relecture du retable de l'autel marial de l'église Notre-Dame de Louviers, il va combler cette lacune, se faisant le passeur d'images vieilles de plus de 500 ans.
Cachin Charlotte ; David Jeanne-Marie ; Ferretti B
Charles Angrand (1854-1929) doit sa renommée, au sein du mouvement néo-impressionniste, à un petit ensemble de peintures réalisées entre ? 1887 et ? 1891 aux côtés de Georges Seurat (1859-1891). Il abandonne toutefois la peinture pour se consacrer progressivement, à partir de 1891, au dessin. C'est par ce médium qu'il tente, sans relâche, d'atteindre une harmonie essentielle entre les formes, de "? pousser la ligne vers son essence ? ", comme il l'écrivait à Paul Signac (1863-1935) à la fin de l'année 1899. Cette production, lentement élaborée, patiemment reprise et composée, a été l'objet d'échanges épistolaires importants. Ces échanges nous permettent de nous sentir au plus près des intentions artistiques d'Angrand et de mettre en lumière ce processus créatif et intellectuel, essentiel à la compréhension de son travail.
Synonyme de désordre dans le langage courant, l'anarchie devient au milieu du xixe siècle une pensée politique à part entière. Ce mouvement politique se structure, sans dogme et en dehors de tout parti, avec pour seul mot d'ordre « Ni Dieu ni maître ! ». Par la place qu'elles réservent à la liberté individuelle, les idées anarchistes ? ou libertaires ? ont séduit nombre d'artistes. Les ?uvres de ces créateurs ont été imprégnées de cette pensée, autant qu'elles ont contribué à en donner une image, à la diffuser, à l'interroger, jusqu'à faire partie intégrante de la culture libertaire.De A pour A à V pour Maurice de Vlaminck, en passant par B comme bande dessinée ou Georges Brassens, M. comme mai 1968, P comme Pissarro ou Punk, T comme théâtre ou Jean Tinguely, cet ouvrage se présente comme un abécédaire foisonnant. Embrassant une pluralité de voix avec 74 entrées thématiques ou monographiques, abordant une grande variété de sujets et de périodes, réunissant 63 spécialistes et passionnés, il offre un aperçu des moments les plus féconds de la rencontre entre des trajectoires artistiques, des mouvements culturels et les vies plurielles de la pensée anarchiste.