Depuis plus de 2500 ans, le même peuple occupe le même territoire. Les Estes y sont arrivés environ cinq siècles avant Jésus-Christ et ils ne l'ont jamais quitté ; ils n'ont jamais cherché à l'étendre. Mais les envahisseurs ont été nombreux, poussés par des motifs bien différents. Les Vikings cherchaient un passage vers les terres slaves et vers l'Orient arabe, les chevaliers Teutoniques voulaient convertir, au besoin par la force, ces tribus païennes, les Scandinaves espéraient transformer la Mer Baltique en un lac suédois. Les Russes surtout cherchaient une ouverture sur l'Europe. Depuis Ivan III, l'expansion vers l'ouest des Russes s'est heurtée au Drang nach Osten germaniques. Avec Pierre le Grand s'est créée une situation originale, les barons germano-baltes, descendants des chevaliers Teutoniques, administraient la région placée sous tutelle russe, les autochtones étant privés de tout droit dans leur pays par cette double domination. Doués d'une volonté à la mesure de leur patience, les Estoniens (ce terme date du XIXè siècle) ont lutté obstinément pour affirmer leur personnalité et obtenir leur souveraineté nationale. Depuis le XIIIè siècle, ils n'ont connu l'indépendance que pendant 26 années, de 1920 à 1940 et depuis 1991. C'est peu, mais c'est suffisant pour refuser les diktats de l'Histoire et pour affirmer leur volonté d'établir à l'intérieur de leurs frontières une vraie démocratie.
Nombre de pages
285
Date de parution
03/05/2000
Poids
510g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782865377244
Auteur
Champonnois Suzanne ; Labriolle François de
Editeur
KARTHALA
Largeur
135
Date de parution
20000503
Nombre de pages
285,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Le monde redécouvre depuis 1991 la Lituanie, un pays oublié par les générations aînées et ignoré des plus jeunes, en raison de son annexion en 1940 par l'Union soviétique. Qui sait, à l'aube du XXIème siècle, que la Lituanie fut au Moyen Age le plus grand pays d'Europe, qu'il a protégé celle-ci de l'invasion mongole, que ce peuple païen s'est allié à la Pologne catholique pour se défendre contre les Chevaliers teutoniques résolus à le convertir par la force à la foi chrétienne, qu'il a accueilli la moitié des Juifs d'Europe ? Après trois siècles de relations complexes et de désordres intérieurs la République polono-lituanienne a été incorporée à l'Empire tsariste de Catherine II en 1795. Depuis lors et jusqu'à nos jours la Lituanie, restaurée à la fin de la Première Guerre mondiale, a connu moins de quarante années d'indépendance (1919-1939 et depuis 1991). Et pourtant elle va célébrer en 2009 le millénaire de son existence. Le 1er mai 2004 la Lituanie est entrée officiellement dans l'Union européenne. Cet ouvrage présente l'histoire d'un peuple qui a réussi à défendre son identité contre toutes les tentatives d'asservissement.
Demilly Stéphane ; Champonnois Sylvain ; Potez Rol
Henry POTEZ, jeune ingénieur en aéronautique, a réalisé l'incroyable pari de marquer de son empreinte l'industrie aéronautique française. Pendant la guerre de 1914-1918, il s'associe à Marcel Bloch (futur Dassault) et réalise l'hélice "Eclair" qui surclasse le matériel existant. En 1919, en brillant chef industriel, il fonde la "Société des aéroplanes Henry-Potez". Ses avions remportent des records du monde. Il devient le principal constructeur aéronautique français de l'entre-deux-guerres, emploie jusqu'à 10 000 personnes et produit plus de 7 000 avions pour équiper l'armée de l'Air, Air France et des pays étrangers. Ni les obstacles en tout genre, ni la Première Guerre, ni la nationalisation de 1936, ni la Seconde Guerre mondiale n'altéreront la personnalité de cet entrepreneur infatigable, profondément attaché à ses racines et engagé politiquement en faveur de son territoire, la Somme. Cet ouvrage, au travers d'archives inédites, retrace la carrière exceptionnelle d'Henry Potez, un brillant ingénieur, un homme de défis et prolifique constructeur d'avions.
Le placement des enfants a fait l'objet de vives critiques. Tout se passe parfois comme si la famille biologique était idéale, fût-elle maltraitante, et comme si l'enfant n'avait pas à être protégé de ses propres parents. La montée en puissance du familialisme et de la parentalité, à l'heure où la cellule familiale connaît une crise sans précédent, renforce cette méfiance à l'égard des lieux de placements. Il a pourtant toujours existé des lieux de placement soucieux du maintien des liens. Entre deux postures, se substituer et suppléer, faut-il choisir ou bien opter pour la complémentarité de l'une et de l'autre? La modernisation des pratiques passe-t-elle, comme on l'entend, par un assouplissement des modes d'accueil? Jusqu'où cette souplesse doit-elle s'exercer pour conserver au placement le caractère protecteur de l'enfant? Nul ne peut sérieusement répondre à ces questions sans une bonne connaissance des lieux de placement. Tel est l'objet de ce livre, qui propose: une étude de l'évolution des structures d'accueil et de la pensée éducative; un état des lieux du dispositif actuel; l'analyse d'un cas (l'évolution d'une MECS); une problématisation des axes d'évolutions. Biographie de l'auteur MICHEL CHAPPONNAIS. Educateur spécialisé, formateur, il dirige une Maison d'enfant à caractère social (Versailles).
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.