Associer pédagogie et juridique, est-ce une manière de démocratiser les droits de l'Homme, ou au contraire de les transformer en exercice rhétorique ? C'est un sujet complexe et riche, que se propose d'éclaircir cet ouvrage.Associer la « pédagogie » aux « droits de l'homme ». Le défi est certain. Outre la polysémie qui affecte chacun de ces termes, les liens susceptibles de les unir sont assurément complexes. La pédagogie renvoie communément à l'enseignement, à la didactique, mais nullement au droit, et encore moins aux droits de l'homme. Pourtant, transposer la notion de pédagogie dans le champ juridique s'avère fructueux. Cela conduit, d'une part, à s'interroger sur l'éducation aux et l'enseignement des droits de l'homme. D'autre part, l'idée de promotion et de diffusion de valeurs et de savoirs propres à l'activité pédagogique nourrit l'effectivité des droits de l'homme. Mais l'insertion de la pédagogie dans le monde juridique ne se limite pas à la seule volonté salutaire de faciliter l'accès au droit et d'assurer la démocratisation des droits de l'homme. La pédagogie peut aussi apparaître comme un outil de légitimation et être alors employée pour convaincre un auditoire. Dans les discours doctrinaux comme dans ceux des acteurs juridiques, la pédagogie pourra, tout à la fois, venir servir la cause des droits de l'homme ou apparaître comme une pure façade rhétorique. Face à une telle thématique, ô combien protéiforme et vaste, il est difficile d'épuiser le sujet. Les diverses réflexions et discussions menées dans cet ouvrage ont plutôt cherché à ouvrir des pistes d'analyse, démarche qui n'est pas dépourvue de vertu pédagogique?
Nombre de pages
266
Date de parution
26/03/2014
Poids
582g
Largeur
151mm
Plus d'informations
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EAN
9782840161721
Titre
Pédagogie et droits de l'homme
Auteur
Champeil-Desplats Véronique
Editeur
PARIS OUEST
Largeur
151
Poids
582
Date de parution
20140326
Nombre de pages
266,00 €
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En matière de méthodologie, les juristes ont le plus souvent eu pour réflexe de se réapproprier des modèles provenant d'autres champs de savoir. Cette attitude présente plusieurs difficultés. Elles reposent tout d'abord sur une part de fiction. Les juristes ne sont ni des mathématiciens, ni des physiciens, ni des biologistes, ni des historiens, ni encore des sociologues. Tout au mieux font-ils comme s'ils l'étaient. Par ailleurs, bien que les réappropriations méthodologiques opérées visent fréquemment à ériger le savoir juridique au rang de science, cette prétention n'est pas exempte d'ambiguïtés, ni de malentendus. Cela tient essentiellement au fait que, dans le domaine juridique, il existe deux niveaux de langage, à savoir le langage du droit lui-même et le langage du savant qui l'appréhende. Du point de vue d'une méthodologie analytique, ces deux niveaux devraient être rigoureusement distingués. Toutefois leur confusion est régulièrement entretenue. Pour certains, en effet, les juristes feraient d'autant plus preuve de science qu'ils se révéleraient capables de reproduire, parfois en vue de les prédire, les méthodes, les raisonnements et les solutions retenus par les autorités normatives qu'ils observent. Pour d'autres également, le métier de juriste est avant tout celui d'un bon connaisseur de la technique du droit positif. Cette proximité gardée à l'égard de l'objet analysé est mal comprise par les autres sciences humaines et sociales qui situent les efforts de distanciation et d'objectivation au rang des premiers réquisits méthodologiques du savoir scientifique. Dès lors, les réflexions méthodologiques dépassent les enjeux internes au champ juridique. Elles sont cruciales pour qui veut garder des clés de compréhension des déplacements épistémologiques dont sont porteuses l'évolution des techniques de connaissance et l'émergence de nouveaux objets d'étude (environnement, bioéthique, nouvelles technologies, globalisation, déplacement des rapports entre l'individuel et le collectif...) et qui défient les découpages disciplinaires hérités du siècle dernier.
Qu'est-ce qu'un droit? Qu'est-ce qu'une liberté? Qu'est-ce qu'un droit ? Qu'est-ce qu'une liberté ? Les droits de l'homme, les droits humains et les droits fondamentaux désignent-ils les mêmes objets ? Comment fonder les droits et libertés ? Comment les déclarer, les garantir ? Comment sont-ils conciliés avec les objectifs concurrents de sécurité ou du marché ? Quelles fonctions remplissent-ils dans les ordres juridiques ... Voilà autant de questions auxquelles il est proposé des pistes de réponse, du point vue interne au droit, en exposant la diversité des conceptions qui traverse la pensée juridique. Un panorama et une analyse des questions théoriques et fondamentales posées par le développement du droit des droits et libertés dans les ordres juridiques contemporains ! L'ouvrage s'adresse à tous les étudiants à partir de la 3e année de licence, aux candidats aux concours de l'administration, de la magistrature et du CRFPA désirant disposer d'un panorama général et d'une analyse des questions fondamentales posées par le développement du droit des droits et libertés dans les ordres juridiques contemporains.
Une approche novatrice de la pensée juridique. Le droit est animé par un ensemble de raisonnements, de catégorisations, d'argumentations, de justifications, bref de méthodes propres qui le différencient d'autres activités de la pensée humaine. Or ces "méthodes du droit" se déploient à deux niveaux de langage distincts : il existe d'une part les méthodes des acteurs du droit produisant des normes juridiques (constituant, législateur...) et d'autre part les méthodes de ceux qui analysent la production des normes juridiques avec des visées pratiques ou théoriques (théoriciens du droit, sociologues...). L'ambition de cet ouvrage est de distinguer et de mettre en évidence la pluralité des méthodes utilisées dans les textes juridiques et dans les analyses effectuées par les différentes sciences du droit. Une telle étude est quasi-inexistante dans la littérature juridique française. Elle est pourtant essentielle pour la formation des étudiants tant de Licence que de ceux qui s'engagent dans la rédaction de mémoires et de thèse. Elle doit permettre de donner des grilles de compréhension et d'analyse des arrêts et des textes juridiques, mais aussi des commentaires et des controverses doctrinales.
L'organisation contemporaine du savoir est telle que la notion d'humanité y joue une position relativement ambigüe. D'un côté, le développement des sciences de l'homme depuis le milieu du XIXe siècle, fait de l'humanité un domaine épistémologique de premier ordre. D'un autre côté, les notions de "nature humaine", d'"humanité" voire d'"humanisme" font régulièrement l'objet d'attaques frontales : en témoignent les différentes formes de morale ou de politique "antihumaniste", le constat philosophique de la "mort de l'homme" ou l'annonce d'une ère historique "post- ou trans- humaniste". Or, ces différentes acceptions de la notion d'humanité ne se superposent pas. Le groupe de recherche "L'humain impensé" cherche à clarifier la nature des débats contemporains autour de cette notion. Les différentes contributions présentées dans cet ouvrage participent à cet effort, en interrogeant l'humain aux prismes des questions de la philosophie, du langage, de l'art, et de la technologie.
Il rentra dans sa patrie après vingt ans d'absence, seul, après avoir perdu tousses compagnons. Il ne fut reconnu de personne. Quand il s'approcha de sa demeure, il vit les prétendants qui demandaient la main de Pénélope en train de faire le siège du palais. Il se fit passer pour un étranger. (Fable 125) Ulysse, dans les Fables d'Hygin, côtoie Achille et Hector, mais aussi Orphée, Actéon ou le Minotaure. Rares sont les grands récits mythologiques grecs qui n'apparaissent pas sous le stylet d'Hygin. Cet esclave affranchi, qu'on suppose être l'auteur des Fables, écrit en latin, au début de l'ère chrétienne, plusieurs centaines de notices sur des épisodes mythologiques grecs. Ces histoires, rédigées dans une langue simple et accessible, sont autant de pitches invitant à l'écriture de scénarios plus élaborés. A travers ce florilège de Fables d'Hygin, le lecteur cheminera au milieu des figures mythologiques les plus connues, tout en découvrant le regard singulier de l'illustrateur Fredde Rotbart sur ces histoires de familles, d'amour, de pouvoir et d'animaux.