LA COOPERATION DE SHANGAI : CONCEPTUALISER LA NOUVELLE ASIE
PIERRE CHABAL
PULG
27,00 €
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EAN :9782875622167
Les régions modernes comme "sens" donné à un espace ; comme rupture historique et usage stratégique de la contiguïté, transformant les voisins en portemines durables. Parce postulat et un usage raisonné de la théorisation des relations internationales, ce livre explore les sentiers du réalisme classique, de sa remise en cause, du transnationalisme, du néo-réalisme structurel, du désordre international et du nouvel ordre international, posant qu'ils n'expliquent pas tout le phénomène de la nouvelle Asie, laquelle est en train de glisser depuis un te siècle global (décolonisations, guerres mondiales) vers un XXIe siècle pan-régional (multi-structuré par des régions). Il se tourne vers les analyses de l'après-guerre froide comme paradigme (non comme seul contexte) pour comprendre la concomitance entre le "fait régional" et la coopération sino-postsoviétique comme "juxta-souverainisation" des néo-partenaires. Il explore la concomitance entre le contexte comme moment et la région comme rupture : le contexte ne crée pas la région, il la rend possible en révélant la nécessité pour les voisins d'inventer un mode d'interaction jusque-là inexistant dans l'histoire. Le régionalisme néo-européen et le "coopérationnisme" néo-asiatique sont les effets d'un même contexte, l'après-guerre (mondiale, froide), qu'ils utilisent pour forger une rupture nécessaire. Cet après-guerre est l'absence d'un autre choix que la rupture historique. La démarche comparatiste est synchronique (Europe à partir des années 1950 ; Asie à partir des années 1990). La nouvelle Asie, celle de la coopération de Shanghai, est une région moderne, une région comme les autres, constituée, assumée, durable et concurrente.
Nombre de pages
308
Date de parution
11/10/2019
Poids
600g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782875622167
Auteur
PIERRE CHABAL
Editeur
PULG
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155
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20191011
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308,00 €
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Chabal Pierre ; Bras Jean-Philippe ; Santander Seb
Cet ouvrage rassemble une trentaine de chapitres rédigés par des auteurs en poste dans la plupart des pays couverts par cette approche plurielle. Il donne la parole à des analystes menant leurs recherches dans ces pays situés au coeur de la construction de l'Asie régionale. C'est le volume compagnon d'un autre livre collectif - Une nouvelle Asie ? L'Organisation de Coopération de Shanghai. La démarche collective des auteurs consiste à vouloir comprendre l'Asie de l'après-guerre froide en mêlant approches institutionnelles, culturelles, historiques, politiques, économiques comparées afin de résister à deux biais : l'ethnocentrisme, qui consisterait à juger l'Asie à partir d'un a priori, par exemple européen ; et le réductionnisme, qui suggèrerait de voir dans les institutions régionales la forme "essentielle" des relations et des concurrences entre les régions. Dans l'après-guerre froide, les régions mondiales ne relèvent pas d'une dynamique conjoncturelle depuis 1991 ou même depuis 1945. La "dynamique régionale" , qui prend le relais des alliances du XIXe et avant, façonne le monde de manière profonde depuis des années 1920. C'est dans l'entre-deux guerres (1934) que l'Entente Baltique et l'Entente Balkanique ont commencé de construire un nouvel ordre régional pluri-centré, puis les pays du Bénélux ont offert à celui-ci le concept de "communauté" et la réalité qui inspirera l'Europe. Au-delà de la connaissance des régions, il s'agit de réfléchir à la signification d'une institutionnalisation multilatérale pluri-régionale qui relie les sous-continents entre eux, à commencer par les "dialogues" ou "sommets" interrégionaux eurasiens ou eurasiatiques.
Cet ouvrage, qui complète Concurrences interrégionales Europe-Asie au XXIe siècle (PIE Peter Lang, 2015), s'interroge sur une institutionnalisation multilatérale de la coopération intégrative entre 'les' Asies : i) celle qui est en son coeur, l'Asie 'centrale' des cinq républiques indépendantes (Kazakhstan, Kirghizstan, Tadjikistan, Turkménistan, puis Ouzbékistan) ou l'Asie 'du Centre' à six ou sept avec l'Afghanistan et le Pakistan ; ii) celle qui 'triangule le grand jeu' contemporain : l'Asie de l'Est avec la Chine, celle du Nord avec la Russie, celle du Sud avec l'Inde ; iii) celle qui 'achève' ce continent renouvelé, l'Asie de l'Ouest avec l'Iran et la Turquie, voire une partie du Moyen Orient. Ses trente chapitres égrènent le nouveau concert d'Asie, reflétant un souci continental - chinois, kazakh, ouzbèk, russe - et des approches mêlant disciplines et ouvertures : histoire, diplomatie, science politique, conflict studies, etc. , avec un point focal : placer la dimension régionale au centre des relations internationales d'après la guerre froide. Les auteurs, universitaires en poste dans les quinze pays affiliés à l'OCS, 'parlent' depuis l'Eurasie de l'Ouest (Europe), l'Asie de l'Est (Asean +) et l'Asie du Centre et du Sud. Nul ne peut dire l'avenir. Surtout pas en sciences sociales. Mais si le XXIe siècle 'doit être' régional, comme cela semble bien engagé, alors il sera en grande partie centralasiatique, cumulant le renouveau de la "terre centrale" (H. Mackinder) et le nouveau centrage de "l'économie-monde" (F. Braudel).
Aidarbayev Sagyngaliy ; Chabal Pierre ; Sairambaev
Ces colloques Asie-Europe consacrés aux approches juridiques et politiques permettent de comparer des systèmes différents sans d'abord en maîtriser toutes les nuances changeantes. Leur parti-pris est de faire se rencontrer des collègues de trois pays ou pays d'Eurasie (Kazakhstan, France, Corée, bientôt Chine et Russie) et les laisser dialoguer en tant que spécialistes de 'leur' système nationale pour faciliter les comparaisons. De ces initiatives construites, il ressort deux éléments. Malgré les certitudes chez certains Européens que le droit communautaire de l'UE est unique en son genre, le droit régional n'est qu'un genre de droit international. Malgré les difficultés pour les centrasiatiques dans leur transition postsoviétique d'imaginer un droit transfrontières, il existe un besoin de gestion commune des progrès juridiques de construction de cette partie de l'Asie. Il est délicat d'éviter la tentation de voir des "modèles" à tirer de tel ou tel système politique ou juridique. La tentation inverse est de rejeter un système comme transposable parce que trop différent. Cet ouvrage montre qu'il faut connaître les caractéristiques des autres solutions adoptées pour s'en inspirer, mieux comprendre, voire améliorer, un appareil institutionnel et normatif, issue autant de l'histoire d'un pays que des influences reçues. Ces colloques et les publications qu'ils engendrent illustrent un ingrédient de la coopération universitaire internationale : le facteur humain. Des rencontres professionnelles, lorsqu'elles trouvent un écho encourageant et une confiance sincère de la part de collègues altruistes et généreux, aboutissent toujours. Nul obstacle ne peut venir à bout du patient dévouement et de l'enthousiasme qui pousse à croire que c'est à leur éthique que l'on reconnait les hommes et les femmes de bonne volonté. Il existera bientôt, n'en doutons pas ! , de multiples entreprises comparatistes entre les multiples sous-régions du continent eurasiatique. Nous sommes heureux d'avoir eu la chance de faire partie des pionnières envolées et des premières réussites !
Deux questions guident les réflexions contenues dans ce livre : les organismes régionaux (Conseil de l'Europe, UE, CEEA, CICA, CEI...), dont l'existence est prévue au Chapitre VIII de la Charte de l'ONU, sont-ils dans un rapport de complémentarité ou de concurrence ? Constituent-ils un atout ou une faiblesse pour l'efficacité du droit international et le respect de la souveraineté des Etats ? Elles ouvrent trois axes de réflexion : l'impact du régionalisme sur les Etats ; la capacité des Etats à conserver une identité propre ; la place du droit international (public et privé) dans ce contexte de régionalisation. L'originalité de ces réflexions tient aux regards croisés franco-kazakhs choisis pour les traiter. Cette approche, surprenante s'agissant de la comparaison avec un pays peu connu de la doctrine juridique française, fait sens du fait du rapprochement croissant Europe-Asie - illustré par les visites des chefs d'Etat français et kazakh, à Astana (2014) et à Paris (2015). Il n'est plus temps de se demander "Comment peut-on être Persan ? " , comme à l'époque de Montesquieu, mais de se connaître mieux par l'analyse comparée. Les Universités du Havre et al-Farabi (Almaty) sont engagées sur ce chemin depuis de nombreuses années. Elles ont noué des liens très forts, concrétisés par la création d'un Centre européen du Droit au sein de l'Université al-Farabi. Ce partenariat permet au lecteur de découvrir que les deux pays sont confrontés à des problématiques communes et que leur système juridique tend à se rapprocher, du fait du choix des autorités kazakhes de s'inspirer du droit français ou européen pour faire face aux défis qui s'imposent à lui.
Des dictionnaires de mots-valises, il en existe déjà. Le procédé, peu connu par son nom, est exploité dans les domaines les plus divers, pour son humour ou son efficacité. Le présent ouvrage offre en ouverture une série de réflexions sur le concept avant d'en explorer un maximum de possibilités.
Avec J.-P. Coutard, D. Cliquet propose ici un volume consacré aux environnements des occupations humaines pléistocènes en Normandie et à leur chronologie. A l'échelle régionale, les données contextuelles sont rassemblées, par disciplines, pour offrir un vaste panorama, non pas des occupations humaines elles-mêmes et des matériaux archéologiques qui leur sont associés - nul article consacré au débitage et à l'outillage en silex ici, ni à la grande faune chassée - mais de leurs environnements. L'ouvrage s'ouvre sur l'historique de la recherche en Préhistoire dans la région ; il se clôt sur une synthèse consacrée aux hommes et à leurs milieux (au pluriel) ; entre les deux, une série de contributions donnent l'état de la connaissance des reliefs, roches, végétaux, micro-organismes, etc. C'est donc tout le cadre de vie des hommes durant le Pléistocène qui est reconstitué ici, pour la Normandie, résultat des travaux entrepris par les auteurs et leurs prédécesseurs depuis plusieurs décennies.