L'enseignement de la philosophie au lycée s'entoure traditionnellement, en France du moins, d'un prestige équivoque, comme si venait s'y condenser un double enjeu, le parachèvement spirituel et civique du cycle scolaire mais, aussi bien, un rite de passage de l'enfance à l'âge adulte. Depuis des lustres déjà, cette lourde charge confiée à l'enseignement de la philosophie dans le secondaire est devenue vacillante. Mais, pour autant, les professeurs de philosophie, eux, ne sont pas prêts à considérer comme acquis que ce qui faisait la paradoxale distinction de leur enseignement se soit tout entier volatilisé. Sans s'accorder nullement sur la ou les réponses à y apporter, ils raniment sans fin la flamme de la question, l'enseignement de la philosophie émancipe-t-il ? quitte à l'agrémenter de toutes sortes de réserves et clauses de style, de quelque manière, pour peu qu'il l'ait jamais fait, etc. Mais la question s'obstine et ce livre à plusieurs voix est là pour en témoigner… Ce livre est issu d'une journée d'études organisée à la Maison des Sciences de l'Homme Paris-Nord en décembre 2010 par le département de philosophie de l'Université Paris 8 et l'association "Ici et ailleurs, pour une philosophie nomade".
Nombre de pages
195
Date de parution
07/10/2011
Poids
305g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296564688
Titre
L'enseignement de la philosophie émancipe-t-il ?
Auteur
Césarini Laurence Manesse ; Vauday Patrick
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
305
Date de parution
20111007
Nombre de pages
195,00 €
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Si Auschwitz est devenu symbole de déshumanisation, plus fondamentalement n'est-il pas le nom paradigmatique d'un événement inouï de l'histoire des hommes Cette proposition fait-elle encore question aujourd'hui? sans doute non. Auschwitz s'est inscrit dans nos livres d'histoire s'est transformé en musée et la date anniversaire de la libération des camps est l'occasion de cérémonies commémoratives. Mais la connaissance d'un fait et sa compréhension humaine ne sont pas la même chose parce qu'elles ne relèvent pas de la même catégorie du jugement. l'historien cherche des faits. le philosophe du sens. Et bien évidemment qu'Auschwitz pose problème quant au sens. Cet essai cherche précisément à articuler ce qui nous est arrivé avec Auschwitz et tente de montrer en quoi une nouvelle époque de l'humanité s'est ouverte. La posture est plutôt kantienne, l'enchaînement lyotardien quand il s'agit de voir comment, à travers l'art, l'expérience du XXe siècle peut, à l'occasion. faire signe à la pensée.
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