Témoignage du Khurbn. La résistance juive dans les centres de mise à mort - Chelmno, Belzec, Sobibor
Cehreli Sila ; Forges Jean-François
KIME
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EAN :9782841746385
Pour la première fois en langue française, une étude traite des camps spécialement édifiés par les SS en Pologne de 1941 à 1943 pour gazer les Juifs venant d'abord des ghettos de Pologne, puis de l'Europe tout entière. Sur la base de documents d'archives et de témoignages, le présent ouvrage expose ce qu'était la résistance juive à Chetmno, Betzec, Sobibor et Treblinka : quatre sites de la politique génocidaire nazie dont les SS ont tenu à effacer les traces après les avoir démantelés. Malgré l'importante historiographie de la Shoah, ces camps n'ont fait, jusqu'à présent, l'objet que de très peu de recherches universitaires. Pour montrer à quel point tous les groupes de Juifs ont résisté, dès qu'ils l'ont pu, Sila Cehreli reconstitue scrupuleusement le fonctionnement de ces camps et de l'opération génocidaire qui avait pour nom Aktion Reinhard.
Nombre de pages
354
Date de parution
21/10/2013
Poids
450g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782841746385
Titre
Témoignage du Khurbn. La résistance juive dans les centres de mise à mort - Chelmno, Belzec, Sobibor
Auteur
Cehreli Sila ; Forges Jean-François
Editeur
KIME
Largeur
145
Poids
450
Date de parution
20131021
Nombre de pages
354,00 €
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Le présent ouvrage retrace l'histoire de la Zentrale Stelle de Ludwigsburg, une institution judiciaire qui fut chargée, dès 1958, de conduire dans l'Allemagne de l'ouest les enquêtes préliminaires des crimes nazis. Cette étude analyse les tensions nées durant le processus d'émergence d'initiatives à la fois archivistique, historienne, pédagogique et civique, qui coopèrent et cohabitent avec l'instance judiciaire.
Comment des écrivains qui n'ont pas vécu la Shoah racontent-ils cet événement ? En France, cette question s'est posée de manière polémique à la parution des Bienveillantes de Jonathan Littell (2006) et de Jan Karski de Yannick Haenel (2009). Cet essai est consacré à l'ensemble de la littérature écrite en français par la génération des petits-enfants, soit par vingt-deux auteurs, qu'il s'agisse de descendants de victimes de la Shoah ou d'auteurs qui se sentent héritiers de cette mémoire. L'analyse de ces oeuvres permet de se pencher sur des questions très actuelles, comme la délicate appropriation d'un héritage, les supposés dangers de la fiction, ou encore l'utopie qui consiste à croire que l'on peut se faire témoin du témoin ou réparer le passé.
Le poème, le juste : comment la poésie a-t-elle à voir avec la justesse et la justice ? "Rendre justice" suppose connaître la justesse de ce que l'on fait et dit. L'application mécanique du droit n'est pas la justice. N'est-ce pas une leçon de poésie qui se dit ici ? Si la justice passe d'elle-même, c'est par la vertu de l'agencement même du poème, dans l'équilibre de ses éléments et traits, condition sine qua non pour qu'elle soit ce qu'elle doit être. La "justice poétique" évoque une justice rendue sans l'intervention d'une tierce partie cherchant expressément à récompenser ou punir. Quelque chose comme une autorité simple se manifestant par le poème. La justesse trouverait-elle ainsi son efficacité propre, en poésie - et parfois, dans le monde ? Le fait que la justice réelle soit plus rarement présente dans le monde que la justesse dans la poésie ne constitue pas un constat d'impuissance quant à la poésie : au contraire, la pointe extrême, sociale, de ce que dit la proximité entre justice et justesse, entre politique et langage pourrait être le lieu même de la poésie. A travers des cas exemplaires, cet ouvrage invite à réfléchir sur la justice et la justesse de la poésie, en ouvrant les points de vue thématiques, génériques, métriques, l'histoire des théories poétiques, confrontant la littérature et les sciences humaines, afin de tenter de comprendre pour quelle raison la poésie, la justesse et le désir de justice sont si intrinsèquement liés.
Le libéralisme n'est pas seulement une orientation de la pensée économique qui domine actuellement le paysage politique et intellectuel des pays anglo-saxons et d'Europe occidentale. C'est aussi, à l'origine, une revendication de liberté pour la personne, d'émancipation par rapport à un cadre moral hérité de temps anciens. Ces deux dimensions se croisent notamment dans l'oeuvre de John Stuart Mill dont LI Hongtu, professeur d'histoire à l'université Fudan (Shanghai) étudie l'oeuvre majeure, le traité De la liberté (1859). Correspondant d'Auguste Comte et disciple de Jeremy Bentham, John Stuart Mill est entré en dialogue avec les grands courants philosophiques de son temps, de l'utilitarisme au positivisme. Fervent défenseur de la liberté de l'individu confronté à la multiplicité des contraintes sociales, il a défié les préjugés de son temps en partageant la vie d'Harriet Taylor, militante du droit des femmes. La même logique l'a poussé à s'engager pour la liberté des lois du marché. Mais il était aussi employé de la Compagnie des Indes orientales, et même si on ne relève pas chez lui de traces de racisme, il s'accommodait très bien du colonialisme et du fait que des continents entiers, de l'Inde à la Chine, soient exclus des bienfaits du libéralisme dont il se faisait l'apôtre. Il était urgent que l'émergence du libéralisme soit aussi abordée dans la perspective d'une historiographie extra-européenne.