Au coeur du trafic. Mémoires d'un douanier infiltré
Cazé Jean-Pierre
NOUVEAU MONDE
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EAN :9782847366600
De 1983 à 1991, travaillant pour la direction nationale du Renseignement et des enquêtes douanières de Lyon (DNRED), Jean-Pierre Cazé s'est infiltré sous couverture au sein des plus grands réseaux internationaux de trafic de drogue. Appliquant les méthodes de services secrets comme le FBI américain, jusqu'ici inconnues en France, il a remonté avec ses équipes la filière des trafiquants, notamment au Maroc. Nous le suivons dans ses man?uvres d'approche, découvrons avec lui le fonctionnement très sophistiqué des transferts clandestins par bateau ou par la route (les fameux go fast), les protections haut placées de ces réseaux... jusqu'au sein de la famille royale marocaine. Chaque nouvelle mission est plus dangereuse que la précédente. Les douaniers infiltrés n'ont pas droit à l'erreur : au moindre doute sur leur identité réelle, ils peuvent être abattus. La méthode d'infiltration pose aussi des problèmes inédits : pour démanteler un réseau, il faut arrêter tout le monde en flagrant délit. Que faire lorsque, pour tester la fiabilité de l'infiltré, on lui demande avant toute transaction de goûter lui-même à la drogue ou d'en vendre lui-même une petite quantité ? Accepter, c'est se mettre hors la loi, refuser c'est prendre le risque d'être tué. Pourtant, à force d'astuce et de sang-froid, les résultats s'accumulent, impressionnants. Et ils ne sont pas du goût de tout le monde. En 1991, les hommes de Jean-Pierre Cazé sont arrêtés par la police lyonnaise, mis en examen pour trafic illicite. Ce nouvel épisode de la guerre des polices (dans lequel s'illustre un certain commissaire Neyret, aujourd'hui sous les projecteurs) va mettre un coup d'arrêt à l'activité peu orthodoxe de l'équipe. Après trois ans d'instruction, Jean-Pierre Cazé bénéficie pourtant d'un non-lieu. Et la loi est adaptée pour tenir compte des contraintes de l'infiltration.
Nombre de pages
203
Date de parution
12/04/2012
Poids
259g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782847366600
Titre
Au coeur du trafic. Mémoires d'un douanier infiltré
Auteur
Cazé Jean-Pierre
Editeur
NOUVEAU MONDE
Largeur
140
Poids
259
Date de parution
20120412
Nombre de pages
203,00 €
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Dans ce manuel prioritairement destiné aux futurs professionnels de la construction et à tous ceux qui les encadrent, on apprend comment transmettre durablement tout le savoir technique et économique requis par une opération du BTP. Les connaissances classiques exigées par le métier ont autant d'importance que les relations humaines que vont tisser entre eux les professionnels réunis par une opération de construction et, pourtant, cette dimension n'était pas encore traitée dans les livres de base. Que doit-on savoir ? Que doit-on faire ? Sur qui peut-on s'appuyer ? Que faut-il transmettre ? A ces questions des stagiaires et de leurs tuteurs, les auteurs répondent en s'appuyant méthodiquement sur des cas concrets vécus auprès de plus de cinq cents apprentis formés dans une centaine d'entreprises de toute la France. La mission du constructeur commence dès la notification du marché pour ne s'achever qu'à la fin de la période de parfait achèvement. Afin de faire comprendre comment l'entreprise est organisée autour du chantier, vingt-deux missions majeures sont exposées ici dans le détail, point par point. Pour chacun de ces exemples, les auteurs décrivent et analysent autant le contexte que les opérations elles-mêmes.
Cent vingt ans après la première projection publique, payante, des frères Lumière au Grand Café à Paris, les salles de cinéma sont passées de l'itinérance foraine aux multiplexes, de la pellicule aux pixels, et leurs exploitants de l'activité décriée de saltimbanque au statut patenté de commerçant, maillon indispensable de l'industrie cinématographique. Pourtant, leur métier, essentiel à l'existence des films, demeure largement méconnu. Pour la première fois, des personnalités marquantes de la profession ' visionnaires, grands dirigeants nationaux ou régionaux, représentants de la petite et moyenne exploitation, défenseurs de l'art et essai, pionniers en tous genres ' racontent leur expérience, dans sa singularité émotionnelle et intellectuelle. Le croisement de leurs témoignages embrasse plus d'un demi-siècle d'exploitation française, du tournant des années 1950, acmé de la fréquentation et moment de basculement de l'offre cinématographique, jusqu'au passage au numérique, vecteur d'une mutation sans précédent. Adaptations internes, évolutions sociétales, mutations technologiques, autant de changements économiques et d'enjeux culturels que les acteurs de ce secteur décisif ont affrontés, à travers des combats individuels et collectifs que cet ouvrage a l'ambition de mettre en lumière et d'expliciter. Ce recueil de 18 témoignages inédits, illustré de documents originaux, constitue aussi l'histoire d'hommes et de femmes radicalement attachés à la spécificité des salles de cinéma comme espaces dédiés au partage de rêves et d'imaginaire au sein d'une communauté humaine.
A la veille de la Seconde Guerre mondiale, le sport conquiert un nombre de plus en plus accru de pratiquants et de spectateurs. Il occupe des espaces, mobilise des intérêts économiques et politiques, illustrés pour le pire aux Jeux olympiques de Berlin en 1936. Au cours des " années noires " le sport français est soumis aux rigueurs des pénuries et de l'Occupation et à la volonté du régime de Vichy d'en faire un instrument de la révolution nationale. A ce titre, il lui est attribué un nouveau statut qui le place sous la tutelle légale de l'Etat français. C'est pourquoi on peut s'étonner du peu de cas qu'ont fait du sport les ouvrages généraux sur l'Occupation. Le mythe de l'" apolitisme sportif " cultivé par des personnalités et des groupes influents est assez répandu, malgré les tentatives d'instrumentalisation. Le temps de Vichy est à la fois celui des compromissions, voire pour certains du collaborationnisme, et pour d'autres du refus ou de la Résistance. Pour une majorité de Français, le sport reste un refuge. Le cas des sportifs juifs, à l'exemple du champion de natation Alfred Nakache, est le plus douloureux. En quelques années, le champ sportif se trouve ici remanié et bousculé comme il ne l'avait jamais été auparavant. Les années de Vichy laissent une trace profonde dans le sport français.
Les polémiques récentes concernant l’histoire des relations entre la France et l’Afrique donnent le sentiment d’une visibilité croissante de ce type de débats au sein de l’espace public français. Qu’il s’agisse du combat mené par de nombreux intellectuels contre la vision de l’Afrique portée par le « discours de Dakar » (2007), des controverses qui ont entouré la loi de février 2005 sur le rôle positif de la colonisation française ou des questionnements sur le rôle joué par la France au Rwanda, force est de constater que cette histoire est au croisement d’enjeux politiques, historiques et mémoriels qui en font la matrice, pour le meilleur, de débats intellectuels, de recherches scientifiques et d’une curiosité émanant du grand public, mais aussi, pour le pire, de fantasmes, de ressentiments ou de velléités de manipulation du passé. Si la nouveauté de ces controverses est sans doute à nuancer, leur forte médiatisation au cœur des années 2000 invite le chercheur à interroger les types de récit que les journalistes contribuent à faire circuler sur cette histoire. Quelle a été depuis le XIXe siècle l’évolution du rôle des médias français, africains et internationaux dans la construction des représentations de l’Afrique et de son passé ? De quels enjeux historiques, politiques, culturels et mémoriels ces représentations médiatiques sont-elles l’objet ?
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