Castelbajac Bernadette de ; Clouët des Pesruches V
MICHEL DE MAULE
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EAN :9782876232532
Le poison est-il vraiment passé de mode ? Pas si simple ! Les faits regorgent encore d'assassinats subtils où des substances nouvelles sont en jeu. Depuis toujours, la jalousie, l'appât du gain, la vengeance ou l'ambition ont provoqué le meurtre. Les interrogations fusent à l'autopsie, et la police (aujourd'hui scientifique) recourt à toute une panoplie d'outils et d'analyses. Dès lors la question se pose : comment prouver l'empoisonnement ? Le poison au cours des siècles est devenu de plus en plus indécelable. Il se dissimule dans les plats, dans le vin, mais imprègne aussi bien des gants qu'une lettre, se vaporise sur des fleurs ou des fruits. Quant à la palette des poisons, elle est vaste : l'arsenic, déjà utilisé par les Grecs ; la litharge ou " pierre d'argent " ; l'eau-forte ; les sublimés ou sel de mercure ; mais également le venin de vipère, le sang de crapaud ou le verre pilé... et aujourd'hui de discrètes formes chimiques ou bactériologiques. Bernadette de Castelbajac examine en autant de petits récits les cas d'empoisonnement les plus célèbres (ou moins connus) de l'Antiquité à nos jours, avec toujours cette même évidence : un bon poison vaut mieux qu'un long discours...
Depuis l'Antiquité, les nourrices ont fait bailler leur tétin pour allaiter les enfants des autres : ces nouveaux niés issus de la haute société puis de toutes les couches de la société urbaines. Ces femmes que l'on appelait mercenaires ont remplacé des mères trop occupées ou de santé trop fragile, auprès de nourrissons à l'espérance de vie très incertaine (un nourrisson sur quatre meurt avant un an jusqu'au XIXème siècle).. Servantes de haut niveau débarquées de leur campagne ou pauvres paysannes accueillant les tout petits dans des chaumières insalubres, Bernadette de Castelbajac dresse, à l'aide d'anecdotes piquantes, un tableau historique vivant et inattendu de ces mères de substitution .
Elles sont jeunes et jolies, cultivées, élégantes et appartiennent à l'aristocratie : ce sont les demoiselles et les dames d'honneur de la reine de France. Leur présence est indispensable à la cour. Elles apportent de la gaieté mais aussi du prestige à la reine. Elles l'entourent, la distraient et, à l'occasion, conspirent avec elle. Leur est aussi de séduire… «Une cour sans dames, c'est un jardin sans fleurs» affirmait François Ier. Certaines d'entre elles ont mené une vie vertueuse, bien que ce mot prête à rire. Bonnes épouses et bonnes mères, soucieuses de remplir leurs devoirs auprès d'une souveraine, elles ne sont plus qu'un nom dans les archives. On les a oubliées. Mais on se souvient de celles qui n'ont pu résister aux mirages de la richesse, de l'ambition, du besoin de jouer un rôle important, de l'amour… Certaines l'ont payé bien cher. Bernadette de Castelbajac nous fait revivre ici la destinée des plus illustres d'entre elles : d'Odette de Chamdiviers, douce et discrète, consolatrice du coléreux roi Charles VI, morte dans la pauvreté, jusqu'à l'empoisonneuse Mme de Montespan rachetant ses crimes derrière les murs d'un couvent, c'est un défilé prestigieux de jeunes et jolies dames qui laissèrent une trace non négligeable dans l'histoire de notre pays.
Les mots "méchants" peuvent parfois toucher juste, être drôles, spirituels ou subtils. Ce recueil de propos authentiques, tenus par des personnalités historiques, scientifiques, hommes politiques ou écrivains, en est la vivante illustration. L'amour, les femmes, les artistes, les religions, la politique, l'aspect physique, tous les sujets se prêtent à la méchanceté!
Parce qu'elle ne sait presque rien de son père, Matteo, un immigré italien arrivé en France dans les années 1930, la narratrice tente de réinventer son parcours, de son départ d'Italie, dont elle ignore les causes, à son arrivée en France, dont elle ignore les modalités exactes. Ce qu'elle sait en revanche, c'est que son père est mort dans les années 1970 et qu'il est demeuré toute sa vie ouvrier en banlieue parisienne, dans l'usine de sa soeur et de son beau frère. Pour s'aider dans cette investigation imaginaire, elle s'imprègne du destin des immigrés qu'elle rencontre de nos jours en Europe, à Calais, à Lampedusa ou aux îles Canaries. Ce texte chemine ainsi dans des temporalités différentes, entre passé (avant guerre, Seconde Guerre mondiale, années 1950) et présent, entre destins pluriels et destin singulier. Il dit l'exploitation, l'ingratitude et l'humiliation, mais aussi les trouées de soleil et de bonheur, le plaisir de la danse, les vacances en Bretagne... Ce faisant, l'auteur nous offre une belle méditation sur l'exil, l'identité, la mémoire et la transmission, sur le jeu social, le courage et la lâcheté, sur la conjugaison, enfin, de l'Histoire collective et de l'histoire singulière. Biographie de l'auteur Martine Storti a été professeur de philosophie puis journaliste à Libération. Elle est aujourd'hui Inspectrice générale de l'Education nationale. Elle a déjà publié Un chagrin politique (L'Harmattan, 1995), Cahiers du Kosovo (Textuel, 2001), 32 jours de mai (roman, Le bord de l'eau, 2006).
Au début du XIVe siècle, Abou Salim al-Jurâ'î, Ministre du Sultan, est reçu par le juge Ibn al-Hafid et le nouveau gouverneur Jarmûn. Au cours du dîner de réception, un incident met aux prises Chama, une jeune servante, et Abou Salim al-Jurâ'î. Toutefois celui-ci, sensible à l'exceptionnelle beauté de la jeune femme, la demande aussitôt en mariage à son maître... Mais al-Jurâ'î périt en mer au cours d'une campagne militaire. De retour à Salé, Chama épouse donc Ali, un Andalou fraîchement converti à l'islam, contre lequel s'acharne Jarmûn, qui la convoite. Elle ne trouvera protection qu'auprès du syndic des Chorfas de Salé et d'un ermite nommé Abou Moussa, doué de pouvoirs surnaturels. L'entraînant dans son sillage pour une mystique prière à la pluie, ce dernier sauve des femmes de la perdition par le mystère de sa sainteté. Ce livre, qui comme souvent chez l'auteur, entrecroise divers destins de femmes aux prises avec un monde d'hommes, milite pour un islam progressiste qui exalte l'image de la féminité et célèbre la victoire de la foi sur les perversions du pouvoir.