Dans Les Mots et les choses, Michel Foucault analysait la composition des Ménines de Vélasquez comme la synthèse de "tout le cycle de la représentation"... A sa mesure, l'image photographique apparait, en elle-même et dans sa relation aux autres arts, comme le résume d'une esthétique de la visualisé, la formulation de ses nouvelles possibilités. Dans cet essai, certains travaux photographiques seront donc étudiés, entre exploration du médium et poétique du visible, comme une critique de l'art par lui-même, et un éloge des passages ouvrant sui une autre image, nomade et hospitalière. Pour cela, trois notions seront abordées et mises en correspondance. L'effet d'image "critique", figuré par une poétique du cadre, des reflets ou de la scène, structure une mise en abyme du discours ; L'utopie de la photographie, ensuite, qui produit une image, hypnotique quoique fragmentaire, désirante car lacunaire, constitutive d'une vision du monde qu'elle donne d'autant plus à reconsidérer que, parfois, on l'y substitue ; et puis les passages : l'esthétique des passages. Réalité des pratiques artistiques contemporaines et enjeu de méthode, la photographie comme l'art et l'art comme ta photographie sont travaillés par une relation au texte, à la voix et aux sons, aux autres images. Là, au coeur de ces trois tensions (critique, utopie, passage), une autre visualité est produite. Poreuse et dynamique, absorbant les signes autour, la photographie se conçoit alors dans le vol en éclats de ses bords, fluide, dans l'oeil des passages.
Nombre de pages
132
Date de parution
02/11/2004
Poids
150g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747573870
Titre
La photographie dans l'oeil des passages
ISBN
2747573877
Auteur
Castant Alexandre
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
150
Date de parution
20041102
Nombre de pages
132,00 €
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Journal audiobiographique propose une petite histoire du son dans les arts contemporains : c'est-à-dire du son dans le corpus ouvert des arts plastiques, du cinéma, mais aussi de la radiophonie. Sur le principe du " journal ", qui donne son titre au livre et qui le structure, la plupart des 23 textes (articles ou entretiens) de ce Journal audiobiographique ont connu une publication ou une première présentation antérieures en revue ou catalogue lors des 10 dernières années. Depuis, ces textes ont été pour la plupart remaniés, fondamentalement ou en surface. Journal audiobiographique est donc un recueil d'articles de critique d'art et d'entretiens avec des artistes réorganisés en 4 chapitres thématiques : - le chapitre " Journal audiobiographique " est consacré à l'art radiophonique (au journal sonore du Testament d'Orphée de Cocteau, à Jonas Mekas et Laurie Anderson, à l'exposition David Bowie Is de Londres...) - le chapitre " Arts sonores " au son dans les arts plastiques (l'oeuvre vidéo de Tania Mouraud, les paysages sonores d'Alexandre Joly, Vinyle de Christian Marclay...) - le chapitre " Cinémas " explore la notion de plasticité du son au cinéma, dans le cinéma des artistes plasticiens (le son dans les films d'Alain Robbe-Grillet, dans Basquiat de Julian Schnabel, dans Zidane, un portrait du XXIe siècle de Douglas Gordon, dans le cinéma de Vincent Dieutre...) - le chapitre " Elégie " est une réflexion sur une esthétique contemporaine de l'invisible et de l'immatérialité (notamment Une Histoire de vent de Joris Ivens et Marceline Loridan...) Un parcours critique sonore, hors chronologie, presque spatial, qui propose une réflexion sur l'expérience de l'écoute.
Pour composer ce récit polyphonique sur la Grande Guerre, cinq voix s'ajustent constamment. Celle d'un soldat dont les quatre années dans les tranchées sont autant le cauchemar que les signes d'un destin fait d'indigence, puis d'ascension sociale. Il y a aussi un narrateur qui, dans une ancienne maison familiale, relaie la mémoire de ce "Poilu" et, pour cela, part sur les traces, visuelles et littéraires, de son histoire. Il y a Thomas, critique d'art : il tient "en dilettante" un journal du centenaire de la Grande Guerre. Il y a encore la maison de famille de cette histoire insituable, mais figée dans une lumière fantomatique et pastorale (languedocienne ? cévenole ? ardéchoise ? ). Enfin, tel un fil d'actualité, des chroniques éditoriales des commémorations du centenaire sont intercalées. Dès lors, cinq voix construisent, dans un monde sensible et sa tragédie, une élégie pour l'humanité, d'hier et d'aujourd'hui.
Parce que j'étais idéaliste, et parce que les utopies de l'histoire avaient tourné le dos à ma génération, et parce que, aussi, l'une des dernières figures possibles du lyrisme semblait résider dans le journalisme sur l'art, sa contemporanéité et sa saisie fulgurante, quasi poétique de l'instant, de l'éphémère dont il devenait alors le laboratoire d'une forme de fièvre. Parce qu'il sera toujours un temps où la presse écrite représentera une contre-culture, quelque chose comme une résistance politique à l'homogénéisation de masse des idées et des signes, et parce que je croyais aux aspirations profondes, qui venaient des revues des avant-gardes artistiques de l'entre-deux-guerres, et de celles des années 1960, et aussi d'un engagement dont le fer de lance, avant tout engagement, précisément, était le style... Pour toutes ces raisons, que ces articles pourraient un jour construire une aventure autonome, fragmentaire et aléatoire, hétérodoxe et subjective de l'histoire de la photographie m'était vite venu à l'esprit... Ce livre en est l'histoire... Ecrans de neige réunit donc des articles, des entretiens ou des chroniques sur la photographie parus dans des revues, des critiques d'art liées à des expositions, des écrits sur les relations entre la photographie, la littérature et le cinéma qui, saisis dans le mouvement de ces vingt dernières années, procèdent, aussi, du passage à l'ère de la dématérialisation des supports des images, leur mutation.
À sept reprises, des romans d'André Pieyre de Mandiargues furent adaptés au cinéma, notamment par Walerian Borowczyk, Jacqueline Audry ou Jack Cardiff. Presqu?autant de fois, ses récits feront l'objet de projets inaboutis et impossibles, à l'instar de l'adaptation du Lis de mer envisagée par Michelangelo Antonioni ou de La Motocyclette souhaitée par Nelly Kaplan. Est-ce la poétique visuelle de Mandiargues qui séduisit, de façon magnétique, les cinéastes ? Son ?uvre entière n'est-elle pas, secrètement, l'exploration d'un monde sonore ... Une esthétique du cinéma traverse ainsi les romans de Mandiargues et leurs adaptations pour dessiner finalement les contours d'un archipel audiovisuel où se rencontrent l'imaginaire, la plasticité des images et des sons, les films invisibles et leur utopie.Essayiste, critique d'art et professeur à l'École nationale supérieure d'art de Bourges, Alexandre Castant a publié Esthétique de l'image, fictions d'André Pieyre de Mandiargues (Publications de la Sorbonne, 2001) et Visions de Mandiargues ? Modernité, avant-garde, expériences (en collaloration avec Iwona Tokarska-Castant, Filigranes, 2020).
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...