Journal audiobiographique propose une petite histoire du son dans les arts contemporains : c'est-à-dire du son dans le corpus ouvert des arts plastiques, du cinéma, mais aussi de la radiophonie. Sur le principe du " journal ", qui donne son titre au livre et qui le structure, la plupart des 23 textes (articles ou entretiens) de ce Journal audiobiographique ont connu une publication ou une première présentation antérieures en revue ou catalogue lors des 10 dernières années. Depuis, ces textes ont été pour la plupart remaniés, fondamentalement ou en surface. Journal audiobiographique est donc un recueil d'articles de critique d'art et d'entretiens avec des artistes réorganisés en 4 chapitres thématiques : - le chapitre " Journal audiobiographique " est consacré à l'art radiophonique (au journal sonore du Testament d'Orphée de Cocteau, à Jonas Mekas et Laurie Anderson, à l'exposition David Bowie Is de Londres...) - le chapitre " Arts sonores " au son dans les arts plastiques (l'oeuvre vidéo de Tania Mouraud, les paysages sonores d'Alexandre Joly, Vinyle de Christian Marclay...) - le chapitre " Cinémas " explore la notion de plasticité du son au cinéma, dans le cinéma des artistes plasticiens (le son dans les films d'Alain Robbe-Grillet, dans Basquiat de Julian Schnabel, dans Zidane, un portrait du XXIe siècle de Douglas Gordon, dans le cinéma de Vincent Dieutre...) - le chapitre " Elégie " est une réflexion sur une esthétique contemporaine de l'invisible et de l'immatérialité (notamment Une Histoire de vent de Joris Ivens et Marceline Loridan...) Un parcours critique sonore, hors chronologie, presque spatial, qui propose une réflexion sur l'expérience de l'écoute.
Dans Les Mots et les choses, Michel Foucault analysait la composition des Ménines de Vélasquez comme la synthèse de "tout le cycle de la représentation"... A sa mesure, l'image photographique apparait, en elle-même et dans sa relation aux autres arts, comme le résume d'une esthétique de la visualisé, la formulation de ses nouvelles possibilités. Dans cet essai, certains travaux photographiques seront donc étudiés, entre exploration du médium et poétique du visible, comme une critique de l'art par lui-même, et un éloge des passages ouvrant sui une autre image, nomade et hospitalière. Pour cela, trois notions seront abordées et mises en correspondance. L'effet d'image "critique", figuré par une poétique du cadre, des reflets ou de la scène, structure une mise en abyme du discours ; L'utopie de la photographie, ensuite, qui produit une image, hypnotique quoique fragmentaire, désirante car lacunaire, constitutive d'une vision du monde qu'elle donne d'autant plus à reconsidérer que, parfois, on l'y substitue ; et puis les passages : l'esthétique des passages. Réalité des pratiques artistiques contemporaines et enjeu de méthode, la photographie comme l'art et l'art comme ta photographie sont travaillés par une relation au texte, à la voix et aux sons, aux autres images. Là, au coeur de ces trois tensions (critique, utopie, passage), une autre visualité est produite. Poreuse et dynamique, absorbant les signes autour, la photographie se conçoit alors dans le vol en éclats de ses bords, fluide, dans l'oeil des passages.
Pour composer ce récit polyphonique sur la Grande Guerre, cinq voix s'ajustent constamment. Celle d'un soldat dont les quatre années dans les tranchées sont autant le cauchemar que les signes d'un destin fait d'indigence, puis d'ascension sociale. Il y a aussi un narrateur qui, dans une ancienne maison familiale, relaie la mémoire de ce "Poilu" et, pour cela, part sur les traces, visuelles et littéraires, de son histoire. Il y a Thomas, critique d'art : il tient "en dilettante" un journal du centenaire de la Grande Guerre. Il y a encore la maison de famille de cette histoire insituable, mais figée dans une lumière fantomatique et pastorale (languedocienne ? cévenole ? ardéchoise ? ). Enfin, tel un fil d'actualité, des chroniques éditoriales des commémorations du centenaire sont intercalées. Dès lors, cinq voix construisent, dans un monde sensible et sa tragédie, une élégie pour l'humanité, d'hier et d'aujourd'hui.
Parce que j'étais idéaliste, et parce que les utopies de l'histoire avaient tourné le dos à ma génération, et parce que, aussi, l'une des dernières figures possibles du lyrisme semblait résider dans le journalisme sur l'art, sa contemporanéité et sa saisie fulgurante, quasi poétique de l'instant, de l'éphémère dont il devenait alors le laboratoire d'une forme de fièvre. Parce qu'il sera toujours un temps où la presse écrite représentera une contre-culture, quelque chose comme une résistance politique à l'homogénéisation de masse des idées et des signes, et parce que je croyais aux aspirations profondes, qui venaient des revues des avant-gardes artistiques de l'entre-deux-guerres, et de celles des années 1960, et aussi d'un engagement dont le fer de lance, avant tout engagement, précisément, était le style... Pour toutes ces raisons, que ces articles pourraient un jour construire une aventure autonome, fragmentaire et aléatoire, hétérodoxe et subjective de l'histoire de la photographie m'était vite venu à l'esprit... Ce livre en est l'histoire... Ecrans de neige réunit donc des articles, des entretiens ou des chroniques sur la photographie parus dans des revues, des critiques d'art liées à des expositions, des écrits sur les relations entre la photographie, la littérature et le cinéma qui, saisis dans le mouvement de ces vingt dernières années, procèdent, aussi, du passage à l'ère de la dématérialisation des supports des images, leur mutation.
À sept reprises, des romans d'André Pieyre de Mandiargues furent adaptés au cinéma, notamment par Walerian Borowczyk, Jacqueline Audry ou Jack Cardiff. Presqu?autant de fois, ses récits feront l'objet de projets inaboutis et impossibles, à l'instar de l'adaptation du Lis de mer envisagée par Michelangelo Antonioni ou de La Motocyclette souhaitée par Nelly Kaplan. Est-ce la poétique visuelle de Mandiargues qui séduisit, de façon magnétique, les cinéastes ? Son ?uvre entière n'est-elle pas, secrètement, l'exploration d'un monde sonore ... Une esthétique du cinéma traverse ainsi les romans de Mandiargues et leurs adaptations pour dessiner finalement les contours d'un archipel audiovisuel où se rencontrent l'imaginaire, la plasticité des images et des sons, les films invisibles et leur utopie.Essayiste, critique d'art et professeur à l'École nationale supérieure d'art de Bourges, Alexandre Castant a publié Esthétique de l'image, fictions d'André Pieyre de Mandiargues (Publications de la Sorbonne, 2001) et Visions de Mandiargues ? Modernité, avant-garde, expériences (en collaloration avec Iwona Tokarska-Castant, Filigranes, 2020).
Invitant à vivre à l'heure japonaise, cet agenda présente toutes les fêtes et les jours fériés du Japon. Ces événements qui ponctuent l'année sont les reflets de la culture de l'Archipel. Les Japonais sont en effet très sensibles au passage du temps et à ses manifestations : saisons, floraisons, phénomènes météorologiques. Les mois et les jours sont écrits en français et en japonais. Chaque semaine est illustrée par une estampe ou une peinture.Les jours fériés et les vacances scolaires, en plus du Japon et de la France, sont indiqués pour la Belgique, la Suisse et le Québec.Une reliure spéciale (dos décollé) fait de cet agenda semainier un objet élégant, original, pratique.
Chaque jour de l'année est aussi la date anniversaire de la naissance d'un artiste. Cet agenda propose de célébrer les artistes tous les jours, et présente la reproduction d'une ?uvre pour chaque semaine.Quelles soient célèbres ou beaucoup moins connues, de nombreuses ?uvres attirent irrésistiblement notre regard : leur splendeur tient aussi bien à l'intensité de leur force créatrice, aux histoires qu'elles nous racontent, qu'à l'originalité du traitement de leur sujet. Ce sont ces critères qui guident le choix des ?uvres présentées dans cet agenda. Autant d'occasions de découvrir ou redécouvrir des artistes.Les jours fériés et les vacances scolaires sont indiqués pour la France, la Belgique, la Suisse et le Québec.Une reliure spéciale (dos décollé) fait de cet agenda semainier un objet élégant, original et pratique.
Objet de fascination pour les Occidentaux qui les découvrent vers 186o, les estampes japonaises vont jouer un rôle considérable dans la formation de l'art moderne. Pourtant, pour les japonais, l'ukiyoe, les "images du monde flottant", est un moyen de représentation "vulgaire, dont les créateurs ne sont pas considérés comme des artistes, par opposition avec la peinture savante qui trouve son origine en Chine. En effet, les estampes apparaissent avec le transfert de la capitale de Kyôto à Edo, au XVIIIe siècle, et sont destinées aux artisans et aux marchands. D'abord monochromes, puis coloriées, elles deviennent polychromes et atteignent leur perfection technique dans la seconde moitié du mue siècle. D'une grande diversité, elles remplissent de nombreuses fonctions et connaissent un succès considérable : aussi bien publicitaires (maisons de courtisanes, kabuki, sumô, magasins) que décoratives (estampes piliers, surimono), éducatives (encyclopédiques, narratives) que ludiques (jeux, personnages et décors à découper), médiatiques (paysages, légendes, faits divers) qu'érotiques. Ce livre invite à découvrir l'histoire, les genres et la technique des estampes japonaises, ainsi que les principaux créateurs : Moronobu, Harunobu, Utamaro, Hokusai, Hiroshige, Kuniyoshi, Kunisada...