Cultures & Sociétés N° 9, Janvier 2009 : Le passage à l'âge d'homme
Cassagnaud Josy
TERAEDRE
16,00 €
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EAN :9782912868657
L'éditorial de Thierry Goguel d'Allondans Les chroniques de Roger Dadoun, David Le Breton Le dossier : contributions de /Josy Cassagnaud / Erwan Rouzel / Monick Lebrun-Niesing / Philippe Hameau / Mohamed Dardour / Serge Botet Entretien avec Georges Balandier Les rubriques : Coup de gueule, Hors champs, Echos du terrain : L'événement pédagogique, Initiatiques, (Re)découvrir : Arnold van Gennep, l'homme des passages, Vu(es) d'ailleurs, Lu & Vu. Aujourd'hui, l'adolescence - construction sociale et culturelle de la deuxième moitié du XXe siècle - se déploie, entre enfance et adultité, comme un entre-deux aux contours flous et, pour le moins, élastiques. Comment grandir ? Comment honorer père et mère en les quittant ? Comment appréhender la découverte du monde et de l'amour ? Comment prendre son envol (autonomie) et ses nouvelles responsabilités (décision) ? Le dossier de ce trimestre appréhende différemment ce passage à l'âge d'Homme. Le banga des mahorais, bien que menacé par la modernité et ses politiques d'urbanisme, offre encore cet espace de formation progressive spécifique aux sociétés de la tradition. On y trouverait peut-être l'explication de l'engouement postmoderne pour le chamanisme vécu là comme une quête initiatique, mais, lorsque rien ne vient soutenir le passage, l'individu s'accroche à ce qui pourrait lui conférer une place honorable, une inscription sociale, une identité sexuée. Entre quête existentielle et évolutions sociétales, les chemins adolescents semblent désormais bien contrastés et, trop souvent, incertains.
Nombre de pages
146
Date de parution
03/03/2009
Poids
195g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782912868657
Titre
Cultures & Sociétés N° 9, Janvier 2009 : Le passage à l'âge d'homme
Auteur
Cassagnaud Josy
Editeur
TERAEDRE
Largeur
140
Poids
195
Date de parution
20090303
Nombre de pages
146,00 €
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A Mayotte se côtoient divers groupes culturels et linguistiques, sur fond de syncrétisme animismo-musulman. On y trouve deux langues locales, le shimaoré et le shibushi. L'île a hérité d'un lourd passé colonial : alors qu'elle appartient à la France depuis plus de 150 ans, nombreux sont les obstacles socioculturels à l'apprentissage du français, langue du colonisateur, de l'enseignement, de l'administration et de l'insertion professionnelle. Sa forme a évolué. Il ne s'agit pas d'un français scolaire mais d'une forme d'alternance codique et de mélange avec les langues locales. Synonyme de modernité et de facilité, il est notamment utilisé dans les SMS. Tout en exerçant une grande attraction sur les jeunes, il est perçu comme une langue d'acculturation. Par ailleurs si le français est la langue dominante de par son statut sociopolitique, ces jeunes restent très attachés à leurs langues locales et sont inquiets de les voir disparaître au profit du seul français : à noter que l'introduction des langues locales, à l'école, est d'actualité. C'est dans ce contexte plurilingue et pluriculturel que s'inscrit le travail de Josy Cassagnaud. En actrice connaisseuse du terrain, l'auteure consacre cet ouvrage aux pratiques langagières et représentations de jeunes Mahorais des villages de brousse. Mais au-delà de cette étude des comportements langagiers, c'est toute la société mahoraise, dans sa mutation, son ballotage entre tradition et modernité et sa crainte de perdre son identité que Josy Cassagnaud tente d'analyser. Richement documenté, ce travail universitaire porte également sur le parler urbain, sa condition d'émergence et les comportements langagiers des adolescents mahorais en la matière.
Dans cet ouvrage, préfacé par Thierry Goguel d'Allondans, anthropologue à l'université de Strasbourg, Josy Cassagnaud dénonce les risques que court la culture mahoraise face à l'occidentalisation et à l'urbanisation en s'appuyant sur la forte relation entre l'organisation sociale et l'espace : en touchant au mode d'habiter, on touche à la structure de la société. L'ouvrage dénonce également la perte de repères pour les jeunes. À Mayotte les rites de banga, structurants et formateurs pour les jeunes Mahorais, sont appelés à disparaître. Aujourd'hui, le jeune connaît des conflits générationnels : s'il s'établit dans un banga, en claquant la porte de la maison familiale, il le fait en rupture avec ses parents entraînant délinquance et violence. Selon Durkheim, " chaque société considérée à un moment déterminé de son développement, a un système d'éducation qui s'impose aux individus avec une force généralement irréductible. Il est vain de croire que nous pouvons élever nos enfants comme nous le voulons. Il y a des coutumes auxquelles nous sommes tenus de nous conformer ; si nous y dérogeons, elles se vengent sur nos enfants. Ceux-ci, une fois adultes, ne se trouvent pas en état de vivre au milieu de leurs contemporains, avec lesquels ils ne sont pas en harmonie. " Dans le même état d'esprit, Pierre R. Dasen, de l'université de Genève, considère que la perte de rites de passage augmente la violence. Il souligne que " Les problèmes de comportement de l'adolescence sont produits par notre société. " Toutefois, les rites meurent-ils ou sont-ils remplacés par de nouveaux rites ? Le téléphone portable n'est-il pas un nouveau rite ? Elle vous invite à le découvrir...
C'est à l'aune d'un verdict médical sans appel que Pierre Cassignard prend la plume et nous livre le constat d'un homme sensible sur la vie, sur sa vie, ceux qui l'ont forgée, traversée. D'abord le regard d'un petit garçon lunaire sur un monde adulte bien maussade. Il voit ses parents se désaimer, ne plus se comprendre et tenir ensemble malgré tout. Pour échapper à ce climat mortifère, il trouve refuge dans l'amour de sa grand-mère, si délicate, si rassurante. Puis arrivent les tourments d'un adolescent troublé, qui rêve de music-hall alors que son père lui offre des chaussures à crampons. Devenu jeune homme, il choisit la vie d'artiste, avec ce qu'elle a de singulier, surprenant, joyeux mais aussi solitaire, banal et dérisoire... "Un Gascon mal dégrossi qui s'est dépatouillé comme il a pu avec la vie et le métier d'acteur". : c'est ainsi que Pierre Cassignard aimait à se définir. Ce récit est l'histoire d'un garçon comme des millions d'autres, et qu'on a pourtant envie de suivre. Parce que Pierre Cassignard semblait doué pour la vie ? Peut-être... Parce qu'il nous le livre avec son âme d'enfant ? Assurément.
Rose Ausländer, dont les poèmes sont traduits dans le monde entier, fait partie des figures majeures de la littérature allemande du xxe siécle. Sa voix demeure pourtant quasi ignorée en France en dehors de cercles universitaires, alors même que son ami et compa- triote Paul Celan la portait en haute estime et qu'elle est considérée comme l'une des grandes poétesses de la Shoah, au même titre que Nelly Sachs.
La prédication par Muhammad d'une nouvelle religion, les conquêtes arabes et la formation d'un puissant Empire islamique sont des faits bien connus et exposés dans de nombreux ouvrages. Mais cette histoire, qui paraît solidement établie, reflète la vision idéalisée d'auteurs musulmans écrivant deux siècles plus tard, soucieux avant tout de légitimer les califes abbassides et l'islam sunnite. Est-il possible d'écrire une histoire scientifique des débuts de l'Islam ? Et selon quelles voies ?
Pour des courants influents de la postmodernité, la personne consiste dans la somme d'informations qui règne sur un archipel d'os et d'organes régit par des fonctions biologiques, elle est le « fantôme dans la machine » (Ryle). Dans le dualisme cartésien dont nous sommes les héritiers, le corps est une sorte de véhicule de la personne, l'enclos matériel de son intériorité. Dans ce contexte où domine l'information, le rendement, l'efficacité, l'utilitarisme, etc. Une vaste littérature technophile, émerveillée par les technologies contemporaines, voit un avenir radieux se dessiner devant nous, fait de prothèses, de puces électroniques. Le corps est aujourd'hui perçu à l'image de la relique indigne d'une humanité dont on prétend qu'elle est dépassée. La maladie, la mort, rançon de la condition corporelle de l'humain sont désormais perçues comme prochainement vaincues par l'avancée des connaissances scientifiques. L'immortalité serait pour demain, la maladie n'aura plus la moindre virulence. La science est aujourd'hui érigée par certains scientifiques en substitut de Dieu, ils promettent le paradis dans les décennies à venir sans bien, par ailleurs, réfléchir au contexte sociologique d'aujourd'hui où règne une inégalité sociale terrifiante entre les individus et les sociétés à travers le monde. Il ne s'agit nullement ici de dénigrer les avancées scientifiques. Le cyborg est déjà dans nos murs, il n'est pas le surhomme de demain, mais il prend la figure d'hommes ou de femmes malades ou handicapées dont l'appareillage technique sauve les vies ou leur octroie une autonomie dont on aurait même pas rêvé il y a trente ans. Mais bien entendu des prothèses à visée thérapeutique, restaurant un organe ou une fonction ne soulèvent guère d'objections, elles s'intègrent dans un long processus de réparation et d'ingéniosité de la médecine. Les visées « mélioristes » (enhancement) sont nettement plus problématiques visant à « améliorer » l'homme, à maximiser ses performances. L' « améliorer » au nom de quelle valeur ? Pourquoi ... La technique devient une religiosité, un techno-prophétisme, une voie de salut pour délivrer l'homme de ses anciennes limites posées désormais comme des pesanteurs. Exigence d'une liberté que plus rien ne borne sinon le désir, et surtout pas la responsabilité. « Augmenter » l'humain prend différente forme, sans relation souvent les unes avec les autres, sinon dans l'imaginaire d'un monde sans maladie, avec une mort repoussée à l'infini, une volonté de maitrise radicale de tous les processus corporels. L'analyse doit se tenir hors des deux tentations, celle de la nostalgie d'un corps ancien, perçu comme une sorte d'ontologie de l'humain, un lieu naturel et irréductible, et celle de la fascination pour une technologie remaniant en profondeur un corps perçu comme obsolète. Tel est l'objet de ce volume qui mêle des chercheurs ayant écrit et réfléchit sur les technologies, et sur le corps. Dans ce contexte où des techno-prophètes énoncent le
La culture Koongo s'organise autour de la palabre : contes, proverbes... Cet ouvrage inaugure une collection, Les enfants écrivains de la brousse, qui entend recueillir les traditions orales pour les enfants et par les enfants. Ce livre est le résultat d'un travail d'équipe - enfants et adultes, néophytes et spécialistes, Congolais et Français - en amitié. Il s'adresse principalement aux collégiens congolais, de la 6e à la 3e, et à leurs maîtres, mais intéressera sous toutes les latitudes.