Savoirs N° 18, 2008 : La dimension formative du travail social
Carré Philippe
L'HARMATTAN
15,00 €
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EAN :9782296074439
Comment et dans quelle mesure peut-on former au social par le travail social interroge Evelyne Baillergeau. Ces pratiques de formation, écrit-elle, peuvent consister à apporter un soutien à des personnes en vue de reprendre prise sur leur devenir et sur celui de leurs proches. Evelyne Baillergeau nous présente cette intention formative de l'intervention sociale de manière diachronique, au Québec, où l'histoire a façonné les pratiques et les institutions de manière spécifique. Les influences interculturelles, des Etats-Unis géographiquement proches, mais aussi de l'Europe francophone qui relie le Québec au vieux continent à travers sa culture et ses valeurs, modèlent les pratiques et les conceptions des intervenants sociaux. C'est pourquoi la promotion de l'empowerment collectif ou développement des communautés ainsi que celle de l'autonomie et de l'épanouissement des personnes, recherchée à travers l'intervention sociale, trouve aujourd'hui un écho particulier et fait débat entre les différents acteurs. Les "rebonds" sollicités à la suite de cette note contribuent à alimenter la réflexion en mettant en avant d'autres influences. Ce numéro comporte deux articles de recherche. Dans le premier, Gilles Leclercq analyse l'impact spécifique induit par un environnement numérique sur différents aspects d'un dispositif de formation, de son pilotage à sa production. Dans le second, Dominique Kern examine les conditions spécifiques de formation des personnes âgées, en mettant en évidence l'importance de la dimension des ressources sociales et culturelles dans la "disposition à apprendre" des personnes âgées. La revue "Savoirs" a pour vocation de favoriser la production, la valorisation et la mise en débat des synthèses et des résultats de travaux de recherche (thèses, recherches sur contrat, symposium, notes d'habilitation à diriger des recherches, etc.), réalisés dans le champ de la formation des adultes. Elle souhaite contribuer ainsi à la compréhension des systèmes d'éducation et de formation.
Nombre de pages
127
Date de parution
10/12/2008
Poids
235g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782296074439
Titre
Savoirs N° 18, 2008 : La dimension formative du travail social
Auteur
Carré Philippe
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
160
Poids
235
Date de parution
20081210
Nombre de pages
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Qu'est-ce que la sociologie peut nous dire aujourd'hui de la formation ? La sociologie est loin d'être monolithique et les sociologues, même s'ils ne sont pas si nombreux à prendre la formation comme centre d'intérêt majeur de leurs recherches, adoptent sur le thème des angles d'attaque fort différents. Les auteurs ont choisi de privilégier un axe majeur de la recherche sociologique, celui des inégalités d'accès et d'effet de la formation.
Ce numéro 70 de Savoirs explore les transformations contemporaines de la formation des adultes à travers une question centrale : que signifie réellement "faciliter" ? A l'heure où la facilitation s'impose dans de nombreux domaines, la note de synthèse de Denis Cristol en propose une lecture critique et rigoureuse. Elle interroge ses usages, ses promesses et ses liens avec des pratiques telles que l'accompagnement, le coaching ou le co-développement, invitant à distinguer innovation réelle et effets de mode. Les contributions réunies illustrent la diversité des espaces d'apprentissage : des jardiniers parisiens étudiés par Amel Bouterraa aux forums de MOOC analysés par Fiammetta Cascioli Karivalis et Heloisa Neves, en passant par les travaux de Dorothée Cavignaux-Bros, Camille Besson, Hélène Amazouz et Pauline Vessely autour de la notion d' "expérience-apprenant" , ainsi que les expériences doctorales d'Enora Germain et Estelle Verkest Gueneau. La rubrique "Vie de la recherche" , proposée par Dina Adinda et Olivier Las Vergnas, offre un panorama des thèses et HDR récentes, mettant en lumière la richesse et la pluralité des recherches dans le champ de la formation des adultes.
L'apprenance" tend à se substituer au terme d'"apprentissage" et désigne l'acte d'apprendre envisagé dans sa dynamique et ses composants. Cet ouvrage propose un inventaire détaillé de ce concept "fédérateur" pour répondre aux questions : pourquoi, comment et où apprendre.
A partir d’un état de la problématique de l’apprentissage tout au long de la vie, sont successivement passés en revue, sous un angle psychopédagogique : les thèmes des dispositions à apprendre, des environnements dits « apprenants » et des pratiques d’apprentissage, particulièrement autodirigées et informelles ; la question des motivations à apprendre des adultes au XXIe siècle ; les modalités de facilitation des formes multiples de développement des compétences professionnelles et personnelles à l’heure du lifelong learning.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...