Un autre monde, son chef-d'?uvre, paraît en 1844. Dans cette fresque merveilleuse et critique à la fois, la relation habituelle entre texte et image est inversée. Ce sont les dessins qui priment sur le texte. Un autre monde, avec ses transformations, visions, fantasmagories, rêveries, zoomorphoses, apothéoses et autres bizarreries se veut le re?et d'une époque où le public est en permanence surpris par les innovations industrielles, médicales et scienti?ques. L'univers merveilleux et étrange de Grandville a inspiré bien des artistes après lui, depuis les surréalistes jusqu'aux artistes contemporains comme Marcel Broodthaers, César, Charles Doudelet, James Ensor, Jan Fabre, Francisco de Goya, On Kawara, Desmond Morris, Panamarenko, Odilon Redon, Angel Vergara (qui représente la Communauté française de Belgique à la 54e Biennale de Venise). Le mouvement moderne a volontiers absorbé le talent de Grandville et on retrouve de nombreux échos dans notre culture de l'image: des?lms des Georges Meliès, des Frères Lumière, de Ladislas Starevitch, de Charlie Chaplin, de Serge Vandercam et Christian Dotremont, à la video d'artiste de Koen Theys.
Nombre de pages
110
Date de parution
08/02/2012
Poids
700g
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9789053253229
Titre
Images d'autres mondes. Grandville et Cie
Auteur
Carpiaux Véronique ; Laurent Sophie
Editeur
PANDORA BE
Largeur
0
Poids
700
Date de parution
20120208
Nombre de pages
110,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Carpiaux Véronique ; De Vos Julien ; Degembe Marie
Pendant la seconde moitié du XIXe siècle, le marché de l'art, en pleine expansion, permet la constitution progressive de collections privées et publiques. Qu'ils soient négociants de toiles et de tableaux, critiques littéraires ou de "simple" particuliers éclairés, les amateurs de peinture s'adonnent a leur passion de réunir les oeuvres les plus fameuses des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles ainsi que celles de leurs contemporains. Et lorsque ces collections se font legs, les musées deviennent les conservatoires des mouvements artistiques qui ont traversé l'Europe, d'Albrecht Dürer à Félicien Rops, sans oublier l'inclassable James Ensor. Cet ouvrage collectif contribue a la mise en valeur du patrimoine du musée d'Ixelles, a Bruxelles, dont les collections comprennent des chefs-d'oeuvre de l'art ancien et de l'impressionnisme belge, réunis par deux généreux donateurs : Léon Gauchez (1825-1907) et Octave Maus (1856-1919). Découvrez, au fil de ce catalogue, des styles, des périodes et des thématiques picturales qui présentent un large panorama de l'art du "plat pays".
Dès 1878, Félicien Rops (1833-1898) conçoit un album de dessins sulfureux qui illustrerait l'emprise du diable et de la femme fatale sur le XIXe siècle. Cet Album du Diable ne verra jamais le jour et la plupart des oeuvres qui le composaient restent aujourd'hui inconnues. A travers cet ouvrage, suivez l'évolution de ce projet non abouti qui condense les thèmes artistiques traités par celui qui se surnommait "L'Infâme Fély". De La Tentation de saint Antoine (1878) commentée par Sigmund Freud à la série Les Sataniques (1882), découvrez l'univers d'un artiste qui souhaitait avant tout "lever le voile de l'hypocrisie" de son époque. Une série d'oeuvres inédites composent ce livre de référence sur celui que d'aucuns considèrent encore comme un pornographe.
Fernand Khnopff (1858-1921) était un artiste belge aux talents multiples et maitrisant parfaitement diverses techniques artistiques. Mais contrairement à son contemporain et collègue James Ensor, ce n'était pas un graveur né. Il estimait toutefois l'art de la gravure à sa juste valeur. Il fallut un certain temps avant que son oeuvre graphique ne soit analysée et étudiée. Ses pointes sèches sont peu nombreuses mais d'une qualité exceptionnelle. Il fut aussi régulièrement sollicité pour illustrer des oeuvres littéraires. Les compositions de Khnopff, réalisées selon diverses techniques d'impression se prêtent parfaitement l'évocation de la sphère mélancolique ou décadente de la littérature fin de siècle. Son intérêt pour la photographie le poussa à réaliser, en tirages limités, des platinotypes coloriés et retouchés de ses propres oeuvres. A l'occasion de l'importante rétrospective Fernand Khnopff, le maître de l'énigme organisée par le Petit Palais à Paris, du 11 décembre 2018 au 17 mars 2019, Pandora Publishers publie le premier catalogue raisonné des estampes et des platinotypes rehaussés de Fernand Khnopff par Xavier Tricot.
Dans l'entre-deux-guerres, Floris Jespers (1889-1965) était reconnu parmi les ténors de la peinture moderniste belge. Pendant et peu après la Première Guerre mondiale, il faisait partie, avec son frère, le sculpteur Oscar Jespers et le dadaïste Paul Joostens, du cercle entourant le poète et critique Paul Van Ostaijen qui subit l'influence du fauvisme, de l'expressionnisme, du cubisme et du futurisme européens. Dans les années vingt, il rejoignit les groupes Sélection et Centaure opérant à Bruxelles. Des critiques renommés belges et étrangers citaient son nom et ceux de Permeke, De Smet et Van den Berghe d'un trait parmi les " expressionnistes flamands " donnant le ton. Son œuvre " post-expressionniste " est extrêmement variée grâce à sa maîtrise de différents médias : en plus des peintures à l'huile, il est l'auteur de nombreux dessins, gravures et peintures sous verre où les thèmes ruraux alternent avec les scènes de cirque. Dans ses thèmes urbains d'inspiration satirique, il stylise souvent avec un formalisme tendant vers l'art déco. Les sombres années trente marquent un tournant : Floris Jespers opère un revirement vers une peinture traditionnelle. Des séries de " paysages flamands et wallons ", des natures mortes, des portraits marquent le retour vers une peinture " spécialisée " ; il contribue cependant aussi à la renaissance de l'art monumental avec ses projets de tapis pour les expositions universelles de Paris et New York. Peu après la Seconde Guerre mondiale, Floris Jespers adhère à nouveau au modernisme international, pour dans les années cinquante se ressourcer dans la " beauté congolaise ", une nouvelle apogée. L'exposition offre une occasion d'apprécier à sa valeur l'œuvre abondante et variée de l'artiste. Jean E Buyck, directeur scientifique d'honneur du Musée royal des Beaux Arts d'Anvers, décrit dans cette publication le trajet de l'artiste protéiforme Floris Jespers dans le contexte des courants dominants, et donne une analyse des réactions critiques qui ont forgé l'image créée autour de son personnage.