Comment comprendre cette figure historique exceptionnelle qu'est Félix Eboué et surtout pourquoi fait-elle l'objet d'une si grande méconnaissance, alors même qu'il fut le premier homme noir à entrer au Panthéon, en grande pompe, au côté de Victor Schoelcher en 1949, cinq ans seulement après sa mort ? Dans cette biographie, la première en langue française à aborder l'homme en profondeur, Arlette Capdepuy montre toute la complexité du personnage. Descendant d'esclave, Guyanais parfaitement assimilé, il sera le premier "indigène" à accéder, comme gouverneur de l'AEF, au rang le plus élevé de l'administration coloniale. Il a ainsi pu être vu tantôt comme un agent de la colonisation, tantôt comme symbole d'une oeuvre civilisatrice en laquelle il croyait. Félix Eboué représente enfin la figure héroïque du ralliement de l'Empire colonial français à la France libre du Général de Gaulle, en étant un des premiers à le rejoindre et en organisant la Conférence de Brazzaville. Homme de son temps et de la IIIe République, Félix Eboué en représentait aussi ses contradictions. C'est ce que l'auteur révèle dans cet ouvrage, aussi bien dans la profusion et la minutie des données recueillies dans les archives les plus variées et inédites, que dans son ambition d'illustrer une figure d'exception dont le parcours traverse les grands événements de la première moitié du XXe siècle et permet de mieux en saisir aujourd'hui leurs complexités.
Nombre de pages
440
Date de parution
07/10/2015
Poids
710g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782811114183
Auteur
Capdepuy Arlette ; Michel Marc
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20151007
Nombre de pages
440,00 €
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Les lettres de Wolfram Knöchel constituent un corpus unique de lettres sur un adolescent embrigadé dans les Jeunesses Hitlériennes puis enrôlé dans dans la Wehrmacht au moment où Hitler fait appel à tous ceux qui peuvent encore porter les armes. Elles forment un document inédit sur un jeune prisonnier de guerre qui a déminé sur le littoral atlantique après 1945. L'ouvrage témoigne d'un aspect oublié de l'après-guerre en France dans le contexte de la Libération, de l'utilisation de la main-d'?uvre formée par les prisonniers de guerre allemands et dans le contexte de naisance de la Guerre froide, prélude au rapprochement franco-allemand. Cet ouvrage restitue l'expérience de Wolfram Knöchel, lycéen embrigadé dans les Jeunesses hitlériennes, enfant-soldat enrôlé dans la Wehrmacht puis prisonnier de guerre dans le Sud-Ouest de la France, près du littoral de l'Atlantique. Les lettres qu'il a écrites à ses parents entre 1943 et 1948, inédites jusqu'à aujourd'hui, nous livrent un témoignage exceptionnel et inscrivent l'histoire personnelle d'une famille dans celle, plus large, des rapports franco-allemands à un moment qui reste un tournant de l'histoire européenne.
En traçant les contours de ce bord du monde entre Syrie, Irak et Jordanie, au carrefour des routes de Damas, Alep et Palmyre, le géohistorien Vincent Capdepuy en arpente le récit plurimillénaire à rebours, des temps présents jusqu'aux confins préhistoriques. Et s'interroge sur la place dans l'histoire globale de ce désert traversé de civilisations, de frontières et de conflits, peuplé de capitales éphémères et de châteaux du désert et hanté par la grande révolte arabe et la figure de Lawrence d'Arabie.
En 2017, l'hebdomadaire Le Un titrait " Est-ce la fin du monde mondialisé ? ". Que signifie cette phrase ? Comment définir le monde et la mondialisation aujourd'hui ? Autant de questions que Vincent Capdepuy aborde dans cet essai passionnant. Pour les géographes actuels, le monde renvoie à la planète terre, tandis que le Monde avec majuscule renvoie à la manière dont l'humanité l'habite. Pourtant, on parle aussi de monde occidental ou de monde asiatique : existerait-il plusieurs mondes ? Aujourd'hui, cette manière d'habiter est marquée par la mondialisation, mais ce processus renvoie-t-il uniquement à des questions économiques ? Et pourquoi ne pas utiliser d'autres mots comme internationalisation, universalisation, globalisation, voire même planétarisation ? Vincent Capdepuy s'appuie sur un choix de textes original, de Strabon qui, dans l'Antiquité, nous parlait déjà de l'Oikouméné, la " terre habitée ", au Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, qui, en décembre 2022, nous rappelait qu'" il n'y a pas de planète B ". Il retrace ainsi l'histoire du mot " monde " pour nous aider à mieux l'habiter.
L'Europe, le Moyen-Orient, l'Asie centrale, le Maghreb, l'Océanie : autant de noms qui semblent désigner des réalités évidentes. Pourtant, où commence exactement l'Europe ? L'Océanie est-elle vraiment un continent ? Qu'est devenue la Tartarie, autrefois présente sur les cartes ? À travers plus d'une centaine de cartes, cet atlas révèle la diversité des découpages de la Terre : les régions du Monde ont été inventées, nommées, discutées, parfois oubliées. Derrière chaque appellation se cache une histoire, une langue, un point de vue, une manière d'habiter et de représenter l'espace. De la Sibérie à l'Amazonie, des Balkans à la Polynésie, l'ouvrage invite à regarder le globe sous tous les angles. Il montre comment les noms contribuent à faire exister les lieux qu'ils désignent et comment les cartes, loin d'être neutres, façonnent, elles aussi, notre compréhension et notre vision du Monde.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.