Birmanie (Myanmar) 2010-2017 : un pays en transition ?
Candier Aurore
INALCO PRESSES
20,00 €
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EAN :9782858313648
En 2011, alors que la Birmanie (Myanmar) est soumise au joug militaire depuis plus de cinq décennies, la junte se démet de ses fonctions au profit d'un gouvernement "semi-civil". Son président, l'ex-général Thein Sein, engage une série de réformes démocratiques et les élections générales de 2015 consacrent l'alternance politique en portant au pouvoir Aung San Suu Kyi, figure emblématique de l'opposition. Mais quelles sont les vraies dimensions, significations et limites de cette évolution en apparence spectaculaire ? Adoptant un angle d'approche différent des études, majoritairement anglophones, consacrées à la transition politique et trop souvent centrées sur le seul processus de démocratisation, cet ouvrage propose une interprétation plus générale des transformations de la société birmane entre 2010 et 2017 par des anthropologues, géographes et historiens français. Spécialistes de longue date et jeunes chercheurs ont enrichi la réflexion propre à leur domaine disciplinaire d'analyses de terrain, d'approches transversales et de mises en perspective afin d'expliquer la transition et d'éclairer les analogies et les discontinuités entre temps passé et présent, entre la Birmanie d'hier et celle de demain. Proposant des clefs de lecture originales pour comprendre le processus de réforme birman, dans les villes comme dans les campagnes, au centre comme aux périphéries, du point de vue birman comme international, ils mettent aussi au jour l'imbrication de la montée du nationalisme bouddhique, des conflits intercommunautaires et de la crise humanitaire des Rohingya.
Nombre de pages
150
Date de parution
08/10/2020
Poids
254g
Largeur
160mm
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EAN
9782858313648
Titre
Birmanie (Myanmar) 2010-2017 : un pays en transition ?
Auteur
Candier Aurore
Editeur
INALCO PRESSES
Largeur
160
Poids
254
Date de parution
20201008
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150,00 €
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Moses Maimonides' Guide of the Perplexed has certainly been the most influential Jewish philosophical and theological text-from the time of its composition until today. Written around 1190 in Judeo-Arabic, the Guide was soon translated into Hebrew twice, by Samuel Ibn Tibbon and by Yehuda Al-?arizi. This issue of YOD deals with less known translations of the Guide, that have been composed by Christian and Jewish authors in Latin, Spanish, Italian, Hebrew, between the 13th and the 17th centuries. These versions testify to the long-lasting vitality of the Guide in different cultures and times. Moses Maimonides' Guide of the Perplexed has certainly been the most influential Jewish philosophical and theological text-from the time of its composition until today. Written around 1190 in Judeo-Arabic, the Guide was soon translated into Hebrew twice, by Samuel Ibn Tibbon and by Yehuda Al-?arizi. This issue of YOD deals with less known translations of the Guide, that have been composed by Christian and Jewish authors in Latin, Spanish, Italian, Hebrew, between the 13th and the 17th centuries. These versions testify to the long-lasting vitality of the Guide in different cultures and times.
La traduction d'un ouvrage de référence de l'historiographie chinoise qui éclaire la construction d'un récit national. Publié en 1948 par Qian Mu, l'Introduction à l'histoire de la culture chinoise est un jalon de l'historiographie chinoise. A travers une description détaillée de l'histoire chinoise et de ses principaux acteurs, l'auteur fait le portrait d'une Chine qui serait tournée vers l'intérieur et la continuité temporelle et dont l'assise rurale aurait favorisé une culture de l'harmonie, de la stabilité et de l'intégration. Dans ce véritable plaidoyer au service d'une identité nationale construite par accumulation et inclusion de peuples divers, le confucianisme apparaît comme l'ossature éthique et politique du pays. Cette première traduction française offre une entrée dans l'oeuvre d'un " grand maître ", dont les comparaisons entre Chine et Occident trouvent encore aujourd'hui un vaste lectorat en Chine. Qian Mu (ou Ch'ien Mu) (1895-1990) est considéré comme l'un des plus grands historiens de la Chine moderne. Ses travaux portent principalement sur les classiques chinois, l'histoire et la pensée confucéenne. Joseph CIAUDO est maître de conférences à l'université d'Orléans. Ses recherches dans l'équipe REMELICE et à l'IFRAE explorent l'histoire transnationale des concepts de "culture" et de "civilisation" en Asie orientale, en particulier dans la Chine des xixe et xxe siècles. ZHANG Wen est docteure en traductologie et enseignante-chercheuse à la faculté des langues étrangères de l'université de Pékin. Elle consacre ses recherches à l'éthique de la traduction. Parmi ses traductions figurent des textes de Denis Diderot, Paul Ricoeur et Antoine Berman.
Calanca Paola ; Chevaleyre Claude ; Goossaert Vinc
Sept articles pour appréhender la complexité du monde chinois, de ses antiques origines historiographiques aux pratiques religieuses contemporaines, en passant par ses politiques caritatives et les problèmes de la traduction littéraire. Ce nouveau numéro d'Etudes chinoises propose sept articles de recherche, dont trois écrits en anglais. Précédés de deux nécrologies consacrées à la littéraire Martine Vallette-Hémery (1934-2025) et à l'historien Emmanuel Jourda (1972-2024), ils sont suivis par neuf comptes rendus. Articles et recensions portent comme de coutume sur le monde chinois dans son ensemble géographique et dans sa profondeur historique. Les trois premières contributions concernent l'Antiquité. Les deux premières, par Paul Goldin et par Damien Chaussende, portent sur un texte fondateur de l'historiographie, le Commentaire de Zuo : Goldin propose d'en dater la composition sous les Royaumes combattants, tandis que Chaussende s'intéresse au statut du discours rapporté tel qu'il s'y déploie, entre déclarations isolées et dialogues. Béatrice L'Haridon aborde la question des "refrains enfantins" , depuis le Commentaire de Zuo jusqu'aux histoires dynastiques des Han, en analysant l'usage paradoxal que faisaient les historiens de paroles sans auteurs identifiables. Les deux articles suivants nous emmènent aux époques médiévale et moderne. Xu Chun s'intéresse à la capacité de l'Etat, des Tang aux Song, à mettre en place (en réalité à bricoler) un système d'exemption fiscale en contexte de catastrophe naturelle. Huang Chen étudie quant à elle les réponses, non plus fiscales mais diététiques (et inspirées de pratiques taoïstes d'abstinence de céréales), apportées en temps de famine durant l'époque impériale tardive. Les deux derniers textes se penchent sur l'époque contemporaine. Florence Xiangyun Zhang analyse la réception chinoise de Peau noire, masque blanc dans une perspective traductologique : la profusion de traductions récentes du grand oeuvre de Frantz Fanon (1925-1961) lui permet de montrer les stratégies de traductions variées, à travers une comparaison des paratextes. Enfin, l'anthropologue Marta Pavone examine le culte du dieu du sol dans un district du Nouveau Taipei. Au temple Hongludi Nanshan Fude, le dieu du sol acquiert, par le truchement des interactions que les pratiquants établissent avec lui, une agentivité propre et donc une importance inédite à l'échelle de Taiwan.
La Bible est (presque) toujours lue en traduction. C'est même parce qu'elle est traduite qu'elle peut se transmettre et nourrir l'imaginaire des lecteurs et lectrices. Mais dans les faits, personne n'a lu la même version du texte. Claire Placial rappelle ainsi que la Bible n'existe pas : il n'y a que des Bibles. D'une édition à l'autre, d'une traduction à l'autre, non seulement le texte change, mais aussi sa disposition (en prose, en vers libres, en vers réguliers), révélant une pluralité de lectures qui en fait toute la richesse. Aboutissement de 15 ans de recherche et d'enseignement en littérature comparée, cet ouvrage s'appuie sur l'étude du cas de la Bible pour renouveler notre regard sur tous les textes littéraires en traduction. De la lecture solitaire à l'étude en classe, l'autrice revendique que nous gagnons à lire des textes traduits, car ils portent en eux à la fois le texte d'origine, et la lecture qu'en a faite le traducteur ou la traductrice. L'étude des traductions est ainsi une école de la lecture qui nous ouvre à la littérature mondiale.