Pourquoi s'intéresser à la Monarchie du Messie de Campanella ? Tout simplement parce que ce texte, rédigé en prison dans l'année 1606, est un véritable traité de l'Empire universel du Pape. Campanella y développe l'idée d'une monarchie chrétienne universelle dans laquelle le Pape est détenteur d'un primat absolu, puisqu'il concentre en sa personne le pouvoir spirituel et temporel suprême. L'Empire du Pape est donc la réunion progressive du genre humain sous une seule loi sacerdotale et sous un unique gouvernement mondial qui doivent en principe réaliser l'utopie d'un âge où les grands maux qui affectent les hommes - les guerres, la faim, les disettes, les épidémies - prennent fin. C'est au sein de ce discours sur l'unité du gouvernement du monde que se situe l'originalité de ce texte et son extraordinaire actualité pour nous. Ne peut-on voir dans cet Empire du Pape la préfiguration théologico-politique de l'Empire politique mondial qui se dessine aujourd'hui, au début du XXIe siècle ? Lorsqu'on se souvient que la plupart des concepts politiques de la modernité sont des versions sécularisées de concepts ecclésiologiques, on est en droit de se poser la question. La Monarchie du Messie est en ce sens prophétique : c'est sans doute le seul texte moderne à développer l'idée d'un gouvernement mondial en cours de réalisation.
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Nombre de pages
504
Date de parution
18/04/2002
Poids
685g
Largeur
150mm
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EAN
9782130514312
Titre
Monarchie du Messie
Auteur
Campanella Tommaso
Editeur
PUF
Largeur
150
Poids
685
Date de parution
20020418
Nombre de pages
504,00 €
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Thomas Campanella (né en Calabre en 1568, mort exilé à Paris en 1639), issu du clergé dominicain, auteur hérétique d'une des premières utopies communistes, fomentateur d'une conjuration manquée contre la domination espagnole en Calabre, torturé et longtemps emprisonné par l'autorité apostolique alliée aux jésuites, est ici traduit et présenté par Louise Colet, qui fréquenta les milieux socialistes "utopiques" des années 1830-1840 en France et qui se ressouvient, dans un texte poignant, de cet annonciateur des révolutions libertaires. Outre la Cité du Soleil, dont on appréciera les principes d'éducation post-renaissante autant que les rites amoureux mutuellement consentis, on découvre des poèmes où l'interrogation philosophique restitue la passion déchirante de l'expérience solitaire "dans une citadelle consacrée aux tyrannies secrètes". En cela aussi Campanella fut "résolument moderne".
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