Et si une société fondée sur le partage, l'égalité et la connaissance pouvait remplacer le monde tel que nous le connaissons ... Rédigée au début du XVIIe siècle par Tommaso Campanella alors qu'il est emprisonné pour avoir défié l'Inquisition, La Cité du Soleil est l'une des plus fascinantes utopies de l'histoire. L'auteur y imagine une cité idéale où les biens sont mis en commun, où les privilèges ont disparu et où chacun contribue au bien-être collectif. Dans cette société gouvernée par la raison et le savoir, l'éducation est accessible à tous, les femmes et les hommes jouissent d'une même dignité, et le travail est organisé de manière à permettre l'épanouissement de chacun. Bien avant les grandes théories socialistes et communistes, Campanella esquisse ainsi les contours d'un monde nouveau, libéré des inégalités et des divisions. Cette édition est précédée d'une introduction de Paul Lafargue, figure majeure du socialisme et auteur du Droit à la paresse. Tout en replaçant l??uvre dans l'histoire des luttes sociales et des utopies, Lafargue porte sur Campanella un regard à la fois critique et admiratif. Son analyse éclaire les ambitions, les limites et l'étonnante modernité de ce texte fondateur. À la fois témoignage d'une époque troublée, manifeste philosophique et rêve politique, La Cité du Soleil demeure une ?uvre visionnaire qui continue d'interroger nos conceptions de la justice, de la liberté et du vivre-ensemble. Un classique incontournable de la pensée utopique, entre idéal humaniste et critique radicale de la société existante. Tommaso Campanella (1568-1639) est un philosophe, théologien et moine dominicain italien de la Renaissance. Opposé à l'autorité politique et religieuse de son temps, il fut emprisonné pendant près de vingt-sept ans pour avoir participé à un projet d'insurrection contre la domination espagnole en Calabre. C'est durant sa captivité qu'il rédigea La Cité du Soleil
Date de parution
06/11/2026
Poids
300g
Largeur
100mm
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EAN
9782805929090
Auteur
CAMPANELLA TOMMASO
Editeur
ADEN BELGIQUE
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100
Date de parution
20261106
Disponibilité
Prévente
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Pourquoi s'intéresser à la Monarchie du Messie de Campanella ? Tout simplement parce que ce texte, rédigé en prison dans l'année 1606, est un véritable traité de l'Empire universel du Pape. Campanella y développe l'idée d'une monarchie chrétienne universelle dans laquelle le Pape est détenteur d'un primat absolu, puisqu'il concentre en sa personne le pouvoir spirituel et temporel suprême. L'Empire du Pape est donc la réunion progressive du genre humain sous une seule loi sacerdotale et sous un unique gouvernement mondial qui doivent en principe réaliser l'utopie d'un âge où les grands maux qui affectent les hommes - les guerres, la faim, les disettes, les épidémies - prennent fin. C'est au sein de ce discours sur l'unité du gouvernement du monde que se situe l'originalité de ce texte et son extraordinaire actualité pour nous. Ne peut-on voir dans cet Empire du Pape la préfiguration théologico-politique de l'Empire politique mondial qui se dessine aujourd'hui, au début du XXIe siècle ? Lorsqu'on se souvient que la plupart des concepts politiques de la modernité sont des versions sécularisées de concepts ecclésiologiques, on est en droit de se poser la question. La Monarchie du Messie est en ce sens prophétique : c'est sans doute le seul texte moderne à développer l'idée d'un gouvernement mondial en cours de réalisation.
Outre la Cité du Soleil, dont on appréciera les principes d'éducation post-renaissante autant que les rites amoureux mutuellement consentis, on découvre des lettres et des poèmes où l'interrogation philosophique restitue la passion déchirante de l'expérience solitaire « dans une citadelle consacrée aux tyrannies secrètes ». Traduction et présentation des années 1830 par Louise Collet, qui participa à des tendances socialistes «utopiques».
Nico Hirtt, auteur de Tableau Noir et des Nouveaux maîtres de l'école nous revient avec son nouveau livre. L'école : Elle était pourtant venue à nous, porteuse de tant de promesses ! Elle allait assurer l'émancipation des individus, le développement de leur personnalité et de leur pensée critique ; elle devait permettre le fonctionnement d'une société démocratique, pacifiste, civilisée et multiculturelle ; elle ouvrirait aux enfants de toutes extractions les portes des Sciences et des Arts ; elle formerait les créateurs dont se nourrit la Culture, les décideurs qu'exigent les plus hautes fonctions publiques et privées, les travailleurs hautement qualifiés que devaient réclamer en nombres croissants l'industrie et les services modernes ; elle serait garante de l'égalité des chances sur le plan social et professionnel, de l'égalité des droits devant la Justice et l'Etat... Hélas ! Après quelque cent ans d'instruction obligatoire , force est de constater que l'Ecole - avec majuscule, pour désigner l'institution d'Etat et non l'un de ses établissements particuliers - n'a pas seulement failli à tenir ses engagements de jeunesse, mais qu'elle ne semble même plus capable de tendre, fut-ce timidement, vers la réalisation de ces généreux objectifs. La Culture, les Arts, la Science, disiez-vous ? Voilà belle lurette que ces vieilleries ont été remplacées par le seul critère de la compétence, c'est-à-dire de l'utilité pratique sur le marché du travail. Une société démocratique et une pensée critique ? Comment voulez-vous que les élèves aient appris à en être les acteurs alors que, pendant les 18 premières années de leur existence, ils ne leur aura jamais permis de participer à l'organisation de leur vie scolaire ; et vous voudriez leur faire gouverner le monde ? Préparer aux plus hautes fonctions ? Allons donc ! Aujourd'hui on devient ministre de l'environnement en ignorant ce qu'est l'énergie ; on dirige une entreprise en ne sachant pas écrire une phrase correcte. Former des travailleurs qualifiés ? Certes, mais la plupart d'entre eux occuperont des emplois précaires qui ne réclament guère de qualification. Quant à l'égalité des chances, n'en parlons pas... Ou plutôt, parlons-en !
Le temps viendra-t-il où le Congo surmontera la malédiction de ses richesses? La dictature de Mobutu avait été un frein à l'exploitation du cobalt, de l'or, du diamant: pour les prédateurs, il était urgent d'ouvrir les immenses réserves congolaises aux prospecteurs et aux aventuriers. Dans le même temps, les pays voisins - Rwanda, Ouganda, Zimbabwe - rêvaient de bâtir leur développement sur les ressources puisées chez leur voisin. Mais Laurent-Désiré Kabila, le tombeur de Mobutu, qui aurait dû être le fondé de pouvoir de ce vaste projet régional, ne tarda pas à renier ses promesses. Telle fut la raison profonde de l'éclatement du conflit. Depuis l'assassinat de Kabila, en janvier 2001, l'équation a changé: au nom de l'ouverture, le pays s'est soumis aux institutions financières internationales, les promesses d'assistance se sont multipliées, les prédateurs ont subi de fortes pressions. Car, après le 11 septembre, il importe que l'ordre règne dans les banlieues du monde, et les grandes puissances - Etats-Unis, France, Grande-Bretagne - s'y emploient. Mais si les rôles ont été redistribués, si de nouveaux acteurs sont apparus, les ambitions demeurent, et les intérêts des populations continuent de passer au second plan. Les accords de paix de Sun City ont ouvert la voie aux élections démocratiques, que le peuple congolais attendait depuis si longtemps. Mais c'est une autre histoire qui s'est posée et que nous décode ici Colette Braeckman, jusqu'aux derniers rebondissements de janvier 2009. Biographie de l'auteur Braeckman est journaliste, membre de la rédaction du journal belge francophone "Le Soir", chargée de l'actualité africaine Elle est également chroniqueuse dans des revues et magazines, dont "Le Monde Diplomatique".
Cette étude traitera des différents points de vue débattus au sein du mouvement féministe. Au cours du siècle dernier, le féminisme s'est construit et a évolué dans le contexte politique et économique mouvant des deux guerres, de la révolution culturelle de mai 68 et des bouleversements actuels. Des concepts se sont forgés et ont permis de mieux cerner les enjeux de l'émancipation des femmes, tels celui de patriarcat ou celui de genre. Des observateurs de toutes disciplines soulignent les changements et les mutations culturelles au sein de nos sociétés occidentales où les questions de bien-être individuel et de développement personnel ont peu à peu pris la place des recherches de solutions collectives. Le féminisme, dans sa particularité de démarche émancipatrice, tient compte de ces deux pôles, c'est l'une de ses grandes richesses mais c'est peut-être aussi une des raisons des reproches qu'on lui fait si souvent. Le féminisme serait dépassé, selon certaines, il aurait fait "fausse route" et serait devenu obsolète alors que, par ailleurs, d'autres voix appellent à la vigilance, les droits conquis n'étant pas forcément protégés par les lois contre des attaques et des reculs. Alors que certains proclament la mort du féminisme, des rapprochements se sont opérés entre femmes du nord et du sud au cours des dernières décennies. Ces alliances fécondes annoncent une adaptation créative pour la transition économique inéluctable. Par ailleurs, devant ces avancées majeures pour les femmes, se profilent des réactions aux difficultés identitaires des hommes. Les défis restent grands. De nombreux ouvrages sont publiés chaque année sur le féminisme, ses conséquences et son actualité mais notre ambition ici est de permettre d'y voir plus clair dans les composantes variées de ce vaste mouvement social. Historique et politique, l'étude se veut aussi un état des lieux capable de provoquer de nouvelles formes de luttes.