La fin de l'innocence. Une relecture du Procès de Kafka
Camilli Coralie
L'HARMATTAN
11,50 €
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EAN :9782343193878
S'agissant de proposer une interprétation de certains passages du Procès, celle-ci ne se présentera pas comme la seule possible, ou la seule véritable. Le Procès de Kafka est une oeuvre, qui, en tant que telle, peut donner lieu à une multiplicité de lectures : pourquoi vouloir en réduire la portée ? De même, nous ferons le pari de lire l'oeuvre indépendamment des intentions, toujours plus ou moins supposées d'ailleurs, de l'auteur. Il ne s'agira pas de discuter sur ce que Kafka a voulu dire, aurait souhaité affirmer, a peut-être voulu nous confier à demi-mot ; non, nous nous appuierons seulement sur ce qu'il a écrit. S'il est possible de s'éloigner à peine des interprétations déjà existantes du Procès, nous espérons le faire en nous appuyant principalement sur la tradition juive, et sur les interrogations philosophiques qu'elle soulève, notamment ici concernant le rapport qu'entretient l'individu accusé avec la Loi. Nous tenterons, quant à nous, de l'interpréter au regard du droit hébraïque. Nous lirons donc le récit du Procès de Joseph K. comme on lit certains textes bibliques dans la tradition talmudique : en se demandant " qu'est-ce qui est écrit ? " et, " quel sens peut-on en tirer ? ", sachant bien que la position que l'on adoptera, ou la thèse que l'on défendra, n'épuisera pas toutes les ressources du texte, qui peut être lu, ? et tourné et retourné ? dans de nombreux sens. L'auteur énonce alors d'emblée son hypothèse centrale : oui, le Joseph K. du Procès est coupable, mais sa faute ne précède pas le procès. Le procès est comme un acte performatif : la faute se constitue avec lui. C'est par le procès qu'il se rend coupable de quelque chose, c'est aussi par le procès qu'il aurait pu s'innocenter. Pour Joseph K., le procès était à la fois l'occasion de sa faute, comme l'occasion de sa rédemption. C'est ce qu'il manquera. Aussi, ce n'est pas parce que Joseph. K est coupable qu'il a un procès, c'est bien plutôt parce qu'il a un procès qu'il va devenir coupable.
Nombre de pages
74
Date de parution
11/06/2020
Poids
102g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343193878
Titre
La fin de l'innocence. Une relecture du Procès de Kafka
Auteur
Camilli Coralie
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
102
Date de parution
20200611
Nombre de pages
74,00 €
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En utilisant de première main les sources juives et les textes de la tradition hébraïque, ce livre affirme la différence fondamentale entre le messianisme et ce qui y est souvent assimilé, le millénarisme, la fin du monde, la téléologie, la théodicée et l'eschatologie. Cette distinction préliminaire, philosophiquement articulée, permet de mieux penser le lien entre le temps et la loi, c'est-à-dire finalement entre le politique et le religieux, et d'en dégager quelques significations majeures. En particulier, la sécularisation est ici envisagée sous deux rapports opposés et complémentaires, l'advenir du nouveau et le retour du même, la réparation et la répétition. Le livre éclaire par ailleurs la notion de loi du talion au regard de la rédemption messianique et propose une réflexion sur la relation qu'entretiennent la temporalité et la loi. Il se conclut sur une affirmation : la réalisation messianique ne peut finalement s'inscrire que dans l'éphémère et le messianisme ne peut s'entendre que dans l'instant et non dans la durée, dans l'imprévisibilité et non dans la linéarité.
La pratique des arts martiaux est une pensée. Elle est une manière de reconfigurer ce que nous croyons savoir à propos des évidences les plus élémentaires de notre existence : la vie, la mort, l'espace, le temps, la force, le corps. En pratiquant un art martial, ce ne sont pas seulement les gestes et les mouvements qui changent, mais la manière même de voir le monde, de le réfléchir. Et si ce que peut un corps consistait d'abord à résister à la tentation de la maîtrise ? Et si atteindre un niveau plus élevé de sophistication dans notre rapport à la force impliquait d'abord de l'abandonner ? Et si la puissance véritable était d'abord une impuissance ? Conviant les maîtres de l'aïkido autant que Bergson ou Wittgenstein, les grands poètes japonais autant que Spinoza ou Leibniz, Coralie Camilli propose dans ce court essai des réponses inattendues à ces questions. Nourrie de sa double expertise martiale et philosophique, elle restitue les arts du combat à leur horizon fondamental : celui de la sagesse.
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