On bétonne à tour de bras ! Autoroutes, aéroports, lignes LGV , incinérateurs, centrales nucléaires, centres commerciaux, fermes-usines... Des paradoxes apparents de la crise, celui qui conduit les pouvoirs politiques et économiques à reprendre les recettes qui nous ont menés dans l'impasse n'est pas le moindre. Ainsi de la prolifération des grands projets inutiles auxquels une pensée magique fondée sur le dogme de la croissance attribue la vertu de créer de l'emploi, du pouvoir d'achat et... de la croissance. Qu'importe que cette équation fasse abstraction de la finitude de notre planète et méprise les nécessités fondamentales du vivre ensemble et du rapport à la nature ! Heureusement, l'inutilité et la nocivité de ces grands projets trouvent sur leur route toute une population déterminée, en multipliant les zones à défendre (ZAD), à inventer d'autres manières d'occuper le terrain. Cet ouvrage décrit les principaux projets inutiles de notre temps, buttant sur des mobilisations ô combien nécessaires : de Notre-Dame-des-Landes au barrage de Sivens, en passant par Gonesse, Lyon, Rouen, Toulouse ou la Picardie ...
Nombre de pages
96
Date de parution
18/06/2015
Poids
140g
Largeur
115mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782369350378
Titre
Le petit livre noir des grands projets inutiles
Auteur
CAMILLE
Editeur
CLANDESTIN
Largeur
115
Poids
140
Date de parution
20150618
Nombre de pages
96,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
VISITE DE MARYHILL Nous quittons Elin sur GreatWestern Road. Au sol, devant une vitrine abandonnée, de petitscarrés de verre forment un tapis rectangulaire ou encore des cercles quicouvrent une partie du trottoir. Il s'agit d'un système d'éclairage pour lesréserves en sous-sol, m'explique Mark. Je l'ai rencontré le matin même, et ilm?a généreusement proposé une balade dans ce qui s'avère être le quartier de sonenfance. Pour commencer, il me dévoile, dissimulée derrière des arbres, sur unparterre coincé entre des rampes d'accès autoroutier et une sortie de métro, unesculpture de saint Georges terrassant le dragon. Il me dit qu'elle étaitperchée en haut d'un grand bâtiment aujourd'hui détruit, et qu'un artiste dontj?ai oublié le nom a largement contribué à la sauvegarde de ces pierres. Ayant la ville tardocapitaliste pour motif central, l'exposition enexplore zones de friction et lignes de fracture. L'espace urbainapparaît comme une entité en perpétuelle mutation, champ de
Camille Laurens mêle habilement les genres. Son héroïne, Claire Lancel, une écrivaine de renom, raconte l’histoire de sa rencontre avec un homme dont elle est tombée follement amoureuse. Mais cette histoire, elle la raconte au tribunal. Et des proches du couple témoignent également, révélant une autre facette et faisant craqueler l’image idyllique des débuts. Lui, est absent. Dans ce récit qui m’a pris à la gorge, Camille Laurens s’inspire de relations vécues pour raconter l’indicible. Des détails, des petites choses, des indices, difficiles à capter mais non moins asphyxiants.
Camille Laurens est née en 1957 à Dijon. Agrégée de lettres modernes, elle a enseigné en Normandie, puis au Maroc où elle a passé douze ans. Aujourd'hui, elle vit à Paris. Elle a reçu le prix Femina 2000 pour son roman Dans ces bras-là.
Que peuvent-ils bien signifier, tous ces singes lascifs, ces dragons qui se dévorent la queue, ces singes musiciens qui jouent de la harpe, ces prêtres qui se baisent le cul et tous ces jongleurs qui font la culbute sur les corniches des églises et dans les marges des manuscrits enluminés ? Michael Camille explore l'envers du monde sacré qui s'exhibe dans les marges, où trop souvent n'ont été vues que de simples décorations ou des fantaisies dépourvues de sens. Il montre que la puissance d'innovation des images de cette époque se manifeste moins dans le centre, dominé par les conventions, que dans les marges, qui exaltent la résistance aux contraintes de la société. Les imagiers du Moyen Age se sont passionnés pour l'envers du décor, pour les exclus et les bannis. Paysans, serfs, prostituées, mendiants, tous ont trouvé place, autant que les chevaliers et les clercs, dans les bouffonneries obscènes des marges des livres de prières ou parmi les gargouilles qui semblent prendre plaisir à cracher du haut des églises. Ce livre nous aide à comprendre le rôle de la marginalité dans le fonctionnement de la société et ses représentations, et pourquoi l'art, à certaines époques, se charge d'une puissance de scandale et de subversion qui n'a pas fini de nous surprendre.
Ier décembre 1944, camp de Thiaroye, en périphérie de Dakar. Des tirailleurs sénégalais, faits prisonniers par les Allemands lors de la guerre et récemment rapatriés, réclament le paiement de leur solde. Un droit qui leur était promis depuis des mois. La réponse est sanglante et d'une violence inouïe : des centaines d'entre eux sont rassemblés sur une esplanade du camp, froidement mitraillés puis jetés dans des fosses communes. Pourtant, dès le lendemain, les autorités coloniales et militaires prétexteront une rébellion armée des tirailleurs et feront état de trente-cinq morts. Entre mensonge d'Etat et fraude scientifique, l'historienne Armelle Mabon mène depuis dix ans un véritable combat pour réhabiliter ces hommes et les faire reconnaître comme victimes d'un crime d'Etat. A l'heure des commémorations pour les quatre-vingts ans de ce massacre, ce livre est d'autant plus nécessaire que la France s'obstine à refuser de regarder en face de l'héritage raciste de la colonisation.
Méga-bassines, entrepôts logistiques, fermes-usines... Si les projets d'infrastructures polluantes se multiplient, nombreuses sont aussi les luttes qui s'y opposent en dénonçant leurs conséquences nocives. Contre des aménageurs guidés par la logique du profit, le recours au droit s'avère nécessaire et efficace. Mais l'outil juridique effraie et s'en saisir est complexe. Aussi, en suivant le déroulé typique d'un recours juridique, ce manuel illustré explore tous les cas possibles, présente les différents acteurs et les étapes clés afin que chacune et chacun, au sein d'un collectif ou non, puisse défendre un territoire menacé. Un livre illustré par Elsa Lecarpentier.
Comment se pose la " question migratoire " pour le peuple qui compte le plus grand nombre de réfugiés dans le monde ? Ce titre se concentre sur l'exil syrien, en premier lieu vers le Liban. La Syrie est le pays qui a le plus de réfugiés internationaux au monde ; en 2016, 5,5 millions de personnes avaient fui le pays. Ce que nous appelons en Europe " crise des réfugiés " est, au Liban, une crise nationale. En décrivant une réalité très différente de la situation européenne par son intensité et ses enjeux, ce livre permet de renouveler notre compréhension de la prétendue crise à laquelle nous serions confrontés. Il revient sur les liens entre Libanais et Syriens ; il étudie aussi des parcours jusqu'en Turquie, en Allemagne et en France. Le qualificatif et le statut de " réfugié " occultent souvent la diversité des profils, des expériences ; face aux discours qui nous parlent des migrants dans leur ensemble, ce livre nous invite à considérer chaque cas comme une histoire unique.