VISITE DE MARYHILL Nous quittons Elin sur GreatWestern Road. Au sol, devant une vitrine abandonnée, de petitscarrés de verre forment un tapis rectangulaire ou encore des cercles quicouvrent une partie du trottoir. Il s'agit d'un système d'éclairage pour lesréserves en sous-sol, m'explique Mark. Je l'ai rencontré le matin même, et ilm?a généreusement proposé une balade dans ce qui s'avère être le quartier de sonenfance. Pour commencer, il me dévoile, dissimulée derrière des arbres, sur unparterre coincé entre des rampes d'accès autoroutier et une sortie de métro, unesculpture de saint Georges terrassant le dragon. Il me dit qu'elle étaitperchée en haut d'un grand bâtiment aujourd'hui détruit, et qu'un artiste dontj?ai oublié le nom a largement contribué à la sauvegarde de ces pierres. Ayant la ville tardocapitaliste pour motif central, l'exposition enexplore zones de friction et lignes de fracture. L'espace urbainapparaît comme une entité en perpétuelle mutation, champ de
Nombre de pages
64
Date de parution
21/10/2021
Poids
109g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782350465432
Titre
Camille Falet. Cahier #9
Auteur
Fallet Camille
Editeur
FILIGRANES
Largeur
140
Poids
109
Date de parution
20211021
Nombre de pages
64,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Grass Grows" est issu du travail de Camille Fallet à Glasgow et de ses recherches sur l'histoire de la ville. Glasgow est une des métropoles où est né et s'est développé le capitalisme depuis la fin du XVIIIe siècle. Son architecture ancienne célèbre la puissance économique et la volonté de conquête de la Grande-Bretagne industrielle. Au cours des années 1970-1980, la ville a connu un véritable effondrement dont l'espace urbain porte les traces. Pour Camille Fallet, elle fut le décor d'un imaginaire artistique habité par le travail de Walker Evans sur l'architecture victorienne aux Etats-Unis dans les années 1930. Le livre s'ouvre par des cartes postales de Glasgow et des portraits de ses habitants au début du XXe siècle, collectionnées par Camille Fallet. Sa partie centrale est constituée de séquences de photographies, accompagnées de légendes développées, qui forment des parcours à travers la ville. Il se conclut par un texte de Mark Sadler, artiste et écrivain né à Glasgow.
J'ai toujours eu un faible pour Robert Doisneau et ses photographies qui dégrisent la réalité, comme un lendemain de fête. J'y ai croisé des gens plus ou moins abordables, fréquemment aimables, tantôt embarrassés par leur corps, les soucis, les parapluies, tantôt en harmonie avec cette société d'après-guerre où l'espoir renaissait. En photographiant ces gens ordinaires dans leur décor, souvent en bas de chez eux, Doisneau les a rendus hors du commun. Ce qui n'en fait pas un saint, heureusement, il rie se prenait pas la tête, ce qui l'a sauvé du pire, probablement. Reste le meilleur.