Revue européenne des migrations internationales Volume 23 N° 3/2007 : Migrations internationales et
Cambrézy Luc ; Dia Hamidou ; Kebe Mababou ; Charbi
PU RENNES
20,00 €
Epuisé
EAN :9782911627477
Ce numéro propose un dossier sur le thème des relations entre migrations internationales et vulnérabilités et des articles hors dossier, mais dont certains portent sur des thématiques connexes. Plutôt que de s'en tenir à la définition purement quantitative de la vulnérabilité, qui se résume à la probabilité pour un individu ou un ménage donné de passer d'une situation " normale " à une situation critique, mesurable ex post par des indicateurs objectifs, les textes rassemblés ici proposent une vision contextualisée de la vulnérabilité. Celle-ci se révèle multiforme : elle est économique, sociale, sanitaire, familiale, culturelle, politique enfin. En outre, ces dimensions se cumulent en synergies négatives. Vue du Sud, la vulnérabilité s'inscrit dans des contextes de pauvreté endémique à laquelle les populations trouvent - ou non - diverses réponses parmi lesquelles figurent les migrations internationales. Différentes questions sont posées. Quelles catégories d'analyse retenir ? Du point de vue de la vulnérabilité, peut-on et doit-on assimiler les " réfugiés de l'environnement " ou les " demandeurs d'asile " aux migrations de pauvreté ? La migration internationale réduit-elle ou au contraire aggrave-t-elle celle-ci ? Le genre est-il une dimension explicative ? La vulnérabilité est-elle différente selon les générations ? Sous quelles conditions les transferts sont-ils un facteur de réduction de la vulnérabilité ? La mobilisation des ressources communautaires ou un savoir-faire économique permettent-ils d'anticiper et de réduire la vulnérabilité d'un groupe social ?
Nombre de pages
215
Date de parution
25/08/2008
Poids
335g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782911627477
Titre
Revue européenne des migrations internationales Volume 23 N° 3/2007 : Migrations internationales et
Auteur
Cambrézy Luc ; Dia Hamidou ; Kebe Mababou ; Charbi
Editeur
PU RENNES
Largeur
160
Poids
335
Date de parution
20080825
Nombre de pages
215,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Les migrations internationales sont devenues l'un des enjeux majeurs des rapports entre les Etats. Dans ce cadre, les mouvements de réfugiés et de déplacés liés aux conflits politiques, identitaires ou territoriaux témoignent de la fragilité de constructions nationales encore si souvent contestées. Les principales modalités d'accueil des réfugiés montrent bien les obstacles à l'intégration comme les limites d'une assistance humanitaire dont l'action reste plus curative que préventive. Mais la paix revenue, le retour et la réintégration des réfugiés dans leur pays d'origine se heurtent encore à des difficultés politiques, juridiques et économiques qui sont autant de freins à la reconstruction nationale et qui, par là même, dessinent les migrations internationales du futur. Tels sont quelques-uns des grands thèmes évoqués dans les différentes contributions de cet ouvrage, dont certaines, comme celles sur les camps palestiniens du Liban, sur la revendication territoriale des Sahraouis ou encore sur le difficile retour des réfugiés cambodgiens, sont d'une actualité toujours brûlante. International migration has become one of the major issues in relations between states. Within this framework, movements of refugees and displaced persons resulting from political, identify or territorial conflicts show the fragility of national constructions that are still so frequently contested. The main procedures for hosting refugees clearly show the obstacles to integration and the limits of humanitarian aid, whose action is more curative than preventive. However, when peace is restored, the return and re-integration of refugees in their home countries stiff come up against political, legal and economic difficulties that all hinder national reconstruction and also indicate the pattern of future international migration. These are some of the major themes mentioned in the various contributions to this study, some of which are still extremely topical, such as those concerning the Palestinian camps in the Lebanon and the territorial claim of the Sahraouis.
L'accueil des réfugiés. naguère fierté et honneur des pays démocratiques. est aujourd'hui relégué au rang "d'immigration subie" Dans un monde globalisé. défendre les droits humains fondamentaux en accordant l'asile aux personnes persécutées est devenu une contrainte que tous les Etats cherchent à faire endosser par d'autres. L'Europe affirme ainsi que les réfugiés doivent trouver asile dans le premier pays sûr traversé. ce qui tend à enfermer les réfugiés dans les régions mêmes des conflits. Les pays du Sud. principaux pays de premier accueil. se retrouvent ainsi au centre du système mondial de protection. avec des moyens très limités et des politiques d'asile souvent inexistantes et parfois même profondément arbitraires. Comment les réfugiés et les Etats du Sud s'adaptent-ils à cet enjeu mondial de civilisation? Les analyses réunies ici par des auteurs du Sud et du Nord sur l'Afrique Australe. le Sénégal. le Burkina Faso. la Côte-d'Ivoire. le Maghreb. les Territoires palestiniens, Israël. le Liban. et sur les passagers clandestins en Méditerranée montrent la diversité et la complexité des situations d'errance et de déracinement. L'analyse de ces situations concrètes, illustration de conflits d'intérêts contradictoires souvent diamétralement opposés. révèle l'ampleur de la fracture entre le Nord et le Sud.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.