
Un titre simple
Chaque matin, un garçon tient son journal. C'est un journal d'écriture, un journal impersonnel. Le garçon est sans titre, sans identité. Son désir : sortir du programme, se perdre dans les images, flotter dans un présent continu. Violente, l'écriture de ce journal retient mal les dates, et à peine les faits. Pas de dates, donc, mais des milieux (des bars, des forêts, des lacs) où se dissoudre. Pas d'impressions mais des scènes de rues, des scènes de chambres, aussitôt vues, aussitôt transcrites. Pas de poèmes mais des coups de couteau, des explications emportées, des anti-poèmes. Pas de pensées mais des rêves, des détonations, des exorcismes. Vive saoul. Survivre. S'étranger. S'échapper du genre, déparier, subir les modifications : voilà les travaux et les jours.
| Nombre de pages | 116 |
|---|---|
| Date de parution | 01/08/2019 |
| Poids | 149g |
| Largeur | 140mm |
| EAN | 9791093160399 |
|---|---|
| Titre | Un titre simple |
| Auteur | Calleja Arno |
| Editeur | VANLOO |
| Largeur | 140 |
| Poids | 149 |
| Date de parution | 20190801 |
| Nombre de pages | 116,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 4-6 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

La performance
Calleja ArnoUne soeur et un frère revisitent les motifs récurrents de la scène familiale. Tabous, deuil, inceste, souvenirs écran: tour à tour violentes, sarcastiques, pathétiques, irritées, outrancières, névrosées, complaisantes, ces deux voix vont vider, de fond en comble, leur sac verbal.Emporté par une phrase flux et ponctuée, qui avance par embardées, ce texte à deux voix tourne dans une forêt, passe au travers des gouttes, plonge dans une rivière. Un fantôme apparaît, on se tue sous un pont, on vit un 11 septembre, on couche avec qui passe. Une performance obscène et sidérante.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER14,20 € -

La mesure de la joie en centimètres
Calleja ArnoBenoit Benoit, prénom dérivé du verbe latin benedicere : louer dieu - est un jeune homme mystique. Depuis le lycée il a un rapport privilégié avec dieu. Il vit dans un appartement de la rue d'Endoume à Marseille au 6e étage. Il sort très peu. Il passe le plus clair de son temps à écrire sur ses cahiers ce que disent les voix qu'il entend. En ce début d'été une fuite dans son appartement inonde peu à peu les étages en dessous. On a beau couper l'arrivée d'eau, les taches s'agrandissent. Rien ne peut les arrêter. Le plombier convoqué n'y comprend rien. Il se passe quelque chose. Et Benoit pour en découvrir le mystère écoute les voix avec encore plus d'attention. Arno Calleja a composé là un roman tout à la fois de la solitude et de l'amitié. On entre dans la parole des gens, elle est, jusque dans ses maladresses, la seule clé qui nous donne accès à eux. Arno Calleja ne décrit pas, ne raconte pas, il fait exister des êtres vrais, complexes et fragiles, lacunaires aussi.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER14,00 €
Du même éditeur
-

30 Tours De Stade
Hauer PhilippeCes chroniques sportives, ce sont : des récits de matchs plus vibrants qu'à la radio, une description des maillots des joueurs plus pointue que dans Vogue, le sexe des joueurs, leur âge, leur tour de taille, les faux rebelles, les vrais résistants... A la manière d'un journaliste de l'Equipe qui serait tombé dans la marmite, Philippe Hauer commente le sport au jour le jour et se moque allégrement de cette authentique passion, qu'il a jusqu'au bout des doigts, et dont il sait pourtant qu'elle le fait complice d'une grand messe du mensonge passionné. Spectateur empathique et lucide, ce livre compose une critique sociale : une analyse fine des peurs, des préjugés, et de la méfiance qui animent notre société. Les pages se tournent comme on rentre dans une maison bien rangée : ici remis à leur place, le poids de la famille, le racisme, l'homophobie, la misogynie, le mépris des trop gros, des trop petits, la haine de l'autre en général sont soigneusement décortiqués. Philippe Hauer n'a pas la vision frigide d'un observateur détaché. Il jette un regard amoureux sur les gens avec ce qu'ils ont de vil, avec ce qu'ils ont de grand. Le sport est le plus grand spectacle, celui que la société se donne à elle-même, à grande échelle ; c'est même devenu l'unique véhicule des valeurs sociales, voilà pourquoi on peut en rire : le sport est le miroir de nos rêves et le révélateur de nos êtres.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER9,00 € -
Chroniques D'Une Branleuse
David AnneTout est bien dans les chroniques d'Anne David, ses questions, ses colères, ses amitiés, et ce qu'elle écrit du grain de sa vie. Le chat, le toit, le neveu, le café où elle s'astreint à se rendre tous les jours avec son ordinateur, la guimauve que le garçon pose sur la soucoupe depuis qu'il sait qu'elle est au chômage. Parce que c'est lui, le chômage, qui fait d'elle l'observatrice impitoyable de sa propre existence et alimente ses chroniques. "Le travail est un banquet joyeux et débonnaire", écrit-elle. Et "le chômeur n'est pas un convive légitime". Mais ce qui manque lui ouvre le champ de toutes les autres légitimités, à commencer par celle d'écrire. Tout ce travail qu'elle s'invente alors... Si différent de "l'emploi", ce concept absurde dont elle décortique l'inanité et auquel il faudrait tout consentir. "J'accède à l'état paradoxal des intermittents, des artistes, des indépendants : j'ai trop de travail pour gagner de. l'argent. Ici, les questions alimentaires prennent une place existentielle. Comment payer les factures ? " Les chroniques d'Anne sont une petite école de la liberté, qui serait si enviable si le prix n'en était pas si démesuré. Marie Desplechin.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER9,00 € -

Villa Air-Bel
Leydet BrunoAvec Villa Air-Bel, Bruno Leydet revisite, par le biais d'une fiction souvent cocasse, un pan sombre de l'histoire de Marseille sous l'Occupation. Marseille, été 1940. Giuseppe n'en peut plus. Giuseppe est aux abois. Poursuivi par les nervis de Mario Mangravitti, soupçonné par la police pétainiste, trahi par son meilleur ami. Que va-t-il devenir dans cette ville métamorphosée en "territoire de proies terrorisées" ? Sur les conseils d'une amie, il se présente au Comité de Secours de l'Américain Varian Fry. Oui, mais que faire quand on s'appelle Giuseppe Balbo et qu'on est comédien d'opérette marseillaise ? Artiste, Giuseppe ? Pas sûr. Intellectuel ? Encore moins. Peu de chance donc de faire partie de ceux que le Comité aide à quitter l'Europe. Jocelyn Albe (c'est le nom de "poète provençal" qu'il se donne) parviendra pourtant à trouver asile dans la fameuse Villa Air-Bel, au "château Espère-visa ", où résident certains des artistes les plus marquants de l'époque, André Breton en tête. Choc culturel garanti. Scènes comiques aussi. Confronté malgré lui aux personnalités de l'avant-garde culturelle, à leurs jeux insolites, à leurs débats jusqu'à pas d'heure, Giuseppe finira par trouver sa place auprès d'eux... et même par y rencontrer l'amour !Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER13,90 € -
Nouvelles Du Chantier Naval : Recit
Sartori FabienneDepuis le milieu des années 70 les chantiers navals n'en finissent plus de mourir. De repreneurs en crises économiques, c'est l'histoire de toute l'industrialisation française que Fabienne Sartori retrace. Ces chantiers navals là ; elle ne précise jamais lesquels, car ce n'est pas une monographie qu'elle écrit, mais une histoire générale, celle de la disparition programmée de l'identité ouvrière. La forme, c'est les nouvelles, rarement aussi bien nommées : à la fois des "petites histoires" et des "brèves" de journaliste. On a donc un récit fragmenté : tantôt le père parle et évoque ce qu'est le travail de menuisier, tantôt on évoque la vie des enfants d'ouvriers, ceux qui n'iront pas au chantier, ou de ceux qui sont poussés vers le chômage ; et puis s'enchaîne le récit des errances, entre ANPE et Pôle Emploi, et petit à petit, cette histoire principale : la fin de l'identité ouvrière et la captation d'un héritage culturel par d'autres classes de la population, qui vient visiter la mémoire des autres au cours d'incessantes randonnées touristiques. Dans un monde où les vies deviennent des objets de tourisme, où toute culture est marchandable finalement, Fabienne Sartori porte la parole de l'ouvrier, en mêlant son propre passé avec son savoir universitaire. Reprendre le discours sur sa propre histoire c'est combattre ce colonialisme de l'intérieur, la condescendance de la bourgeoisie sous toutes ses formes : paternaliste, financière ou bobo qui prétend toujours apporter la civilisation à ceux qu'elle spolie.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER12,50 €


