L'Atelier Butor De l'atelier, Michel Butor a fait le lieu de respiration de son oeuvre et le principe de toute création. C'est là que l'écrivain grandit : en faisant ; en travaillant le langage, lequel sans cesse, bricolage, rature, collage, à son tour le travaille et le modifie. Car dans ce processus expérimental, les oeuvres d'art et les oeuvres de lettres appareillent le corps, le rendent plus sensitif, plus entendant, plus voyant. Plus accueillant à l'inconnu. En un mot, plus vivant. Cette croissance, cette crue, donnent à la main largesse, aux yeux visions, aux mots qui tournent dans les spectrographes littéraires une puissance kaléidoscopique. "Rien n'est jamais perdu pour l'écrivain" , dit Michel Butor. L'atelier recycle, transforme, transmute, transfigure et fait de toute matière Poème. Butor revisite les pratiques et les objets culturels, textes, récits, livres, peintures, musique, photographie, architecture, cinéma, artisanats mais aussi il s'adonne aux voyages intercontinentaux, à l'exploration des paysages, des légendes, mythes et rêves. L'atelier de Michel Butor, comme celui des grands peintres de la Renaissance, reçoit les fièvres du monde entier, met en oeuvre la création collaborative et le partage des voix. Les héritages s'y régénèrent ; le passé lègue l'à venir. La série L'Atelier Butor invite à faire l'expérience de ces transmutations qui sont la ressource inépuisable du Grand Ouvre Butor : toujours "donnant l'impression que l'on vient d'arriver, que l'on vient de naître, d'apprendre à marcher, d'apprendre à parler, que l'on va continuer d'apprendre et grandir à perte d'âge" (Rétroviseur). L'Atelier Butor 1 Michel Butor en musique "Vivre et travailler de concert" . Telle est la leçon que Michel Butor reçoit de la musique. Lui qui se dit un "musicien refoulé tressaillant d'aise" à la moindre note, se décrit au concert comme un enfant dans un magasin de merveilleux jouets, se demandant comment se servir de ces sons à l'intérieur des constructions de mots qu'il élabore. Du garçonnet qui apprend le violon au poète octogénaire, Michel Butor aura vécu, écrit, rêvé, pensé en musique. Quel que soit le genre de ses écrits, chaque ouvrage est un livre partition ; chaque oeuvre en collaboration une aventure d'harmonie et de rythme. Chaque composition musicale, que ce soit celle de Roland de Lassus, des improvisations de jazz ou des pièces de Stravinsky, donne à l'écrivain la chance singulière de composer des textes en répons. La musique à l'atelier Butor, c'est une façon d'être au monde : de refuser de fermer les frontières entre les époques, les pays, les cultures ; de travailler à ouvrir des trous dans les remparts ; de se sentir vibrer avec les flux et les énergies planétaires.
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Nombre de pages
240
Date de parution
09/01/2025
Poids
300g
Largeur
200mm
Plus d'informations
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EAN
9782363451538
Titre
Michel Butor en musique
Auteur
Calle-Gruber Mireille ; Coste Marion
Editeur
H DIFFUSION
Largeur
200
Poids
300
Date de parution
20250109
Nombre de pages
240,00 €
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Aller aux mystères de la scène du livre, aux temps de l'A. ant, de son avènement, de son effacement, écrire la joie d'aller à l'écriture, de se laisser aller à la joie qu'il y ait de quoi écrire : Hélène Cixous est dans cette enjambée qui la tient à tous les âges du récit. Au comble de l'écriture. Car l'écrivain est à la fois dans le trait - bête de trait au labour du texte - et au point d'illumination où il arrive qu'on ose oser, où il est donné d'oser écrire. Le livre est alors la fragile embarcation de traversées vouées à l'inconnu ; l'intrigue, ce sont les menées de la langue lorsqu'elle prend par les racines, fait des rejetons, des combinaisons, révélant nos théâtres intimes les plus enfouis. Nos gisants. Tout est langue : là est le territoire où opérer. Ecrire où ça vibre. Dans la veine du devenir. En prenant le parti de la créature et de la création, le livre inscrit la topologie d'un auteur-fantômes. A l'œuvre, Hélène Cixous veille à déconstruire aussi bien les prisons du moi que les prises d'auteur ; à délivrer aux lecteurs un visa pour l'inconnu-soi. L'" Auteur ", ni auctorial ni autoritaire, est le site des revenants et des partants. Il donne jour, donne vie, donne lieux à naissances. Du café à l'éternité dit tout cela : l'infime et le sublime de l'être-au-monde. Et ces traversées dans l'œuvre cixousienne s'efforcent de désarmer la lecture, de lui donner les moyens de l'accueil. L'envol. Un double dispositif, par suite, s'est imposé, qui permet de jouer des distances. L'analyse procède tantôt avec la longue-vue tantôt à l'aide de la loupe, alternant des plages d'essais interprétant les motifs majeurs de l'œuvre, et des passages du texte au crible d'un déchiffrement mot à mot. Ce trajet à deux vitesses a semblé le plus apte à rendre compte de la perpétuelle accommodation qui requiert 1'œi1 de la lecture. Car celle qui écrit est plurielle ; l'écriture de ses voyages est moins métaphore que phosphore : porteuse de lumière, de feu.
La grande pureté et la transparence de l'air, qui sont une des causes de l'intensité de la couleur bleue du ciel, produisent vers le haut du mont Blanc un singulier phénomène : c'est que l'on peut y voir les étoiles en plein jour ; mais pour cela, il faut être entièrement à l'ombre et voir même, au-dessus de sa tête, une épaisseur d'ombre considérable. L'endroit convenable pour faire cette observation le matin était la montée qui conduit à l'épaule du mont Blanc" (Horace-Bénédict de Saussure). Qu'est-ce qui, pour chaque oeuvre littéraire, fait épaule à l'obscurité considérable qui sera porteuse d'éblouissants étoilements ? D'émotions sans pareil ? Pour Pascal Quignard, écrivain nyctalope qui cherche les secrets du passage au noir, la littérature est cette technique ténébreuse qui fait venir le rêve et éclaire le monde de la beauté de ses images à contre-jour à contre-nuit. Ce livre, qui est une écriture adressée à une écriture, s'efforce de faire et de transmettre l'expérience intime du texte. De se faire l'écho de ce lieu où accueillir les traits de ce qui cherche obscurément à donner naissance aux mystères des origines et des fins. A cela qui appelle. Qui, décidément, s'appelle : littérature.
Tombeau d'Akhnaton entrelace en douze scansions - telles les douze portes de la nuit dans le Livre des morts de l'ancienne Egypte -, un récit doublement archéologique celui d'Akhnaton avec son épouse Néfertiti, le Pharaon hérétique et visionnaire, architecte de la cité solaire ; et celui d'une généalogie de femmes de la vie ordinaire, en France, dans les événements du XXe siècle, historiques ou personnels. Récit de l'impossible, l'on y voit que le Livre est le seul tombeau où recueillir les traces du Pharaon sans tombeau et maudit ; et où garder mémoire des mères-aïeules de la narration que le mystère des albums de famille retient à des années-lumière. Il faut aller loin pour trouver la langue qui approche le plus près de soi : au vif de la perte des êtres aimés. Avec l'écriture - " comme un désir de femme, immortelle et qui va ".
Les textes de ce volume s'attachent au rapport de la philosophie avec la littérature et les arts, au travail de la langue et des langues, ainsi qu'à la lecture, proposée par Derrida, de certaines grandes oeuvres littéraires, en particulier celles de Ponge, Leiris, Genet, Jabès, ou d'oeuvres plastiques, telles celles de Valerio Adami ou de Simon Hantaï. La philosophie est ainsi conduite à reconsidérer la démarche autobiographique, les liens au judaïsme, la problématique du genre et des différences sexuelles, la question du nom; autant de lieux où se rejoue sans fin l'exercice de la déconstruction. La « distance généreuse » c'est l'espace entre la pensée et l'écriture qui offre au mouvement de la pensée des ressources inépuisables et à la langue, des voies nouvelles. Biographie de l'auteur Mireille Calle-Gruben; professeur à l'Université La Sorbonne nouvelle ? Paris III, dirige la publication des ?uvres complètes de Michel Butor à La Différence. Elle est l'auteur de plusieurs ouvrages de fiction: Arabesque (1985), La Division de l'intérieur (1996), Midis. Scènes aux bords de l'oubli (2000) et Tombeau d'Akhnaton (2006).
Sauvageot Anne ; Jeanmart Claude ; Jeanmart Denise
Entre 1973 et 1978, Claude Jeanmart, avec le soutien du Centre Pompidou, réalise de nombreux entretiens auprès d'artistes, afin de sensibiliser enseignants, élèves et étudiants, à l'art de leur époque. Alors même que l'abstraction est encore présente, on assiste avec le Nouveau réalisme à l'épanouissement de nombreux groupes avec, entre autres, la Figuration narrative... Les années post soixante-huitardes ont généralisé le mode de la subversion, qu'il s'agisse de la désacralisation de l'art ou, de manière encore plus radicale, de l'engagement militant auquel s'adonnent bon nombre d'artistes. A ce climat contestataire, se superpose l'éclatement des outils, des techniques et des matériaux, donnant la préférence aux moins nobles, à ceux qui appartiennent au quotidien : la photo, la vidéo, la performance... Transgresser les normes établies en plaçant les "cadres" aux oubliettes, telle était la devise de Supports/Surfaces. Face à cette volonté d'éclatement d'un art pour initiés, se structure un marché de plus en plus ouvert, aux critères plus flexibles et indifférenciés. L'art contemporain, en bref, tente de sortir des barrières esthétiques, culturelles et sociales pour se rapprocher de la réalité, celle des médias et d'un marché prêt à s'emballer. C'est sans nul doute important d'observer, à propos de ces années 70-80, leur incroyable hétérogénéité créatrice. Entretiens des artistes : Léon Zack, Ung No Lee, Edouard Pignon, Raoul Ubac, Emile Gilioli, Alicia Penalba, Pierre Soulages, Zao Wou Ki, Marta Pan, Jacques Monory, Henri Cueco, Niki de Saint Phalle, Peter Klasen, Vincent Bioulès, Roland Topor, Gérard Fromanger, Christian Jaccard, Hervé Fischer, Ernest Pignon Ernest, Louis Cane, Annette Messager, Christian Boltanski.
Dehan Philippe ; Violeau Jean-Louis ; Farret Pierr
Praticien, enseignant à l'école des Beaux-arts, théoricien, co-concepteur de la première ville nouvelle française à Mourenx, René-André Coulon a bâti une oeuvre marquante du paysage des trente glorieuses. Sa carrière commence par la participation à l'exposition internationale de Paris 1937 où il concourt à l'édification de sept pavillons dont celui de Saint-Gobain, énorme cube de verre qui décline le matériau sous toutes ses formes, jusque dans le mobilier. Après guerre, il entame une collaboration avec l'industrie qui se concrétise en une série de laboratoires liés à l'énergie (EDF, Charbonnage de France, Esso, CEA de Cadarache...), aux matériaux (verre, acier...), à l'électronique (Thomson-Houston), avant d'appliquer ces compétences à quatre universités scientifiques, Bordeaux-Talence, Orsay, Jussieu, Mont-Saint-Aignan, au campus de l'HEC, et à de nombreux ensembles de bureaux comme ceux de Merlin-Gérin, de Kuhlmann ou aux sièges sociaux de la Caisse des Dépôts et Consignations, d'EDF et de la BIRD. Fondateur d'une des plus grosses agences d'architecture française, il prend part à nombre des projets majeurs du XXe siècle : l'axe de la Défense, Maine-Montparnasse, le grand hôtel d'Orsay ou "Luxembourg Capitale Européenne ce. Architecte en chef de la Caisse des Dépôts il réalise des équipements et plusieurs importantes opérations de logements dont le quartier pilote de Neuilly-Bagatelle. Ses réalisations démontrent en permanence la recherche d'innovations techniques et fonctionnelles et une passion pour la construction comme en témoigne la bonne tenue de ses bâtiments plus de soixante ans après leur livraison.
Résumé : Depuis le début du siècle, l'auteur publie sur son réseau des chroniques où il analyse avec un esprit critique sans concession, les divers faits de société qui émaillent notre quotidien. Le thème le plus évoqué est celui de l'énergie et du réchauffement climatique A l'heure de la transition énergétique et des choix qui vont être faits, plus souvent pour des raisons politiques qu'économiques, il est bon de pouvoir se faire une opinion dans ce domaine mais ce n'est pas le seul évoqué dans cet ouvrage. De la COP 21 et les résolutions, sans suite jusqu'à présent, prises par les gouvernants, des leçons de Fukushima aux énergies intermittentes mais coûteuses, des décisions politiques inutiles (mais onéreuses) aux curieux domaines de la recherche financé avec l'argent public en passant par l'écriture inclusive, ce sont des témoignages de notre époque qui sont regroupés ici.
Peut-on véritablement ranger Spinoza parmi les philosophes matérialistes ? La question n'est pas simple, car Spinoza jamais ne réduit la pensée à la matière, l'esprit au cerveau. Et pourtant, il donne toute sa place au corps pour appréhender à la fois la puissance cognitive du psychisme, mais aussi sa conquête de la liberté. On distinguera trois sens du matérialisme — empirique, ontologique et méthodologique — pour saisir ce qu'il peut bien y avoir de matérialiste chez Spinoza.