Sept histoires d?amitié, entre fusion et trahison. Sept récits mettant en scène des hommes mi-complices, mi-rivaux, de milieux sociaux très divers (du plus précaire au trader fou), et de toutes générations. Sept virées nocturnes aux quatre coins d?une cité portuaire jamais nommée mais qui pourrait bien être la même, le même samedi soir. Sept destinées en parallèle qui, n?ayant a priori aucun rapport apparent, vont connaître un même dénouement. Plus qu?un recueil de textes, une chambre d?échos. Dans cet arrière-monde de la nuit, on rencontrera des malchanceux, des naïfs, des sournois, des déserteurs, des clandestins ou de simples amateurs de java enfiévrée, copains d?un soir ou vieux camarades de toujours. Ces êtres border line se retrouvent dans un bar, un club privé ouun bal populaire. Ils échafaudent des projets pour oublier leurs fêlures dans le tournis de l?alcool, le vertige de la peur, l?adrénaline du défi. Ainsi le narrateur d?« Opening night » se souvient-il du mutique César, étranger illégal hébergé à la pension maternelle, qui lors de sa dernière nuit s?est livré corps et mots autour d?un zinc avant d?être rattrapé par la « Préfecture ». Dans « Canto », Ludo finira étranglé par son compagnon de bringue dans le chaos des mauvaises blagues et des rires gras puis jaunes. Dans « La nuit number one », c?est Denis Bromio qui sera la cible à abattre de Rex, un homme de main avec qui il entretient une folle complicité? Au-delà du suspense, on ne découvre qu?à mesure d?autres enjeux plus impalpables et secrets, tout un art de la variation et du dévoilement progressif. L?écriture, d?une grande maîtrise rythmique, tisse un réseau subtil d?échos d?un récit au suivant. On avance souvent comme dans une matière, celle de la nuit, aux nuances saisissantes, liquides ou minérales. Et la réalité diffractée par les flash-back des narrateurs successifs dilate les durées, transforme le moindre acte en un geste quasi légendaire.
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Nombre de pages
243
Date de parution
10/02/2011
Poids
300g
Largeur
141mm
Plus d'informations
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EAN
9782070782192
Titre
DANS LA NUIT DE SAMEDI A DIMANCHE
Auteur
Caligaris Nicole
Editeur
VERTICALES
Largeur
141
Poids
300
Date de parution
20110210
Nombre de pages
243,00 €
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Résumé : Pendant sept mois, l'ancien otage d'un régime de terreur revit intensément les heures les plus sombres de sa captivité. Détenu au dernier étage d'une mystérieuse "villa", il partageait alors sa cellule avec le matricule 53, un prisonnier soumis aux pires séances de torture. Dans la pénombre, une connivence finit par s'installer, comme si ce compagnon de cellule se libérait par la parole des aveux obstinément refusés à ses bourreaux. Souvenirs fidèlement reproduits ou fabriqués après coup, Okosténie constitue un témoignage mouvant qui fait jouer sur le même plan plusieurs niveaux d'identités, de vérités et de temporalités. Aussi s'agit-il d'un roman gigogne où sont cachées autant d'évasions possibles d'un voyageur immobile.
Née à Nice en 1959, Nicole Caligaris effectue des missions de formation depuis plus de 20 ans. Elle vit à Paris. Outre quelques livres illustrés ou d'écritures fragmentaires, elle a publié principalement des fictions et des essais.
Résumé : Depuis Halloween, Louise voit se multiplier autour d'elle de bien mystérieux signes, qui ont tous en commun une inscription, OC698. D'abord intriguée, elle se sent peu a peu menacée. Ses amis Lucille et junior, ainsi que l'étrange Professeur Aminikati ne seront pas de trop pour la protéger contre un maléfice centenaire...
La fille se balançait d'un pied sur l'autre. On la poussa un peu. Voir. Jusqu'à quel point elle se laissait aller. C'était pour éprouver sa résistance. Une mission de soldat. La fille était une chose molle dans leurs bras. Ca faisait drôle. Elle voulait tout ce qu'on voulait. Quand ils appuyaient dessus elle ballottait. Quand ils touchaient elle faisait un écart, à peine, elle ne disait jamais rien. Ils essayèrent le coup de lui tordre un bras dans le dos jusqu'à ce que ça s'arrête. Elle s'affaissa". Ce premier roman de Nicole Caligaris dénonce avec une efficacité rare l'absurdité et le grotesque de la guerre. Contée d'une écriture sobre et précise, la déroute de la ultième C, compagnie de soldats perdus et intemporels, exerce, jusqu'à l'image finale, une surprenante et envoûtante fascination.
Comment Steve passe-t-il d'une petite ville côtière de France à Raqqa, au coeur de la boucherie syrienne ? On ne sait pas bien. Comme on ne sait pas, on raconte. On se lance dans une sorte d'enquête amicale trois décennies durant. Sur la frise de sa vie, on détermine un moment zéro. Les déconvenues scolaires. Les harcèlements divers. L'envie non consommée de plastiquer le collège. L'envie de faire le bien. Et à chacun de ces moments, il y a Mickaël, le petit frère. Ce qui concerne Mickaël concerne Steve, son presque jumeau, et tout est dans le presque.
Résumé : "Un Lacandon aux longs cheveux noirs, debout sur sa pirogue, vêtu d'une tunique blanche, creusant la transparence émeraude de la rivière d'une pagaie en bois. MEXICO AUTENTICO. BONAMPAK. CHIAPAS. C'est peut-être le jour où j'ai vu, à l'aéroport de Mexico, sur un écran géant, cette publicité pour une agence de voyages, ce fantasme pour touriste en quête de bons sauvages, que ce livre est né. Un Lacandon ! Bonampak ! Authentique ! Vrai de vrai, à portée de main ! A portée de notre monde, à portée de nos yeux, là, pour nous, pour vous ! Et à ces visiteurs d'un jour qui achèteraient un petit jaguar en bois, il n'était donné qu'une image. Il n'était donné que le mensonge".
Habiter la ville, habiter sa vie, s'habiter... tout court. Avec ces quatorze nouvelles immobilières, Hélèna Villovitch poursuit la chronique d'une génération précaire, la sienne. La quête d'un logement nourrit chaque mésaventure, cruelle ou burlesque, de ce recueil : entre vagabondage insouciant, co-location à l'étroit, échange d'appartements, troubles du voisinage, endettement à long terme et culbute spéculative. Autant de cloisonnements existentiels qui pèsent sur les personnages, accusent leur solitude, les minent de l'intérieur. Maniant la satire avec bienveillance, Hélèna Villovitch sonde les illusions perdues et les calculs égoïstes de notre époque, sans oublier jamais d'y glisser un grain de folie douce.
«Paula s'avance lentement vers les plaques de marbre, pose sa paume à plat sur la paroi, mais au lieu du froid glacial de la pierre, c'est le grain de la peinture qu'elle éprouve. Elle s'approche tout près, regarde : c'est bien une image. Étonnée, elle se tourne vers les boiseries et recommence, recule puis avance, touche, comme si elle jouait à faire disparaître puis à faire revenir l'illusion initiale, progresse le long du mur, de plus en plus troublée tandis qu'elle passe les colonnes de pierre, les arches sculptées, les chapiteaux et les moulures, les stucs, atteint la fenêtre, prête à se pencher au-dehors, certaine qu'un autre monde se tient là, juste derrière, à portée de main, et partout son tâtonnement lui renvoie de la peinture. Une fois parvenue devant la mésange arrêtée sur sa branche, elle s'immobilise, allonge le bras dans l'aube rose, glisse ses doigts entre les plumes de l'oiseau, et tend l'oreille dans le feuillage.»