
Rêver à la Suisse
Selon le Littré, rêver à la suisse, c'est "? avoir l'air de penser à quelque chose, et ne penser à rien ? ". Henri Calet se joue de la polysémie et adopte la formule pour ce petit recueil de chroniques achevé d'imprimer en décembre 1948 - année de parution chez Gallimard de l'emblématique Le tout sur le tout avec lequel il manque de peu le Goncourt. Rêver à la Suisse est pourtant bien un livre sur la Confédération Helvétique, "? ... ? le pays où l'on meurt en cueillant des edelweiss ? ". Sortie de la guerre, la France est en liesse. Calet choisit lui de se rendre en Suisse pour quelques brefs séjours. L'écrivain tient un journal, observe avec distance et malice. Ces récits fragmentaires, véritables prouesses stylistiques, sont des reportages insolites sur un pays resté "? neutre et prospère ? " qui lui parait tout de même très étranger ! Avec candeur ou ironie, Calet s'attarde sur mille détails, la qualité des marchandises, la politesse des commerçants, l'abondance des distributeurs automatiques et la facilité avec laquelle il est possible de se procurer des cigarettes. L'écrivain se montre toujours bienveillant, il sourit avec nostalgie ? : en temps de paix comme en temps de guerre, la vie est bien dérisoire !
| Nombre de pages | 101 |
|---|---|
| Date de parution | 21/01/2021 |
| Poids | 86g |
| Largeur | 115mm |
| EAN | 9782889550449 |
|---|---|
| Titre | Rêver à la Suisse |
| Auteur | Calet Henri ; Paulhan Jean |
| Editeur | HEROS LIMITE |
| Largeur | 115 |
| Poids | 86 |
| Date de parution | 20210121 |
| Nombre de pages | 101,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Peau d'ours. Notes pour un roman
Calet HenriHenri Calet est mort en 1956, à l'âge de cinquante-deux ans, d'une crise cardiaque. Peau d'Ours sont les notes qu'il avait prises de 1951 à sa mort, en vue d'un roman qu'il n'eut pas le temps d'écrire et qui devait porter ce titre. "A la mort de Calet. Peau d'Ours se composait d'un amas de papiers de différente nature", écrit l'amie à qui il les avait remis en murmurant : "C'est ce que j'ai de plus précieux." Ce dossier contenait "un nombre important de petites feuilles de toutes dimensions, sur lesquelles Calet avait noté ses réflexions, ses observations, et aussi ses amusements et ses chagrins". On y trouvait également des lettres et quelques articles, et enfin "un relevé de ses agendas depuis la fin de l'année 1949 - document très révélateur de la façon dont Calet s'inspirait, dans ses romans, de sa vie intime". Il avait commencé à classer par personnages une partie de ces feuillets... Ne disait-il pas lui-même que son oeuvre était "une sorte d'herbier où je place, j'insère des personnages entrevus, séchés" ? "Calet disparu, que faire de ce projet de roman ?... Le souffle discret de ce dur combat avec la vie, puis avec la mort, méritait d'être entendu... Ces pages, dans leur nudité qui laisse apparaître le grain même de la vie, ont semblé à quelques-uns d'une signification irremplaçable." Irremplaçable : voilà exactement le mot qui vient à l'esprit en lisant ce livre. Personne d'autre que Calet ne pouvait dire ces choses, grandes ou petites, d'une manière plus simple, ni plus bouleversante. Et nulle part Calet n'a peut-être imposé plus fermement la personnalité de son art que dans cette Peau d'Ours, au titre si tragiquement prophétique.Sur commandeCOMMANDER9,00 € -

Le tout sur le tout
Calet HenriC'est l'histoire d'un homme qui regarde sa ville et sa vie du haut de ses quarante ans. Tout au long de cette description de Paris, du Paris de 1905 à celui de 1948, et à chaque évocation de souvenir, on entend au fond de soi-même les refrains nostalgiques des chansons populaires. C'est en effet le Paris populaire, et en particulier le XIVè arrondissement, qu'Henri Calet nous raconte, le Paris des petits métiers, des grands immeubles sombres, des rues sans grâce, le Paris des misères patiemment supportées, des joies pleinement goûtées, le grand Paris goguenard, à la fois courageux et flemmard, qui ne s'étonne de rien et s'émeut si facilement.Cet ouvrage a paru pour la première fois en 1948.Sur commandeCOMMANDER11,50 €
Du même éditeur
-

Confessions extatiques
Buber Martin ; Malaplate Jean ; Bourel DominiqueConfessions extatiques est un livre à part dans l'oeuvre de Martin Buber. L'auteur le publie en 1909 à l'âge de 30 ans, bien avant de devenir une figure intellectuelle mondialement reconnue. L'ouvrage réunit de nombreux témoignages et textes mystiques issus de multiples sources et de différents siècles. Du monachisme grec à l'hindouisme en passant par la pensée des soufis ou les paroles de Lao-Tseu. "Ce sont des citations d'hommes fervents issus de nombre d'époques et de peuples que je rassemble depuis des années, dira-t-il. Outre leur grand intérêt pour l'histoire de la mystique, ils me paraissent psychologiquement remarquables : ils veulent communiquer l'immédiat, une expérience muette ; et, esthétiquement, l'étrange, le hors-norme, en même temps empreint d'une merveilleuse poésie". Un livre resté méconnu et qui pourtant laisse entrevoir les développements futurs de la pensée de Martin Buber, notamment ses recherches autour d'un socialisme communautaire (Utopie et socialisme), sa réflexion sur l'altérité et la figure de l'Autre (Je et Tu) et son étude autour du judaïsme hassidique (Les Récits hassidiques). Un ouvrage clé pour comprendre et éclairer la pensée du grand philosophe.EN STOCKCOMMANDER20,00 € -

Job, roman d'un homme simple
Roth Joseph ; Boyer Jean-Pierre ; Hass SilkeRésumé : Mendel Singer alluma la bougie dans la bouteille verte à côté du lit et alla à la fenêtre. Là, il vit le reflet rougeâtre de la vivante nuit américaine qui se jouait quelque part et l'ombre argentée intermittente d'un projecteur qui semblait désespérément chercher Dieu dans le ciel nocturne. Oui, Mendel voyait même quelques étoiles, quelques misérables étoiles, des constellations déchiquetées. Mendel se souvenait des nuits claires et étoilées au pays, du bleu profond du ciel immensément étendu, du croissant de lune doucement courbé, du sombre murmure des pins dans la forêt, des voix des grillons et des grenouilles.Sur commandeCOMMANDER13,00 € -

Genève. Suivi de La Suisse est folle, Edition bilingue français-anglais
Bouvier Nicolas ; Chollier Alexandre ; Dubois ThieEn 1994, les Presses universitaires de Princeton publient un ouvrage intitulé Geneva, Zurich, Basel : History, Culture & National Identity. On demande à Nicolas Bouvier de s'occuper du chapitre sur Genève ; il écrit dix pages dans lesquelles il aborde avec lucidité et non sans humour ce qui a fait la spécificité de la ville, tout comme les grands noms qui ont marqué son histoire. En commençant par la guerre des Gaules, il fait la part belle à tous les "grands thèmes genevois" : rigueur du protestantisme calviniste, banques, pédagogie, botanique, humanitaire... On y découvre le double visage d'une République qui, au fil des siècles, a tantôt recueilli quelques-unes des plus grandes personnalités étrangères, tantôt rejeté ses plus illustres penseurs ; une République qui, parce qu'elle a toujours été prise dans l'étau de puissances adverses et parfois hostiles, a su se façonner une identité propre ; et où les sciences ont pu trouver un terrain de développement favorable alors même que les arts sont souvent restés en rade. Sans complaisance mais avec une évidente affection pour sa ville natale,Sur commandeCOMMANDER14,00 €
De la même catégorie
-

IA. Grand remplacement ou complémentarité ?
Ferry LucDepuis la victoire de Deep Blue sur le champion du monde d'échecs Garry Kasparov en 1997, l'IA a connu une progression exponentielle. Les IA génératives produisent aujourd'hui textes, images et vidéos avec des performances qui dépassent celles des humains les plus talentueux. Cette révolution suscite des questions cruciales pour l'avenir de l'espèce humaine : quel sera l'impact de l'IA sur le travail, la création, la médecine ? Les machines deviendront-elles conscientes ? Est-ce le début de l'immortalité ? Comment réguler l'IA ? Avec clarté et profondeur, Luc Ferry explore les promesses, les enjeux et les limites de cette technologie fascinante. Un ouvrage stimulant et accessible qui offre un regard lucide sur les défis existentiels, politiques et métaphysiques inédits que nous lance l'IA.EN STOCKCOMMANDER9,20 € -

Le rectangle de Lascaux. Et homo sapiens inventa la géométrie
Dehaene StanislasDans la grotte de Lascaux, juste en dessous de la peinture d'un grand cerf, se trouve un dessin aussi discret que fascinant : un simple rectangle. Cette figure nous rappelle que l'aube de l'humanité est aussi celle de la géométrie. Les premiers humains, avant d'esquisser des dessins réalistes, n'ont cessé, partout dans le monde, de tracer des motifs géométriques : carrés, rectangles, cercles ou spirales, lignes parallèles ou perpendiculaires... D'où viennent ces archétypes communs à toutes les cultures ? L'espèce humaine est-elle la seule à maîtriser la géométrie ? Et si oui, pourquoi ? Passionné de mathématiques, Stanislas Dehaene en cherche la source dans le cerveau. Selon lui, toute figure géométrique, même aussi élémentaire qu'un rectangle, traduit une caractéristique fondamentale de la cognition humaine : la capacité de former des pensées symboliques et de construire sur cette base une pyramide infinie de concepts. Ces formes correspondent aux expressions les plus simples du langage universel de la pensée dont tous les cerveaux humains sont dotés. Ce qui nous distingue des autres espèces animales, c'est la faculté de composer les idées entre elles. Nous commençons à comprendre comment le cerveau représente le langage – parlé, mathématique ou musical. La recherche du code neuronal qui fait de nous une espèce unique, l'" espèce symbolique ", est l'une des questions les plus passionnantes des neurosciences contemporaines. Une formidable enquête neurobiologique, à la recherche du propre de l'homme.EN STOCKCOMMANDER25,00 € -

Dernières nouvelles des trous noirs. Edition collector
Hawking Stephen ; Lem Sophie ; Shukman DavidOn dit que la réalité dépasse parfois la fiction, et rien n'est plus vrai dans le cas des trous noirs". Stephen Hawking Ce sont les objets les plus mystérieux de notre cosmos, des monstres si denses qu'ils engloutissent à jamais tout ce qui passe à leur portée, même la lumière. Du moins le croyait-on, jusqu'à ce que Stephen Hawking montre que les trous noirs s'évaporaient en émettant des particules dans l'espace... Pourquoi les trous noirs ne sont-ils pas si noirs ? Que deviennent les astres qui ont le malheur de s'en approcher de trop près ? Se pourrait-il qu'ils soient la porte d'entrée vers d'autres univers ? C'est bien ce que suggère le grand physicien qui nous livre ici le fruit d'une vie de recherche et les dernières et stupéfiantes nouvelles de ces entités fascinantes.EN STOCKCOMMANDER8,60 € -

Éloges du dépassement
Pesquet Thomas ; Klein EtienneQu'est-ce qui nous amène à vouloir repousser nos limites humaines ? Que nous apprennent la connaissance et l'exploration de l'espace comme de l'Univers ? Pourquoi faut-il continuer à imaginer et à financer de grands projets scientifiques ? Pourquoi regarder vers les étoiles, c'est s'intéresser à notre planète ? Comment la science peut-elle résister aux conflits internationaux ? Dans un dialogue vif et engagé, Thomas Pesquet, astronaute, et Etienne Klein, physicien, répondent à toutes ces questions et à bien d'autres, et partagent avec nous leur passion pour les découvertes, la science, les infinis. Toujours avides de nouvelles expériences et défendant un optimisme raisonné, ils nous invitent à travers ce livre à continuer à rêver, mais lucidement.EN STOCKCOMMANDER20,90 €



