Emergence de l'art d'inspiration chrétienne au Bénin (XVIIe-XXe siècles). Missions chrétiennes et ar
Cakpo Erick
L'HARMATTAN
18,00 €
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EAN :9782336001999
Depuis les expansions européennes des XVe et XVIe siècles, les missionnaires ont souvent considéré l'art chrétien occidental comme utile à la transmission du message chrétien hors d'Europe. Après une période d'européo-centrisme, leur politique iconographique s'efforça d'aboutir à la création d'un art sacré adapté à l'imaginaire, aux langages d'images et aux sensibilités diverses des cultures extra-européennes. Quelles sont les raisons d'un tel changement de paradigme ? Dans une perspective historique, l'auteur répond à cette question en retraçant depuis les débuts des missions chrétiennes le processus qui a conduit à l'émergence des oeuvres d'inspiration chrétienne au Bénin. En abordant les rapports des missionnaires européens aux arts locaux, l'auteur tente de savoir si l'usage exclusif des oeuvres européennes au Bénin pendant la période missionnaire relève de la stratégie de la table rase. Au final, ce livre envisage pour la première fois l'élaboration de l'histoire de l'art chrétien du Bénin.
Nombre de pages
160
Date de parution
06/12/2012
Poids
195g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782336001999
Titre
Emergence de l'art d'inspiration chrétienne au Bénin (XVIIe-XXe siècles). Missions chrétiennes et ar
Auteur
Cakpo Erick
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
195
Date de parution
20121206
Nombre de pages
160,00 €
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Quelles sont les caractéristiques de l'art chrétien africain ? Les chrétiens africains doivent-ils disposer d'un art sacré de facture locale ? Cet ouvrage inscrit l'art chrétien africain dans le débat actuel de l'inculturation du message chrétien en Afrique.
Quand on parle du christianisme africain, il y a un domaine que l'on mentionne peu : celui de la théologie africaine. Et pourtant, cette dernière est marquée par une histoire qui s'est construite depuis la parution du livre Des prêtres noirs s'interrogent, (1956). Le présent ouvrage cherche à exposer les courants de pensée ainsi que les acteurs qui, au cours de son histoire, ont façonné ce que l'on peut aujourd'hui appeler la théologie africaine. Dans ce dessein, il s'interroge sur ce qui fait sa légitimité et sa spécificité vis-à-vis de la théologie chrétienne.
Les rites sont réputés universels. Toutes les sociétés, des plus anciennes aux plus actuelles, en disposent selon des catégories communes, laïques ou religieuses. Cependant, la rencontre du christianisme avec les cultures locales redessine l'espace, la pratique et les usages rituels, à tel point que l'on peut se demander comment s'articule la mission anthropologique du rite contextuellement à leurs reprises théologiques en mission. Peu étudiés en contexte missionnaire, les rites, par le foisonnement de champs qu'ils ordonnent, libèrent en effet d'importantes perspectives de recherche dans lesquelles s'est engouffré le 39e colloque du CREDIC s'intéressant aux problématiques engendrées par la pratique des rites en terrains missionnaires, mêlées aux attitudes observées chez les acteurs de la mission ainsi qu'aux résistances même des rites face aux changements. Dans une perspective pluridisciplinaire croisant anthropologie, histoire, théologie, missiologie et science des religions, les contributions rassemblées dans ce volume explorent ainsi la vitalité du rite aux prises avec les enjeux missionnaires en étudiant, à partir de cas concrets, de terrain, les phénomènes d'interactions qui se jouent entre rites locaux et rites chrétiens. A l'aune de différentes aires géographiques et culturelles, rites funéraires, d'initiation, de fraternité, de dévotion et nouvelles ritualités virtuelles sont ainsi abordés par des spécialistes.
Ce livre a comme champ d'action l'inculturation. Il traite de l'art chrétien dans les églises catholiques africaines, en prenant comme paradigme l'Eglise locale catholique congolaise. Il s'inscrit dans la mouvance fondamentale de l'inculturation de l'Evangile de Jésus-Christ dans l'âme, la vie et les cultures des sociétés africaines. Par une démarche résolument pluridisciplinaire, l'auteure met en lumière l'historicité de l'entrée timide des oeuvres d'art congolaises dans la liturgie de l'Eglise catholique au Congo. Elle met aussi en valeur la créativité des artistes congolais qui ont peint et sculpté des récits de l'Evangile en léguant aux églises du Congo des oeuvres d'une grande puissance symbolique, spirituelle et catéchétique. Ce livre insiste avec puissance sur la nécessité d'une revalorisation des productions artistiques congolaises et africaines dans la liturgie, la catéchèse et l'ornement des églises.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...