Caix de Saint-Aymour Amédée ; Marbeau Edouard ; Lo
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EAN :9782352702153
Au sortir d'une longue crise (1875-1878), le traité de Berlin dessine une nouvelle carte politique dans les Balkans. La Bosnie et l'Herzégovine, jusque-là sous domination ottomane, sont confiées à l'administration austro-hongroise. Un an après la décision internationale, deux Français décident de visiter ces régions mal connues pour faire le bilan de l'occupation habsbourgeoise à ses débuts. Le vicomte Amédée de Caix de Saint-Aymour est un érudit dilettante aux préoccupations éclectiques. Edouard Marbeau est plus intéressé par les faits de société contemporains, la campagne de pacification austro-hongroise et les enjeux de la réforme agraire notamment. Ces deux Français, qui voyagent indépendamment l'un de l'autre, se rencontrent chez l'évêque de Djakovo, Mgr Strossmayer, figure éminente de la politique et de la culture croates. Leurs chemins se croisent, puis se séparent. Leurs deux regards, différents et synchrones, proposent au lecteur contemporain une vision stéréoscopique des réalités complexes de la Croatie et de la Bosnie-Herzégovine en 1879. Leurs plumes alertes savent capter des scènes révélatrices de sociétés en pleines transformations et nous donner à voir un monde mal connu du public francophone.
Nombre de pages
392
Date de parution
03/02/2018
Poids
605g
Plus d'informations
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EAN
9782352702153
Titre
En Croatie et Bosnie habsbourgeoises
Auteur
Caix de Saint-Aymour Amédée ; Marbeau Edouard ; Lo
Editeur
NON LIEU
Largeur
0
Poids
605
Date de parution
20180203
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392,00 €
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Extrait : "Tout le monde se souvient de l'émoi et du serrement de cour que nous éprouvâmes tous, en quelque lieu que nous lûmes, dans les journaux paru le matin du 29 août 1914, le communiqué officiel : La situation de notre front, de la Somme aux Vosges, est restée aujourd'hui ce qu'elle était hier."
Impression en "gros caractères". Extrait : "Tout le monde se souvient de l'émoi et du serrement de cour que nous éprouvâmes tous, en quelque lieu que nous lûmes, dans les journaux paru le matin du 29 août 1914, le communiqué officiel : La situation de notre front, de la Somme aux Vosges, est restée aujourd'hui ce qu'elle était hier."
Avec cet ouvrage, Fleur Caix nous offre un témoignage courageux et éclairant, écrit avec une grande sensibilité, sur une expérience particulièrement marquante qu'elle a vécue en tant que jeune pédopsychiatre : la rencontre avec Alice, une petite patiente de 13 ans, en très grande souffrance qui met en échec ses compétences. Grâce à la volonté farouche d'Alice de lui montrer et de lui dire l'horreur des crimes qu'elle a subis, cette rencontre bouleversera ses représentations de la maladie mentale et sa pratique médicale, et s'avérera incroyablement formatrice en agissant comme le révélateur d'une réalité jusque-là insoupçonnée et impensable : l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants et leurs graves conséquences psychotraumatiques". Dr Muriel Salmona
Découpés par l'horreur commise par ceux dont ils dépendent, nos jeunes et moins jeunes patients nous livrent des récits et des éprouvés en lambeaux. A nous de tenter de retisser, par la voie de nos écrits polyphoniques, une enveloppe à même de rendre possible la restauration de la chair, dans sa singulière profondeur. Cet ouvrage fait partie d'une série mettant en lumière ce qui est invisible et souvent négligé mais nous guide tout au long de notre vie, le lien.
En ces années de l'entre-deux-guerres, marquées par des évolutions techniques considérables, le cinéma occupe, à côté du théâtre, une place non négligeable dans la vie d'Antonin Artaud. Cette place fut trop souvent ignorée ou minorée par la critique, peut-être en raison du caractère de divertissement populaire généralement attribué au cinéma, , peut-être aussi à cause des mobiles alimentaires fréquemment invoqués par Artaud lui-même pour justifier sa participation aux tournages. Cependant il eut la chance de tourner avec les plus grands réalisateurs de son temps : Abel Gance, Marcel L'Herbier, Maurice Tourneur, pour le domaine français ; Georg Wilhelm Pabst, Fritz Lang, Karl Theodor Dreyer, pour les domaines allemand et scandinave. Par conséquent, il apparaît dans des films tenus aujourd'hui encore pour des chefs-d??uvre du cinéma muet ou parlant. Bien qu'il incarne à l'écran le plus souvent des personnages secondaires, il obtint quelques rôles d'importance, lesquels se distinguent par une interprétation atypique, quasi indissociable de sa personne : Marat dans le Napoléon d'Abel Gance, le moine Massieu dans La Passion de Jeanne d'Arc de Dreyer, le prédicateur Savonarole dans Lucrèce Borgia, d'Abel Gance, ou encore le Rémouleur ange-gardien dans Liliom de Fritz Lang. En sus de sa carrière d'acteur « à-tout-faire », Artaud s'adonne à l'écriture de scénarios, pratique très en vogue à l'époque, et partagée par nombre de poètes associés de près ou de loin au mouvement surréaliste. Dans le cadre de cet ouvrage, est développée une étude détaillée de ces textes, en prêtant une attention particulière à celui qui servit de support à la réalisation par Germaine Dulac de La Coquille et le Clergyman, considéré comme le premier film surréaliste. Le rapport du poète au cinéma se révèle toutefois ambigu, comme le prouve ? à la lecture notamment de ses lettres ? l'expression récurrente d'un certain dégoût, sa critique portant aussi bien sur la fadeur ou l'inanité des rôles qui lui sont confiés que sur l'industrialisation croissante du secteur, La condamnation tardive du cinéma par Artaud ? condamnation liée à sa machinerie oppressive, tributaire du capitalisme, et à son idéologie visant la colonisation des esprits ? n'est pas totale : pour cet éternel révolté, il était impossible d'en finir avec ce médium qui a fortement influencé sa théorie théâtrale
Un moment peu connu de la vie de Picasso. Un tournant dans son oeuvre. Déconcerté par l'art nouveau, victime de la drogue, le peintre allemand Wiegels (celui dont Mac Orlan ferait le héros de Quai des Brumes) se pendit dans son atelier de Montmartre, en 1908. Picasso, qui entretenait un rapport ambigu avec le jeune peintre homosexuel, fut durablement déstabilisé par sa fin tragique. Sa dépression s'accompagna d'une rupture dans son mode de vie et dans son premier style pictural, même si nombre de personnages de son oeuvre (les Arlequins) resteront "wiegelsiens". En même temps qu'elle s'attache au folklore et aux rapins de la Butte à la Belle Epoque, l'étude éclaire "l'homosexualité secrète" de Picasso, selon l'expression de Cocteau. Cette homophilie éclate parfois dans ses toiles et explique le caractère sado-masochiste larvé de certaines de ses amitiés, sa misogynie, son homophobie — exorcisme de protection.
Voici un livre courageux, élégant et érudit. Au-delà du rapport du Coran à la femme qu'on retrouve le long du texte, au-delà de la représentation islamique finement décrite d'un corps féminin diabolisé ainsi que du statut quasi servile de la femme, le livre aborde des questions taboues, se rapportant à l'institution des "mères des croyants". Il en dévoile les non-dits en décryptant le texte sacré selon une démarche nourrie par les sources les plus autorisées. Comme le souligne l'introduction "le thème profond de ce livre est la contestation féminine à la naissance de l'islam et la façon dont les textes religieux, Coran et Sunna, l'ont étouffée et ligotée, en un mot enchaînée". Mohammed Ennaji "n'a pas froid aux yeux" dans son approche du sacré, l'expression est de Régis Debray dans sa préface à un autre titre du même auteur. Elle se vérifie à nouveau dans "Le corps enchaîné".