FEMMES MEDIATRICES ET AMBIVALENTES - MYTHES ET IMAGINAIRES
CAIOZZO/ERNOULT
ARMAND COLIN
30,71 €
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EAN :9782200272814
Lilith, Ishtar, Athéna, Déméter, Mélusine, Marie, Vis, Aglauros, Shirin, et bien d'autres, toutes sont femmes, tout comme sont aussi femmes ces créatures effrayantes, Lilith, Umm Sibyan , et autres démones, ogresses, sirènes ou amazones contre lesquelles les hommes et les femmes se protègent en consultant d'autres femmes, devineresses, prophétesses et autres vetules. Car toutes ces femmes, d'ici et d'ailleurs, issues du passé ou du présent, réelles ou imaginaires, offrent par-delà leurs différences apparentes un même visage, celui de l'ambiguïté et des questionnements relatifs à l'ontologie même de la féminité dans les imaginaires masculins. Les portraits de femmes présentés dans cet ouvrage tentent de cerner, en abordant différents types d'êtres féminins, le mystère de la féminité dans ce qu'il possède de plus complexe : le rapport au sacré stigmatisé par l'ambivalence et illustré par la médiation. Réelles ou mythiques, ces femmes présentent toutes, à l'instar de la déesse, de la fée ou de la sirène, des facettes de la femme fatale dont la seule évocation résume tout un imaginaire masculin relatif à la femme, mère et amante, pourvoyeuse de plaisir et de richesses, mais aussi potentiellement dangereuse. Et, en particulier, sont redoutées celles d'entre elles qui ont échoué dans leur fonction d'épouse et de mère, entités nuisibles aux autres femmes et à leur progéniture, voire aux hommes eux-mêmes. Si le mystère de la vie lie indéfectiblement les femmes avec l'au-delà, elles en tirent aussi des capacités occultes qui en font aussi des médiatrices pourvoyeuses de biens matériels. Mais leur médiation se limite parfois à une tâche autrement plus noble : aider l'homme à accomplir son destin. Anna Caiozzo est maître de conférences HDR en histoire du Moyen Âge à l'université de Paris 7 Denis Diderot. Nathalie Ernoult est chercheuse UMR-ANHIMA et attachée de conservation au Centre Pompidou.Avec les contributions de Sylvie Barnay, Jean-Louis Benoit, Jean-Patrice Boudet, Corin Braga, Louise Bruit, Anna Caiozzo, Sébastien Dalmon, Béatrice Delaurenti, Gaëlle Deschodt, Anne Ducloux, Nicole Edelman, Nathalie Ernoult, Philippe Faure, Jean-Pierre Giraud, Jean-Jacques Glassner, Ana Iriarte, Bogumil Jewsiewicki, Claire Kappler, Didier Lett, Brigitte Lion, Hyacinth S. Madondo, Thomas Mouzard, Alexandre Popovic, Anne Regourd, Aya Sakkal, Violaine Sebillotte, Chiwaki Shinoda, Blanca Solares, Mihaela Timus, Philippe Walter, Myriam White-Le Goff.
Date de parution
13/06/2012
Poids
647g
Largeur
153mm
Plus d'informations
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EAN
9782200272814
Titre
FEMMES MEDIATRICES ET AMBIVALENTES - MYTHES ET IMAGINAIRES
Auteur
CAIOZZO/ERNOULT
Editeur
ARMAND COLIN
Largeur
153
Poids
647
Date de parution
20120613
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Dans l'Orient ancien, les cieux investissent les rois lors de leur avènement. Le roi est alors, comme dans l'Iran préislamique, promu frère des astres, doté de prérogatives qui lui permettent de faire régner sur Terre l'ordre cosmique. Le corps du roi est garant de cette stabilité. Le monde musulman hérite de cette dimension qui assure la promotion du calife ou de l'imam selon les doctrines du pouvoir, comme étant " l'ombre de Dieu sur Terre ". Cet aspect essentiel de l'idéologie politicoreligieuse trouve un écho dans la culture visuelle de l'Orient médiéval où, hormis les voûtes palatiales, les monnaies, les métaux, le rituel de cour à partir des Abbassides, les manuscrits enluminés issus de différents corpus, pseudo-scientifique comme la cosmographie, littéraire comme la poésie ou l'épopée, pérennisent à leur tour le souvenir des liens étroits entre les rois et les cieux. En effet, l'une des dimensions de la royauté cosmique repose sur la représentation anthropomorphique des astres, les luminaires en particulier, promus par l'astrologie hellénistique qui symbolisent bien les pouvoirs temporels par le biais des analogies hermétiques tout comme le montrent les thèmes des métaux du XIIe au XVe siècle. Cet ouvrage invite également le lecteur à découvrir les rêves d'envol et de voyages dans l'au-delà, transposition d'un thème issu des anciennes hiérogamies, désormais abouti dans le Mi'râj, le Voyage céleste du Prophète Muhammad.
Les manuscrits proche-orientaux islamiques turcs, arabes et persans nous dévoilent depuis le XIe siècle une iconographie des cieux d'une richesse insoupçonnée où le ciel de l'astronome, le ciel de l'astrologue, celui du mystique et celui du sorcier rivalisent d'imagination, peuplant les sphères de créatures merveilleuses. Si les astronomes arabo-persans ont pérennisé l'iconographie des cieux au Xe siècle, dès le IXe siècle, les astrologues, magiciens et cosmographes, bravant les interdits polythéistes imposés par l'Islam, sauvèrent les divinités planétaires gréco-romaines ou proche-orientales en les métamorphosant en planètes au service d'Allah. L'élaboration de cette iconographie des cieux demeure complexe: héritière de multiples courants historiques, religieux et intellectuels, elle dépasse les horizons du Proche-Orient médiéval
Résumé : Anomalie ou transgression d'un ordre normatif, le monstre offre à la contemplation le double visage de l'insolite et du contre-nature, de l'impossible et de l'interdit. Figure effarante ou fascinante d'une humanité problématique, il constitue pour l'historien une entrée singulièrement féconde dans le jeu des anxiétés et dans les systèmes de normes qui régissent les sociétés. A condition toutefois de considérer le monstre, non comme un donné, mais comme une représentation, une construction sociale et culturelle. Dans quelle mesure l'écarte par rapport à la norme peut-il être toléré dans une société donnée ? Quels sont les critères de la monstruosité ? Quels savoirs, fantasmes et angoisses s'y projettent ? Ces questions impliquent de reconstituer, dans leur historicité, les discours, les pratiques, les sensibilités collectives qui fondent le jugement sur le monstrueux. Sauvages " cannibales " découverts par les explorateurs, spécimens tératologiques, phénomènes de foire, clones de laboratoires, créatures cinématographiques ou criminels pervers médiatisés : la vingtaine d'études ici rassemblées retrace une multiplicité d'expériences du monstre, dans les sociétés européennes, mais également dans d'autres aires culturelles, soulignant confrontations et emprunts. De la république romaine jusqu'à nos jours, c'est sur la longue durée qu'elles invitent à explorer les imaginaires sociaux sur les traces du monstre, tout en soulignant l'actualité des questions qu'il pose à nos sociétés.
Outils d'intelligence collective et collaborative, mais aussi de contrôle, d'influence et de domination, les médias ont acquis une véritable dimension "géopolitique" ces dernières années. Domination des grands groupes industriels du Global media, traitement médiatique permanent des crises et des conflits, fake news et rôle des réseaux sociaux dans la sphère politique... le soft power médiatique est aujourd'hui incontournable pour comprendre les mutations et les évolutions contemporaines. Comment mesurer l'impact de la globalisation des médias sur la recomposition des interdépendances entre sociétés ? Quels sont les rapports entre mondialisation, rivalités de pouvoir et médias, révélant à la fois la prédominance américaine et les utilisations mises en oeuvre par les pays émergents ? Quel rôle les médias jouent-ils dans les relations internationales et les conflits, depuis leur exploitation dans le champ d'action militaire au XIXe siècle, aux nouvelles rivalités du cyberespace ? Telles sont les questions abordées par cet ouvrage.
Comment s'est formée la classe ouvrière en France ? Comment a évolué le travail industriel durant le XIXe et le XXe siècle ? Comment a-t-il influencé les groupes sociaux qui y ont participé ? Quelle était la part d'initiative et d'autonomie du monde ouvrier dans cette gigantesque transformation sociale qui a accompagné l'industrialisation ? Comment s'est réalisé le partage du pouvoir, dans l'usine et dans l'atelier ? A quel rythme et selon quelles modalités une culture ouvrière s'est-elle construite ...Telles sont, parmi d'autres, les questions que tente de cerner cet ouvrage. L'auteur insiste sur la diversité des origines de la classe ouvrière : le travail industriel des campagnes, l'univers du petit artisanat urbain, celui de l'usine textile. L'hétérogénéité du monde ouvrier français, avant que la grande usine, puis la rationalisation et le fordisme viennent renforcer sa cohérence, apparaît ainsi comme un trait essentiel de l'histoire du XIXe siècle. L'ouvrage propose une lecture ouvrière intégrée dans celle de l'industrialisation française. Il met particulièrement l'accent sur le travail industriel, ses pratiques concrètes, la diversité des marchés du travail, les cultures ouvrières qui les accompagnent et les comportements politiques. Il souligne à la fois la lenteur des rythmes de formation d'une classe ouvrière moderne et les ruptures sociales liées à la dynamique économique propre au capitalisme français.Alain Dewerpe est directeur d'études à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales (histoire sociale comparée de l'industrialisation). Il a publié notamment L'industrie aux champs. Essai sur la proto-industrialisation en Italie septentrionale (1800-1880), École française de Rome, 1985 et, avec Yves Gaulupeau, La Fabrique des prolétaires. Les ouvriers de la manufacture d'Oberkampf à Jouy-en-Josas (1760-1815), Presses de l'École normale supérieure, 1990. Les trois sources de la classe ouvrière (du début du XIXe siècle aux années 1880). La question sociale. Usines et prolétaires (des années 1880 à la veille de la Première Guerre mondiale). Rationalisations (de la Première Guerre mondiale aux années 1950).
Pratique centrale des études littéraires, et épreuve redoutée des examens et concours, l'explication de texte demande à la fois souplesse et rigueur, tout en obéissant à une méthodologie stricte. Cet ouvrage présente d'abord les différents champs de connaissances qu'elle met en jeu : - l'histoire du commentaire de texte, qui remonte autant à la Grèce ancienne qu'à la culture biblique ; - les présupposés et contraintes de la démarche, qui propose l'éclairage linéaire d'un texte court ; - les différentes approches du fait littéraire, centrées sur l'auteur, le lecteur, le texte lui-même ou ce qu'il dit du monde ; - les différentes sciences de l'analyse textuelle : linguistique, stylistique, rhétorique, poétique. Après les nécessaires conseils de méthode, ce livre présente sept explications complètes de textes allant du XVIe au XXe siècles, et couvrant tous les genres littéraires. Alliant ainsi la théorie et la pratique, cet ouvrage est l'outil indispensable de l'étudiant en Lettres.
Conçu dès l’origine comme un cours à l’usage des maîtres de tous ordres de l’enseignement, cet ouvrage est resté profondément novateur dans sa démarche. L’orthographe est importante mais elle demeure une des faces de la langue : elle ne peut en être séparée. Il s’agit de changer les mentalités en modifiant la conception élitiste, maximaliste et dogmatique associée à la maîtrise de l’orthographe.Après une introduction théorique générale, la première partie de ce cours traite des phonogrammes, c’est-à-dire de la partie prononcée de notre orthographe avec l’association systématique du phonème, de l’archigraphème et des graphèmes correspondants. La seconde partie traite des principaux morphogrammes, des logogrammes et des lettres en marge du système. Chaque chapitre est suivi d’applications et de modèles d’exercices.