Qui a peur de la littérature ? Benjamin, Blanchot, Celan, Celan-Lestrange, Cohen, Derrida, Duras, Gi
Cahen Didier
KIME
28,40 €
Épuisé
EAN :9782841742523
Ce livre offre un parcours en compagnie d'écrivains, philosophes ou poètes, parmi les plus marquants des trente dernières années. Ses cinq parties indiquent le sens de la recherche ; partant du " livre en main " pour remonter aux sources, parlant de ceux qu'il aime, l'ouvrage se veut d'abord le livre d'un lecteur. De Maurice Blanchot à Marguerite Duras, d'Edmond Jabès à Paul Celan, de Jacques Derrida à Walter Benjamin, ou bien encore Marcel Cohen, Roger Laporte, Gisèle Celan-Lestrange, Roger Giroux, les ?uvres traversées questionnent résolument la singulière aventure de la création. On y suivra, comme un fil rouge, l'idée première du livre : écrire c'est mettre sa vie en jeu, c'est écrire, pour la vivre, cette vie qui laisse la vie devant elle et la mort derrière soi. Vérités de l'auteur, vertige de l'écriture... Qui a peur de la littérature ? Question, certes, posée à la littérature, elle suit d'abord l'ombre portée d'un manifeste : vive la littérature quand elle est libre de tout dire, tout faire ! Vive la littérature quand l'imagination laisse place à la recherche patiente et inspirée du livre, pour devancer le possible, répondre de l'impossible.
Nombre de pages
318
Date de parution
11/10/2001
Poids
400g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782841742523
Titre
Qui a peur de la littérature ? Benjamin, Blanchot, Celan, Celan-Lestrange, Cohen, Derrida, Duras, Gi
Auteur
Cahen Didier
Editeur
KIME
Largeur
145
Poids
400
Date de parution
20011011
Nombre de pages
318,00 €
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Ce livre offre un parcours en compagnie d'écrivains, philosophes et poètes, parmi les plus marquants de la deuxième moitié du XXe siècle. Son point de départ est une question qui porte sur l'essence même de la littérature : que signifie aimer avec passion une oeuvre et l'homme qui est " derrière " ?... Comment vit-on avec ? Et qu'y trouve-t-on pour vivre avec soi même, apprendre à vivre ainsi ? Il s'agit donc d'un livre écrit à la première personne par un auteur qui aura eu la chance de croiser le chemin de quelques grandes figures de la pensée française contemporaine : Edmond Jabès, Jacques Derrida et André du Bouchet, Maurice Blanchot de façon plus lointaine. On y trouvera pourtant une volonté clairement pédagogique. Didier Cahen reprend et étudie les énoncés multiples de ces créateurs de la postmodernité sur l'articulation de la pensée et de la littérature ou sur l'espace commun de la philosophie et de la poésie. Dans la foulée, il aborde des questions plus ouvertes, qui touchent à l'intuition de l'autre, au non-savoir qu'explore la face cachée de la littérature. Comme le démontrent les oeuvres singulières de Roger Laporte et de Marcel Cohen, écrire c'est mettre sa vie en jeu, se fier à ce qui vient, suivre l'ordre de l'Autre... en se jouant de l'être. Indiscipline au coeur des disciplines, cet exercice de la littérature traverse ainsi les genres, engage son écriture au-delà des lignes du livre, délivre le message qui se lit à livre ouvert.
TRANS/POESIE : sous ce titre, Didier Cahen a publié dans le Monde des livres, entre 2012 et 2020, des chroniques mensuelles consacrées à la poésie. En huit ans, 81 chroniques, 243 recueils présentés témoignent de la qualité et de la diversité de la création poétique d'une décennie. Chaque chronique comporte un poème de 9 vers écrit en choisissant 3 vers dans 3 livres récemment parus qui font l'objet d'une notice de présentation. Le présent livre retrace cette belle aventure en l'adaptant à un nouveau format. Au-delà du panorama et de son éclectisme - diversité des langues, des nationalités, des époques, des sexes, des genres et des éditeurs - l'ensemble constitue une anthologie cohérente, "résonnante", qui peut se lire comme un tout nouveau recueil d'une grande originalité.
Résumé : Ouvrir le livre. Habiller le silence. Ici et là, s'habituer au vent qui passe. Articuler les mots et raccourcir les phrases pour mieux se concentrer sur l'essentiel : les yeux de l'enfance, l'ombre portée, le peu de nom des choses... Tenir parole, nourrir la prose du monde. Poursuivre le jour même... Poursuivre, comme je suis... Ces lignes retracent le sens de l'aventure que nous propose le livre. Privilégiant ici la force elliptique du poème, on soulignera le souci de l'auteur de couper court au bavardage, de renoncer avec les mots. On retiendra, alors, ce frêle message d'espoir, qu'exprime dans son langage l'infinitif du verbe : " Ouvrir le livre, l'écrire. Atteindre le point de non-retour, cette pointe du temps où nous voyons le jour. "
Le numéro 16 de la revue Incidence est organisé autour d'un essai de Carlo Ginzburg qui touche au coeur ignoré de la plus brûlante actualité, dans le monde globalisé qui est le nôtre, celle qui voit se déchaîner des conflits entre les cultures, les genres, les religions... : "Nos mots et les leurs. Une réflexion sur le métier d'historien, aujourd'hui" . Que peut apporter la réflexion d'un historien sur la démarche qui permettrait de tenter de comprendre l'autre, celui qui est en face ? Carlo Ginzburg, à partir de son métier, préconise une attitude critique et détachée qui exige de prendre en compte deux niveaux, non seulement celui de la parole de ceux qui se font entendre à travers les traces laissées par l'Histoire, mais aussi celui de l'observateur lui-même impliqué dans sa recherche avec ses propres mots, et les façons de penser qu'il partage avec ses contemporains. L'historien part donc de ses propres questions, inévitablement anachroniques, pour chercher des réponses, mais ces réponses modifient elles-mêmes les questions, de sorte que, dans un jeu dynamique d'allers et retours, s'affine peu à peu la possibilité de parvenir à l'interprétation des sources en reconstruisant les modes de pensée des individus et des sociétés des époques analysées, si différentes des nôtres. Mais il précise bien que cela reste une interprétation, c'est à dire que même parvenu à restituer les réponses apportées par les documents, il doit garder à l'esprit qu'il y a toujours un travail de traduction. Il est donc important de maintenir la tension entre les questions et les réponses, nos mots et les leurs. Ce que l'historien a élaboré pour tenter de penser le passé peut servir de modèle pour aider à franchir les distances qui séparent aujourd'hui les genres, les cultures, les nations etc. au niveau mondial. Carlo Ginzburg dans le déroulement de ce fil réflexif ne cesse de rayonner vers les autres sciences humaines, s'enrichissant de cette ouverture constante aux disciplines elles aussi confrontées aux nécessités de l'enquête et de l'interprétation : la linguistique et l'anthropologie qu'il donne en exemple de cette rigueur méthodologique, mais aussi la philologie et la littérature. La revue Incidence réunit ici des chercheurs de grande compétence, de sciences humaines, et de critique littéraire, pour dialoguer avec lui à partir des problèmes auxquels ils sont confrontés dans leur propre domaine d'étude.