Les Carnets de la marionnette constituent une nouvelle collection d'ouvrages sur le théâtre de marionnettes. Ce deuxième volume, dirigé par Evelyne Lecucq, est consacré à la pédagogie et à la formation. Il fait le point sur la transmission de l'art de la marionnette dans l'hexagone. La formation initiale des futurs marionnettistes: ESNAM, école du Théâtre aux Mains nues. La marionnette dans la formation des jeunes acteurs à l'ERAC et au TNS. La formation des artistes en exercice: expériences de compagnonnage, initiations aux nouvelles technologies et autres médias. La marionnette dans l'Education nationale, de l'école primaire à l'université. Ce tour d'horizon national est complété par des échos de l'étranger: la pédagogie en Allemagne, en Espagne et au Québec, des témoignages de projets menés dans les territoires palestiniens et en Afrique francophone. En mêlant récits d'expériences et réflexions de praticiens, Pédagogie et Formation initie ainsi un dialogue à poursuivre de bien des manières. Comme chaque volume de la collection, il est accompagné d'un texte pour marionnettes; ici Les Gens légers de Jean Cagnard. "Ça raconte ça, ce voyage qui a conduit six millions de gens à perdre ce qui les composait pour devenir ce qu'on leur demandait, une fumée noire. Pour cela, il fallut s'alléger, de poids, d'esprit, prendre la prouesse de l'oubli au centre de soi, apprendre sans peau et sans frontière.". Avec les contributions de: Marthe Adam, Luc Amoros, Sylvie Baillon, Joan Baixas, Georges Banu, Isabelle Bertola, Lucile Bodson, Stéphane Braunschweig, Grégoire Callies, Christian Chabaud, Michelle Gauraz, Raymond Godefroy, François Guizerix, Werner Knoedgen, Jean-Claude Lallias, François Lazaro, Alain Lecucq, Pascal Mesnier, Gilbert Meyer, Joëlle Noguès, Sylvie Osman, Alain Recoing, Arnaud Rykner, Massimo Schuster, Jacques Templeraud.
Nombre de pages
204
Date de parution
09/09/2004
Poids
412g
Largeur
169mm
Plus d'informations
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EAN
9782842601607
Titre
Pédagogie et formation
Auteur
Cagnard Jean ; Lecucq Evelyne
Editeur
THEATRALES
Largeur
169
Poids
412
Date de parution
20040909
Nombre de pages
204,00 €
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Précair vient de perdre son travail. C'est banal aujourd'hui. Ce qui l'est moins, c'est qu'il en perd un bras, puis les deux. Sa femme le quitte alors, car "elle ne peut pas vivre avec quelqu'un qu'elle a envie de brûler". Sa lente décomposition se poursuit par la perte de ses jambes, puis de sa tête. Il subit les assauts railleurs de son entourage et du quidam de la rue. Heureusement, le marchand de membres et un chien qui lui donnera sa tête lui rendront sa dignité, son humanité. La parabole de la précarité du monde du travail est centrale, mais Jean Cagnard la dépasse par la poésie du propos. Cette fable loufoque et humaniste est servie par une écriture onirique, tendre et pleine d'humour.
Vous ne saviez pas que le voyage du lever du jour à la tombée de la nuit s'effectue en traversant six pays, du pays Paupières au pays Plongeoir? Que nous avons six paupières à ouvrir les unes après les autres pour que la journée se déroule sans encombre? Qu'un homme est chargé d'agrandir le ciel avant que l'oiseau soir ne vienne se poser? Jean Cagnard invite les tout-petits et les plus grands à la plus poétique et onirique des balades. Truffée d'humour, d'images folles, cette route des six ciels nous plonge avec délices dans les surprises du quotidien.
Certains rumineraient. D'autres s'en moqueraient. Ce fils-là ne se satisfait pas du silence du père ni de sa défense par la mère. Il abandonne donc femme, enfants, travail, pour se planter dans le jardin. Et ne souhaite en bouger qu'après avoir parlé au paternel. En vain. Alors il prend racine, s'immobilise pour devenir menhir et prendre feu enfin. Jean Cagnard poursuit son chemin dans le social et l'intime, le surréalisme et le parabolique. C'est une tragédie familiale qui se joue avec une violence induite et, en contrepoint, la précarité, les délocalisations et les luttes révélées par un symbolisme onirique puissant mais ancré dans la réalité. Cette calcification puis cet embrasement sont autant d'images d'un homme en dehors de son corps, poussé par une double barbarie: le refus d'un père et l'inaptitude à un monde déshumanisé. Poésie et politique, pour un texte rare.
Jérôme Laronze, paysan éleveur, résistant aux injonctions de traçage sanitaire de ses bêtes au nom d'une agriculture humaine, est abattu par un gendarme au neuvième jour de sa cavale. En neuf mouvements comme neuf étapes d'un oratorio imprécatoire, sa soeur prend la parole et, dans un souffle, érige telle Antigone un monument à ce frère dont elle dénonce la mort. Les Deux sont des soeurs, la grande et la petite, coincées dans leur village désindustrialisé, vouées à un destin de victimes par un déterminisme social contre lequel seule la petite semble décidée à se battre. Par de courtes scènes aux dialogues épurés et saillants comme des uppercuts, l'auteur plonge dans cette France périphérique oubliée. Avec ces deux textes très différents, Guillaume Cayet poursuit sa recherche d'un théâtre de résistance. Il offre une partition quasi musicale pour une actrice, mais aussi une large distribution pour des troupes. Un théâtre à lire et à jouer pour rester debout.