L'écran bleu. La représentation des ouvriers dans le cinéma français, Edition revue et augmentée
Cadé Michel
PU PERPIGNAN
25,00 €
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EAN :9782914518413
Moins de 200 films en un peu plus d'un siècle, 134 pour la période du cinéma parlant, la silhouette ouvrière n'est pas très fréquente dans le cinéma français. Cet ouvrage est né d'un choc : le retour en force des ouvriers à l'écran dans les années 90. En même temps que l'on annonçait partout la mort programmée de la classe ouvrière dans la vie réelle, voilà que, sous les traits de Dominique Blanc, d'Ariane Ascaride ou Elodie Bouchez, les ouvrières crevaient l'écran. Ce décalage entre un discours généralement admis et la vigueur d'une représentation cinématographique a été une invitation à interroger sur la longue durée l'identité d'une représentation, à en traquer les constances et à en marquer les ruptures. Enraciné dans la conviction que le cinéma interpelle l'historien des sociétés et informe l'histoire, cet ouvrage a pour principale ambition d'offrir au lecteur quelques clés pour mieux comprendre une France où, réelle ou mythifiée, la classe ouvrière fut au cœur de la vie politique. La vérité de Clio est parfois de l'autre côté du miroir.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
302
Date de parution
02/11/2005
Poids
428g
Largeur
132mm
Plus d'informations
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EAN
9782914518413
Titre
L'écran bleu. La représentation des ouvriers dans le cinéma français, Edition revue et augmentée
Auteur
Cadé Michel
Editeur
PU PERPIGNAN
Largeur
132
Poids
428
Date de parution
20051102
Nombre de pages
302,00 €
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Moins de 150 films en un peu plus d'un siècle, 107 pour la période du cinéma parlant, la silhouette ouvrière n'est pas très fréquente dans le cinéma français. C'est sur ce corpus, limité mais suffisant, que s'appuie le présent ouvrage. Inscrit dans le mouvement d'analyse des rapports entre cinéma et histoire lancé en France par Marc Ferro puis Pierre Sorlin, il est né d'un choc : le retour en force des ouvriers à l'écran dans les années 90. En même temps que l'on annonçait partout la mort programmée de la classe ouvrière dans la vie réelle, voilà que, sous les traits de Dominique Blanc, d'Ariane Ascaride, d'Elodie Bouchez ou d'Emilie Dequenne, les ouvrières crevaient l'écran. Ce décalage entre un discours généralement admis et la vigueur d'une représentation cinématographique, se refusant à figer l'ouvrier dans l'icône en casquette d'un Jean Gabin ou d'un Raymond Bussières, a été une invitation à interroger sur la longue durée l'identité d'une représentation, à en traquer les constances et à en marquer les ruptures. Enraciné dans la conviction que le cinéma interpelle l'historien des sociétés et informe l'histoire, cet ouvrage, en s'attachant à décrypter la représentation de l'ouvrier dans le cinéma français, a pour principale ambition d'offrir au lecteur quelques clés pour mieux comprendre la France du siècle qui s'achève, une France où, réelle ou mythifiée, la classe ouvrière fut au cœur de la vie politique. La vérité de Clio est parfois de l'autre côté du miroir.
Les textes rassemblés ici émanent d'amis, de collègues et d'anciens étudiants de Jean Sagnes. Celui-ci, historien du mouvement ouvrier, du politique et, last but not least, de la vigne et du vin, parce qu'il a dans ses travaux manié tous les angles d'approche, utilisant tour à tour l'analyse économique et politique, l'arsenal de la statistique comme celui de l'analyse des représentations, nous a paru devoir être salué par le même mouvement de l'unité dans la diversité. Ainsi, cet ouvrage se compose-t-il de quatre parties, exploration de quelques grands domaines, quelques grands champs de histoire dont Jean Sagnes a su faire son miel : champs théorique et historiographique ; histoire des champs, histoire économique ; champ politique ; champ des représentations. Nul doute que le lecteur ne trouve à la croisée de ces champs divers de quoi construire son propre itinéraire de lecture.
Celte publication reprend les communications du colloque "Images de guerre, guerre des images, paix en images", organisé, au sein du 134e Congrès du CTHS (Comité des Travaux Historiques et Scientifiques) de mai 2011, par le CRHiSM (Centre de Recherches Historiques sur les Sociétés Méditerranéennes). Son objectif était d'analyser les images produites à l'occasion des conflits, civils comme internationaux, et, autre face du même, celles qui sont créées lors des moments de paix, tant dans un but d'affirmation des sociétés sortant d'un conflit que franchement pacifistes. Sous le signe de Janus donc, sont convoquées les images de toutes périodes, de tout pays et de tous types, sculptures, ensembles architecturaux, vitraux, peintures, gravures, photographies, films, émissions de télévision, jeux vidéo. Regroupant des auteurs divers, chercheurs confirmés, jeunes docteurs et doctorants, cet ouvrage se caractérise par une dynamique parfois iconoclaste, bousculant les certitudes, faisant de tout "objet d'art", du plus sacré au plus trivial, un moyen de compréhension de l'histoire pas simplement comme récit mais comme analyse du regard porté par les hommes sur leur temps, du regard de l'autre. Il s'inscrit clairement dans une histoire des représentations qui entend transcender, sans croire réinventer Clio, les frontières arbitraires qui parfois séparent histoire et histoire de l'art.