La pertinence du concept d'autonomie réciproque chez Jean-François Malherbe. Pour une approche dialo
Bwanga Mabundi eric
L'HARMATTAN
28,01 €
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EAN :9782140284083
Les questions bioéthiques ne cessent d'alimenter les quotidiens des citoyens car la nouveauté apportée par la technoscience biomédicale amène des clivages et des tendances différentes. L'euthanasie, l'aide médicale à mourir, la procréation médicalement assistée qui s'ouvre aux femmes seules et en couple sont désormais des pratiques admises dans la législation de certains pays. Pour plusieurs critiques, ces pratiques restent suspectes aux plans éthiques. Ces questions bioéthiques demeurent perplexes et permettent de réfléchir sur la problématique de la prise de décision en éthique clinique, la relation entre médecin et patient... Quelle pratique et quel geste médical accepter aux plans éthique et religieux. Ce livre tente de répondre aux défis actuels provoqués dans le débat bioéthique et souligne la nécessité de promouvoir un cadre dialogique. Il invite les différentes tendances bioéthiques à examiner avec ouverture d'esprit le défi que pose une médecine techniciste et matérialiste. Il montre qu'une relation dialogique est possible en identifiant les enjeux anthropologiques, historiques, éthiques et théologiques qui favorisent et assurent la possibilité d'assumer un paradigme relationnel. Ce livre propose une formulation particulière de la bioéthique qui s'exprime de façon à être accessible à tous dans un contexte pluraliste et interculturel.
Nombre de pages
274
Date de parution
24/03/2023
Poids
436g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782140284083
Titre
La pertinence du concept d'autonomie réciproque chez Jean-François Malherbe. Pour une approche dialo
Auteur
Bwanga Mabundi eric
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
436
Date de parution
20230324
Nombre de pages
274,00 €
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Mon retour inespéré, mais furtif, dans le pays qui m'a vu naître, a été désarçonnant à plusieurs égards. Le long exil volontaire m'a, hélas, fait perdre tous mes repères spatiaux et temporels. L'unique solution qui me restait était alors de me réfugier dans mes souvenirs d'enfance et d'adolescence, pour me donner une certaine assurance et chasser les vieux démons qui me hantent, le vague à l'âme et le désespoir m'enserrant dans leurs griffes. Le délice que m'ont procuré les souvenirs des plus beaux jours de ma vie n'était - hélas ! - qu'éphémère, car la dure réalité que traverse le Congo, ce géant aux pieds d'argile courbant l'échine sous la férule étrangère, m'étouffe : six millions de Congolais fauchés, en sus du pillage des ressources naturelles, et ce, dans l'impunité totale née de la mauvaise conscience internationale consécutive au génocide tutsi rwandais de 1994. Un réveil des consciences dans le monde factice de l'imaginaire a pourtant suffi à me redonner espoir, car le Congo est enfin sorti de sa torpeur pour se mettre debout, les reins cambrés d'un air de bravade afin de passer de la résistance à l'offensive.
La problématique de l'existence d'une philosophie africaine a vu le jour dans un contexte historique bien particulier. Durant les siècles où il commerçait avec l'Afrique, l'Occident considérait les Africains à leur juste valeur. Dès que la soif de coloniser a vu le jour, les Africains sont devenus de simples sauvages et des primitifs, l'idéal de civilisation étant l'Angleterre du XIXe siècle. C'est dans ce contexte que le R.P. Placide Tempels émettra l'hypothèse de l'existence d'une philosophie bantoue, en 1945. L'abbé A. Kagame cherchera à confirmer ou infirmer cette hypothèse, dès 1955, avec sa thèse de doctorat intitulée "La philosophie bantu-rwandaise de l'être", puis, dix-sept ans plus tard, avec une étude complémentaire portant sur l'ensemble des zones bantu : La philosophie bantu comparée. Trente ans durant, l'oeuvre philosophique d'A. Kagame a été dépréciée et qualifiée d'ethnophilosophie, terme sous lequel on a cru dénoncer une présentation sommaire des mythes, des croyances et du langage africain, en vue de les muer en philosophie. L'auteur de cet essai, pour sa part, en suivant les arcanes de la pensée de Kagame et en s'inspirant de l'histoire générale de la philosophie du langage, démontre ici que l'oeuvre philosophique d'A. Kagame est bel et bien une philosophie du langage. Ainsi que le relève Nkombe Oleko dans sa préface, ce point de vue "éclaire cette oeuvre d'une lumière nouvelle" en redonnant toute son importance à l'élément linguistique, négligé jusqu'ici dans le travail d'Alexis Kagame aussi bien que dans les réflexions qui ont trait au processus du développement.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...