La période allant de la fin du XVe siècle au début du XIXe a été celle de la mise en relation d'espaces lointains, de l'accélération des transactions, de la transformation des pratiques et des réseaux du négoce, bref, de la première mondialisation des échanges. La dilatation de l'espace commercial et l'essor du négoce interculturel ont conduit les marchands à mobiliser, ajuster et élargir leurs compétences, notamment celles qui concernent les langues et les langages - considérés ici dans leur acception la plus large. Ce constat a souvent été dressé par les historiens du commerce qui n'ont cependant pas poussé plus avant leurs travaux dans une direction qui les éloignait de leurs études en cours. Ces recherches différées ont rarement été remises sur le métier ou seulement de manière périphérique à l'occasion de réflexions sur la formation des négociants ou des diplomates et sur la médiation interculturelle. Or, force est de reconnaître que dans le commerce international le maniement et la maîtrise de compétences langagières et linguistiques comptent parmi les éléments de la réussite. Cet ouvrage collectif, qui privilégie les espaces méditerranéen et européen, vise à comprendre comment ces compétences ont été acquises, pensées, utilisées et transmises non seulement par les marchands, mais aussi par ceux qui agissaient pour leur compte ou qui les accompagnaient.
Nombre de pages
276
Date de parution
31/01/2013
Poids
444g
Largeur
158mm
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EAN
9782853998635
Titre
Langues et langages du commerce en Méditerranée et en Europe à l'époque moderne
ST-TROPEZ, "pittoresque port de pêche", "aimable port de cabotage". Sain Trop', "fille de la mer" et station balnéaire internationale... Les clichés et les réalités sont connus qui écrasent un passé maritime réduit aux labels de cité "corsaire" ou "du bailli". Pourtant Saint-Tropez, petit port d'un complexe portuaire centré sur Marseille a connu de la fin du XVIIe siècle au début du siècle, un temps de croissance de l'espace urbain et de la population en réponse au dynamisme de la vie maritime. Plus de la moitié de la population active masculine est alors composée de marins soumis au service des classes sur les vaisseaux du roi. A côté d'une petite pêche côtière aux techniques traditionnelles qui ne mobilise qu'un nombre réduit de travailleurs, des fermiers exploitent des pêcheries fixes ou madragues pour la capture des thons, source de revenus et objets de longs conflits. Toutefois Saint-Tropez est avant tout un port d'armement qui dispose d'une flotte marchande importante - la troisième en nombre et en tonnage de la France méditerranéenne au XVIIIe siècle -, variée et en constant renouvellement, issue de chantier locaux ou voisins. Ces bâtiments de mer sont mis au service d'un petit cabotage pour approvisionner la cité relativement isolée et distribuer les ressources de terroirs voisins (bois. vin, châtaignes, liège). Les navettes, lignes et circuits établis entre le Languedoc, la Provence, la rivière génoise et la Toscane dessinent les contours de cet espace marchand et rendent compte d'un grouillement le long des rives méditerranéennes. Cependant, si le cabotage de proximité anime le mouvement portuaire, les expéditions vers le Levant demeurent fondamentales. La caravane maritime, forme de tramping dans le bassin oriental de la Méditerranée et vers l'Afrique du nord donne les impulsions majeures à la vie de la cité, jusqu'à définir le XVIIIe siècle tropézien. Dans ce type de navigation. où se mêlent transport et négoce, les capitaines colporteurs ou "vagabonds des mers" à l'instar du modèle génois. sont les pivots d'entreprises originales. Ces capitaines aventuriers. qui pratiquent la cueillette dans les eaux ottomanes sont au coeur d'organisations marchandes qui apporter aux sociétés des petits ports d'armement la flexibilité indispensable pour se glisser dans les interstices laissés libres par Marseille. Le cas de Saint-Tropez tend à montre combien un petit port peut être un observatoire et le miroir des mutations des sociétés littorales et des économies maritimes considérées sur le temps long.
Course et piraterie : statuts et navires 01. Le Roi, le corsaire et la loi 02. Portrait d'une victime : la " nave " de commerce méditerranéenne du XVIe s. 03. Impact de la course au Maroc sur l'architecture navale et l'établissement des traités, XVe- XIXe siècle 04. L'utilisation du chebec dans la course méditerranéenne dans la première moitié du XIXe siècle. Mythe ou réalité ... Les Provençaux, la course, et la piraterie 05. " E per que sias avisas... ". Craintes et alarmes sur les côtes de Provence (XIVe-XVIIIe siècles) 06. Equipages corsaires de Toulon pendant la guerre d'Indépendance d'Amérique 07. Corsaires improvisés ou l'affaire Cuzin, La Ciotat, 27 prairial an VII Portraits de corsaires et de forbans de la Croix et du Croissant 08. Mutations des courses marseillaise et toulonnaise en 1709 et 1710 à travers l'exemple de Jacques Cassard 09. Hippolyte Bouchard : corsaire ou pirate ... 10. Corsaires du XVIe au XVIIIe siècle vus par les Français établis au Levant 11. La course et la foi. Malte, île corsaire aux XVIe et XVIIeesiècles 12. Les Marocains et la course aux XVIIe e et XVIIIe siècle Les derniers feux de la course ... 13. La course en Méditerranée sous l'Empire : premiers éléments statistiques 14. Entre fortune de mer et hasards terrestres : la course française à Alméria 15. Corsaires et pirates dans les guerres civiles et d'indépendance au début du XIXe siècle en Méditerranée : l'Espagne et la Grèce 16. La Jeune Ecole et la guerre de course. Les croiseurs corsaires à la fin du XIXe siècle 17. Piraterie et terrorisme contemporains
Cet ouvrage explore comment l'art actuel, plus spécifiquement vidéo, permet d'interroger le rapport entre corps et images. La partie I décline les modalités d'influence de l'image et permet de remarquer que l'humain actuel est peuplé d'images. La partie II met en regard corps sensible et corps représenté à travers les traces fluctuantes du référent dans la représentation vidéo afin d'explorer le corps rêvé. La partie III montre le jeu entre la liaison et la déliaison du corps représenté avec le décor.