Avant la révolution des transports, l'apparition de nouveaux moyens de communication et la mise en place des premiers réseaux logistiques d'approvisionnement et de distribution des marchandises au cours du XIXe siècle, les chaînes de collecte, de circulation et de vente des matières premières et des produits manufacturés étaient d'une grande diversité, le plus souvent segmentées et composées d'une succession d'acteurs aux statuts et aux rôles variés. Selon les cas, elles se trouvaient caractérisées par une plasticité et une instabilité permanente ou, inversement, accrochées à des traditions et des pratiques validées par le temps, des cadres juridiques contraignants ou la force d'appartenances communautaires. Le but de cet ouvrage est de porter un éclairage sur ces chaînes et ces maillons du commerce des économies et des sociétés préindustrielles, afin d'approcher leurs natures, d'examiner leurs types de fonctionnement et de saisir leurs évolutions. Cerner, dans les échanges, ce qui se joue entre la production et la consommation, c'est essayer de comprendre comment le commerce s'organise avec ses besoins humains, matériels ou juridiques et ses objectifs économiques en termes d'achat, de transport et de vente de marchandises.
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Nombre de pages
300
Date de parution
28/02/2023
Poids
500g
Largeur
159mm
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EAN
9791032004258
Titre
Chaînes et maillons du commerce. XVIe-XIXe siècle
Auteur
Buti Gilbert ; Montenach Anne ; Raveux Olivier
Editeur
PU PROVENCE
Largeur
159
Poids
500
Date de parution
20230228
Nombre de pages
300,00 €
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Evoquer la course et la piraterie conduit aussitôt notre imaginaire à voguer vers de lointaines et exotiques contrées, des Caraïbes à la mer de Chine, en négligeant la Méditerranée familière qui a pourtant été aussi un des berceaux du brigandage maritime. Aussi vieilles que l'histoire et souvent confondues, course et piraterie connaissent une vitalité nouvelle en Méditerranée dès la fin du XVe siècle. Débordant sur le proche Atlantique et se prolongeant sous différentes formes jusqu'au XXIe siècle, ces pratiques demeurent un domaine sensible de l'histoire ainsi que le suggère pour les nommer l'emploi des termes course, guerre de course, piraterie, corso ou djihad maritime. La course, les corsaires et les forbans - ces hors-la-loi des mers - ont donné lieu à des recherches nombreuses et approfondies depuis le milieu du XXe siècle. A la suite des travaux pionniers de Michel Mollat du Jourdin, un des pères de l'histoire maritime en France, et notamment depuis la tenue du XIIIe Colloque international de San Francisco (Course et piraterie, 1975), les études se sont multipliées autour de ces questions. Cependant, de nombreux champs restent à explorer et des pistes à défricher au-delà du cliquetis des sabres d'abordage. Tel a été un des objectifs de cette rencontre scientifique, tenue à Toulon sous le patronage de la Société française d'Histoire maritime présidée par l'Amiral Jacques Chatelle, sans prétendre à l'exhaustivité, moins encore à une synthèse. Des études de cas, autour d'événements et de personnages emblématiques, et une traversée de la Méditerranée sur la longue durée, permettent d'approcher une thématique qui reste complexe et ne peut se limiter à des réponses simples, sinon simplistes et définitives.
ST-TROPEZ, "pittoresque port de pêche", "aimable port de cabotage". Sain Trop', "fille de la mer" et station balnéaire internationale... Les clichés et les réalités sont connus qui écrasent un passé maritime réduit aux labels de cité "corsaire" ou "du bailli". Pourtant Saint-Tropez, petit port d'un complexe portuaire centré sur Marseille a connu de la fin du XVIIe siècle au début du siècle, un temps de croissance de l'espace urbain et de la population en réponse au dynamisme de la vie maritime. Plus de la moitié de la population active masculine est alors composée de marins soumis au service des classes sur les vaisseaux du roi. A côté d'une petite pêche côtière aux techniques traditionnelles qui ne mobilise qu'un nombre réduit de travailleurs, des fermiers exploitent des pêcheries fixes ou madragues pour la capture des thons, source de revenus et objets de longs conflits. Toutefois Saint-Tropez est avant tout un port d'armement qui dispose d'une flotte marchande importante - la troisième en nombre et en tonnage de la France méditerranéenne au XVIIIe siècle -, variée et en constant renouvellement, issue de chantier locaux ou voisins. Ces bâtiments de mer sont mis au service d'un petit cabotage pour approvisionner la cité relativement isolée et distribuer les ressources de terroirs voisins (bois. vin, châtaignes, liège). Les navettes, lignes et circuits établis entre le Languedoc, la Provence, la rivière génoise et la Toscane dessinent les contours de cet espace marchand et rendent compte d'un grouillement le long des rives méditerranéennes. Cependant, si le cabotage de proximité anime le mouvement portuaire, les expéditions vers le Levant demeurent fondamentales. La caravane maritime, forme de tramping dans le bassin oriental de la Méditerranée et vers l'Afrique du nord donne les impulsions majeures à la vie de la cité, jusqu'à définir le XVIIIe siècle tropézien. Dans ce type de navigation. où se mêlent transport et négoce, les capitaines colporteurs ou "vagabonds des mers" à l'instar du modèle génois. sont les pivots d'entreprises originales. Ces capitaines aventuriers. qui pratiquent la cueillette dans les eaux ottomanes sont au coeur d'organisations marchandes qui apporter aux sociétés des petits ports d'armement la flexibilité indispensable pour se glisser dans les interstices laissés libres par Marseille. Le cas de Saint-Tropez tend à montre combien un petit port peut être un observatoire et le miroir des mutations des sociétés littorales et des économies maritimes considérées sur le temps long.
Des astrophysiciens et des spécialistes d'art éclairent la relation entre les images de l'Espace et les arts en analysant des oeuvres et en dialoguant avec des artistes. Depuis le début du XXIe ? siècle, les nouvelles méthodes d'observation et de création d'images astronomiques, autant que leur réutilisation par le cinéma et les arts audiovisuels, renouvellent l'imaginaire collectif de l'Espace. Des images spectaculaires d'une extrême définition, prises par des télescopes spatiaux aux confins de l'Univers ou par des robots sur Mars, constituent une source d'inspiration pour de nombreux artistes. Au cinéma, la science-fiction est ainsi confrontée à de nouveaux défis sur les plans narratif et esthétique, tandis que des artistes issus d'autres pratiques audiovisuelles, dans leurs oeuvres interactives et immersives sur le thème de l'Univers, nous encouragent à le comprendre à travers une expérience vécue et à dépasser les limites de notre perception. Navigant entre imagerie scientifique et artistique d'une part et construction de l'imaginaire spatial d'autre part, les auteurs de cet ouvrage (artistes, chercheurs en astrophysique ou cinéma...) invitent le lecteur à un voyage dans l'? space du XXIe ? siècle en lui proposant des analyses de films et d'oeuvres d'art, ainsi que des entretiens avec des artistes. Cet ouvrage s'adresse à ceux que passionnent la science-fiction, la recherche dans les arts et les sciences, la muséographie contemporaine ou l'enseignement des sciences à travers l'art, mais aussi à un large public, curieux des enjeux scientifiques et artistiques du XXIe ? siècle autour des images astronomiques et de l'astrophysique.